Novembre 14, 2020
Par Le Poing
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Le rond-point a été occupé toute la journée ce samedi 14 novembre, pour marquer le deuxième anniversaire du soulèvement revendicatif.

« C’est sûr que ça ne va pas suffire à renverser la table, mais c’est une petite lumière dans toute cette obscurité qu’on traverse. Rester visibles, c’est essentiel ! » confiait un Gilet jaune montpelliérain ce samedi après-midi sur le rond-point de Prés d’Arènes. Lequel a été tenu sans interruption depuis le 17 novembre 2018 ; tout au moins au rythme de deux rendez-vous hebdomadaires en milieu d’après-midi les mardis et samedis.

A trois jours du deuxième anniversaire du soulèvement, un coup de pression a été mis ce samedi, au cours duquel plusieurs dizaines de Gilets jaunes se sont relayés sur les lieux, depuis 10 heures du matin jusque dans l’après-midi finissante. Le rassemblement était dûment déclaré en préfecture, et autorisé – car cela reste tout à fait possible dans le cadre du déconfinement, alors que l’idée contraire s’est répandue. Contrairement à samedi dernier, aucune intimidation policière n’a été constatée. Et parmi les très nombreux coups de klaxons chaleureux provenant des automobilistes, on aura même entendu trois ou quatre véhicules de police se joindre à ce concert (on évitera ici le débat à savoir s’il faut s’en réjouir…).

Outre goûter aux retrouvailles – un carburant politique essentiel par temps de paranoïas confinatoires – les présents se sont surtout consacrés à la distribution d’un tract qui actualise les enjeux revendicatifs en fonction du contexte de l’épidémie. En voici un extrait significatif : « Avec le premier confinement de ce printemps, tout le monde a vu à quel point ce gouvernement de La République en Marche arrière ne servait que les intérêts des puissants, que rien ne serait fait pour les services publics permettant de lutter contre l’épidémie ou d’en soulager les conséquences, en premier lieu la santé et l’éducation. Ce sont les grandes entreprises qui ont engrangé des dizaines de milliards d’euros d’aide. Avec le deuxième confinement aujourd’hui, ce sont les petits commerçants, les artisans, le secteur culturel qui sont pris à la gorge alors qu’Amazon engrange des milliards sur leur dos ».

Du côté de Prés d’Arènes, le mot d’ordre demeure : « Tous ensemble et en même temps, nous pouvons dégager ce gouvernement ! » Soit un énorme chantier pour reconstruire un rapport de forces.




Source: Lepoing.net