Octobre 11, 2021
Par Rapports De Force
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Face à l’attaque du syndicat italien, Maurizio Landini, a décidé de faire front : « Si quelqu’un veut nous intimider (…), il doit savoir que la CGIL et le mouvement des travailleurs sont ceux qui ont battu le fascisme, qui ont reconquis la démocratie », a tenu à rappeler le secrétaire général de la CGIL (principal syndicat italien) devant le siège dévasté de son syndicat.

En guise de réaction à l’attaque de ses locaux, ce samedi 9 octobre à Rome lors d’une manifestation anti passe sanitaire, la CGIL a d’ores et déjà annoncé la tenue d’une grande manifestation contre l’extrême droite le samedi 16 octobre. Il y sera exigé la « dissolution des forces politiques qui se réfèrent fascisme ». Les deux autres principales confédérations italiennes, l’UIL et la CISL, ont déjà rejoint cet appel.

La CGIL accuse en effet les dirigeants de Forza Nuova, organisation néo-fasciste italienne, d’être à l’origine de ces agissements car plusieurs de ses membres ont été aperçus dans des vidéos lors de l’attaque du syndicat. Deux dirigeants de l’organisation figurent en outre parmi les 12 personnes interpellées lors de l’attaque du syndicat italien : Giuliano Castellino, leader romain de Forza Nuova et Roberto Fiore, actuel secrétaire de l’organisation.

Les deux hommes sont tous deux connus des services de police. Le premier a déjà été condamné par le passé à cinq années de prison pour avoir agressé des journalistes, le second s’était réfugié au Royaume-Uni dans les années 1980, « après que la police eut trouvé des armes dans les locaux du groupuscule “Troisième position” dont il était l’un des fondateurs », rappelle le journal l’Humanité. Le président du Conseil des Ministres Italiens, Mario Draghi, a rencontré Maurizio Landini aujourd’hui pour lui témoigner son soutien.

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Source: Rapportsdeforce.fr