Le Mercredi 9 mars, vers 18h15, une dizaine de personnes se dirigent vers le Consulat de France depuis la Place de Neuve. Au milieu du parc des Bastions, une voiture de la BRIC (Brigade de Recherches et d’Îlotage Communautaire —> police politique genevoise) passe à côté du groupe et va se cacher derrière un buisson. Soudain, deux fourgons d’intervention débarquent et encerclent le groupe. “Vos papiers”.

Le groupe refuse de décliner son identité. Geste important si l’on veut que nos rassemblements ne deviennent pas des opérations de fichage de la police cantonale. Le chef des sbires annonce que ce n’est pas le cas, mais les personnes encerclées semblent avoir peu confiance et maintiennent leur position. La situation semble sclérosée et on imagine que l’encerclement pourrait durer des heures.

C’est sans compter que la nasse se trouve à quelques dizaines de mètres du lieu de rendez-vous. Petit à petit, des gens se massent autour des flics et l’ambiance se réchauffe ; on chante “ohlala ohlélé, régularisez tous les sans-papiers”, “police partout, justice nulle part” et même ” tout le monde déteste la police”. Les flics sentent que leur opération est de plus en plus ridicule et après des négociations ils finissent par ouvrir la nasse.

Les 80 personnes présentes se dirigent finalement vers le consulat pour y faire le rassemblement prévu initialement. On y gueule “la France tabasse, expulse et assassine”. Les flics dégageront encore les manifestant.e.s de la route en douceur sous les ordres de leur chef dont l’accent genevois est si tranché qu’il est rare d’en entendre de pareils. Un rendez-vous a été donné mercredi prochain à 18h30 à Bel-Air pour poursuivre le mouvement. Il s’agit d’être nombreux et nombreuses, car on ne sait pas ce que la police pourra bien nous réserver comme surprise cette fois !