Mai 10, 2021
Par Lundi matin
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A partir du 29 juin, dans le cadre de la campagne des « Soulèvements de la terre », une série de blocages d’envergure se tiendront en Ile-de-France pour dénoncer l’impact écologique de l’industrie de la construction et du projet du Grand Paris.

Habitant-es des villes ou des campagnes, la bétonisation et l’artificialisation des sols nous impactent tou-tes. Les grands projets inutiles épuisent nos ressources, détruisent les sols en France comme dans le monde. Nous pouvons leur résister, reprendre le pouvoir et rendre visible les scandales écologiques, politiques et financiers qui se jouent depuis des dizaines d’années. 

Dans nos paysages comme dans nos imaginaires, le béton est désormais devenu la norme. 

L’industrie de la construction est à elle seule une catastrophe. À l’échelle mondiale, elle est responsable de 39% des émissions de CO2 [1]. En France, ce secteur est à la fois le premier consommateur de ressources naturelles minérales, le second émetteur de gaz à effet de serre, et le premier producteur de déchets.

Le Grand Paris, initié par Nicolas Sarkozy, illustre à l’échelle nationale la destruction massive dont l’artificialisation des sols est responsable. 22 millions de tonnes de terre excavées par an entraînent le ravage des dernières terres agricoles d’Île de France notamment à Gonesse, Saclay et Aubervilliers. 

Le Grand Paris veut construire à tout prix sous couvert du besoin en logement alors qu’on estime que 2,8 millions de logements sont vacants en France [2]. C’est aussi un projet ferroviaire absurde qui répond au nom de Grand Paris Express comprenant plus de 200km de nouvelles voies et 68 gares dont le but principal est d’améliorer la circulation entre les aéroports et Paris. L’argent public est avalé par les tractopelles avec la complicité de l’Etat et des élu.es.

Nous appelons au démantèlement des grands projets inutiles et au désarmement des infrastructures qui les soutiennent .

Au cœur de ce désastre, il y a l’extraction d’une matière première qui sert à fabriquer le béton : le sable. C’est la deuxième ressource la plus utilisée de la planète après l’eau. Alors que cette ressource s’épuise, le Grand Paris continue de creuser les sols, d’agrandir les carrières et de draguer les fonds de mer. Ce sont les paysages, les champs, les rivières, les plaines de l’Ile de France et des régions avoisinantes qui sont exploitées pour ce projet. Bien que situé en Ile de France, l’impact est national et notre réponse doit venir de toute la France.

Puisque personne n’est là pour arrêter la machine, nous l’arrêterons nous-même.

Le rythme des chantiers s’accélère sous l’impulsion des Jeux Olympiques 2024 et les protestations sont englouties par le bitume. Si nous voulons mettre un terme à cette fuite en avant, nous devons cesser d’attendre et réunir nos forces. Rejoignez « Grand Péril Express » pour une semaine d’actions radicales et d’ampleur, au coeur des ravages de l’industrie de la construction.

Page facebook de l’évènement : https://www.facebook.com/events/1604948619690869

Formulaire d’inscription : https://forms.organise.earth/index.php?r=survey%2Findex&sid=597264&newtest=Y&lang=fr&fbclid=IwAR1It6ycwcXJPpmz-pduwc4h8wBIKEdN5S1_tTXDnZPNocIqLiLvEfw4KoA





Source: Lundi.am