Novembre 3, 2021
Par Attaque
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ABC Belarus / lundi 1er novembre 2021

Quelques semaines avant le procès pour l’affaire des partisans anarchistes, le juge de Gomel Alexei Anatolievich Hlyshchankov (hXXps://t.me/BlackBookGomel/266) a condamné Sergey Romanov à un an de prison, pour violation de sa surveillance judiciaire.

L’histoire commence après la libération de Sergey, en 2019 : les agents locaux du GUBOP [« Direction générale pour la lutte contre le crime organisé » de la police biélorusse, en réalité une police politique qui donne la chasse aux opposant.e.s ; NdAtt.] ont activement monté des dossiers administratifs contre cet activiste et ont essayé de le faire taire même avant les élections de 2020 [quand un grand mouvement d’opposition a pris les rues contre contre le dictateur Loukachenko ; NdAtt.]. Ils n’ont pas réussi, à cause de ses recours contre ces dossiers administrativfs, et en octobre 2020 Romanov a été placé en détention avec Dzmitry Rezanovich, Dzmitry Dubovsky et Igor Olinevich, dans le cadre de l’affaire des partisans anarchistes. Selon Sergey lui-même, son affaire a été traitée par l’agent du GUBOP Denis Aleksandrovich Yermoshkin (hXXps://t.me/karatelibelarusi/6905).

En particulier, au moins à une occasion, Yermoshkin a utilisé le travail de l’un de ses agents pour attirer Romanov dans un café vendant de l’alcool (l’anarchiste avait l’interdiction de se rendre dans des établissements qui vendent de l’alcool). Cela a été utilisé plus tard comme preuve de sa violation des conditions de la surveillance.

Le procès en lui-même a été une formalité, comme d’habitude, et le juge a imposé la peine demandée par le Procureur.

Dans sa déclaration finale, Sergey a constaté :
« Tout ce que j’ai dit ci-dessus démontre le parti pris du tribunal et de l’administration de la prison, dans le but de faire pression sur moi, leur discrimination envers mes opinions politiques, qui vont à l’encontre la politique officielle de l’État cannibale actuel. Où, en réalité, les droits de l’homme n’existent pas. Où les agences de répression sont autorisées à produire des faux, à tabasser, torturer et assassiner des citoyens sans avoir à rendre des comptes, parce que, comme l’a dit le dictateur, « parfois, il n’y a pas de temps pour les droits ». Cette pratique fasciste existe en Biélorussie depuis des décennies et son temps arrive à sa fin. Le temps de la liberté, du droit et de la justice viendra et ce processus ne sera pas arrêté. »

[…]

L’adresse pour lui écrire :
Romanov Sergey Aleksandrovich / Романову Сергею Александровичу
SIZO-3 / СИЗО-3
Knizhnaya Street, 1A / ул. Книжная, 1А
246003 Gomel / 246003, г. Гомель
(Biélorussie)




Source: Attaque.noblogs.org