Après une petite pause de début d’année, le bistrot de la caisse revient aux affaires, mais avec une nouvelle forme. Rendez-vous le samedi 29 février pour le goûter de la caisse de solidarité.

2020 … le bistrot revient !

Désormais le bistrot tournera dans différents lieux pour des moments aux ambiances multiples, mais toujours contre la répression !

Nous vous invitons donc ce samedi 29 février de 14h à 18h pour un goûter en soutien à la caisse de solidarité.

Il y aura des crêpes, pleins de trucs à boire, et une projection est prévue à 16h. L’infokiosque sera bien garni et on sortira aussi le dernier numéro des brèves du bistrot.

Pour venir chiller avec nous, envoyez un mail à [email protected] et on vous enverra l’adresse.

A samedi !

La Caisse de Solidarité : c’est quoi ?

Se retrouver avec les flics sur le dos, menotté, la gueule par terre, en garde-à-vue. Puis finalement au tribunal avec une bonne amende ou quelques mois de prison. C’est une situation de plus en plus courante, qui touche de plus en plus de monde. Avec la multiplication des lois sur la sécurité, le moindre écart suffit et il en faut peu pour devenir illégal : plusieurs mois de prison ferme pour avoir participé aux manifestations émeutières d’octobre 2010, des amendes exorbitantes pour des contrôles d’identité qui finissent au poste pour « outrage et rébellion », pour de simples refus de prélèvements ADN, des mises en examen pour avoir participé à des occupations de fac…

Face à cela, généralement, il faut se démerder tout seul : trouver un avocat, élaborer une défense, payer des frais de justice, cantiner en prison. Parfois on est un peu soutenu par la famille ou des amis, par un syndicat. Parfois non. En tout cas ce n’est pas suffisant.

Face aux flics et à la justice, il devient nécessaire de s’organiser collectivement. S’organiser sur du long terme pour trouver de la thune et la mettre en commun, pour payer des frais de justice, pour trouver de bons avocats qui prennent le temps de s’occuper des affaires. S’organiser ensemble face à la répression, ce n’est pas aider charitablement les-autres-qui-en-ont-besoin, c’est se retrouver à partir de ce qu’on vit, se tenir concrètement et faire face ensemble aux flics, aux juges et aux matons.


Article publié le 27 Fév 2020 sur Rebellyon.info