Juin 19, 2016
Par Renversé (Suisse Romande)
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Rassemblement jeudi 23 juin, 19h, devant le Grand Conseil

Cette semaine, après un court répit, les transferts des résident.e.s de Frank-Thomas ont repris sur ordre du Conseiller d’État Mauro Poggia et de l’Hospice général. Tou.te.s les habitant.e.s sont sommé.e.s de déménager et d’abandonner leurs affaires d’ici au 30 juin 2016.

De nombreux habitant.e.s s’opposent toujours à leur transfert et sont menacé.e.s d’expulsion. Les autorités imposent un chantage indigne : si les résident.e.s refusent leur déménagement, ils.elles doivent s’attendre à remplir un peu plus les abris PCi. Certain.e.s habitant.e.s n’ont pas de solution de relogement et pourraient se retrouver à la rue à la fin du mois. Accepter une détérioration de leur conditions de vie, ou finir sous-terre, voilà ce que les autorités imposent aux personnes en exil.

M. Poggia justifie les expulsions par la destruction du foyer à la fin de l’année 2016 et le coût trop élevé pour une si courte période des rénovation nécessaires. Pourtant, aucun chantier ne doit débuter sur la parcelle d’ici à 2019 de l’aveu du département du logement, de l’aménagement et de l’énergie. Alors que l’Hospice général se plaint du manque de plusieurs milliers de place d’accueil, les autorités s’apprêtent donc à détruire 135 places en surface pour entreposer des engins de chantier. Des machines seraient-elles plus importantes que les conditions d’existence d’êtres humains ?

L’État est propriétaire de la parcelle et bailleur de l’Hospice général. Il n’appartient qu’à lui de le prolonger et d’effectuer les rénovations du foyer afin d’accueillir des personnes en exil pour deux ans et demi supplémentaires. Détruire un foyer d’hébergement quand des centaines de personnes vivent en bunkers est inacceptable. Les menacer de finir sous-terre, c’est avouer qu’aucune solution pour que cesse l’hébergement en abris PCi n’est envisagée d’ici à la fin de l’année, malgré l’engagement de fermer les bunkers fin 2016. Les personnes en exil ne doivent pas subir l’absence d’anticipation des autorités.

Le collectif Perce-Frontières exige :
– L’arrêt immédiat des expulsions des résident.e.s du foyer Frank-Thomas
- La prolongation du bail jusqu’au début effectif des travaux de construction sur la parcelle
- La fermeture des bunkers et la mise en place de conditions d’accueil dignes pour personnes en exil

Rendez-vous

jeudi 23 juin 2016

19h

devant le Grand Conseil (2 rue de l’Hôtel-de-Ville)

Collectif Perce-Frontières

[email protected]




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