Avril 12, 2017
Par Brèves du Desordre
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Grenoble : dégradations de grande ampleur sur le réseau de tramway

France3 Auvergne-Rhône-Alpes, 11/04/2017 à 18:20

De nombreuses dégradations ont été constatées dans la nuit de ce lundi à mardi sur le réseau du tramway grenoblois [lignes A, B, C et D]. Des messages à caractère anarchiste ou incitant à la fraude ont été tagués et de nombreux valideurs ont été mis hors-service.

Mais les vandales ont été plus loin en s’attaquant directement aux valideurs à quai, si bien que les usagers étaient dans l’incapacité de valider leur titre de transport sur une grande partie du réseau.

Environ la moitié des machines du réseau ont été mises hors service par un liquide corrosif injecté dans la bouche d’entrée (là où passe le titre de transport). Ce liquide injecté probablement à l’aide de seringues a attaqué les circuits imprimés des valideurs et en a mis un certain nombre hors-service.

L’opération commando a probablement été composée de plusieurs équipes à en juger par le nombre de valideurs dégradés, soit 185. L’expédition nocturne a en outre soigneusement évité les arrêts équipés de caméras de surveillance.

Des dégradations coûteuses pour la collectivité

Pas de bip de validation, donc un manque à gagner important pour la SEMITAG, l’exploitant du réseau, et pour la collectivité. Une journée d’exploitation rapporte environ 100 000 euros à l’exploitant. Pour le directeur de la SEMITAG, Philippe Chervy, il s’agit d’actes de “vandalisme organisé“.

Ces actes de délinquance ont nécessité l’intervention d’une trentaine d’hommes sur le terrain pour établir les opérations de maintenance et vérifier l’état des valideurs. Le remplacement et la remise en état d’une seule machine peut prendre jusqu’à 6 heures de travail d’après un technicien de l’exploitant.


Après les dégradations sur le réseau de tramway grenoblois, les appareils à nouveau opérationnels

France Bleu Isère, 12 avril 2017 à 9:06

De nombreuses dégradations ont été constatées sur le réseau de tramway de l’agglomération grenobloise dans la nuit de lundi 10 à mardi 11 avril : des vitres taguées à certains arrêts pour réclamer la gratuité des transports et un tiers des 450 appareils de validation endommagés.

Les vitres des arrêts taguées avec des slogans anarchistes pour réclamer la gratuité des transports, des appareils de validation hors-service. Ce sont ce qu’ont pu constater les usagers des lignes A, B, C et D ce mardi 11 janvier. “La société Semitag s’est empressée de porter plainte“, a indiqué son directeur général Philippe Chervy. Les valideurs et les distributeurs sont à nouveau opérationnels mercredi matin.

Toutes les lignes ont donc été touchées (à l’exception de la E), dans les secteurs de la MC2 à Grenoble, de Denis Papin à Échirolles, sur le campus de Saint-Martin-d’Hères, à Fontaine, Seyssinet, et dans les gares de Gières, et Échirolles. C’est une attaque coordonnée qui a probablement eu lieu entre 2 et 4 heures du matin quand le réseau est a l’arrêt : un tiers des 450 appareils de validation ont ainsi été endommagés, soit enroulés de cellophane ou de scotch, soit aspergés de liquide dans les fentes des appareils, 7 ont également été recouverts de peinture noire. Si ces actes n’ont pour l’heure pas été revendiqués, pour Philippe Chervy, “il ne s’agit pas un acte politique, mais de vandalisme“.




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