Janvier 17, 2017
Par Renversé (Suisse Romande)
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Uni-e-s contre Erdogan, uni-e-s contre la répression !

Solidarité avec les interpellé-e-s et les inculpé-e-s de la manifestation de jeudi soir.

Genève, lundi 17 janvier 2017, adressé à la presse et à l’opinion publique.

Nous, organisateurs du rassemblement “Stop – Erdogan” de jeudi 12 janvier à 12h devant les Nations Unies, dénonçons la répression massive et démesurée qui a eu lieu contre la manifestation anti-Erdogan jeudi soir (vers 21h, près de la gare). Nous exprimons toute notre solidarité envers les interpellé-e-s et les inculpé-e-s.

Les médias tentent de nous diviser, en disant que “ce rassemblement, par le profil des participants, n’avait toutefois rien à voir avec celui qui a eu lieu plus tôt dans la journée devant les Nations Unies”. Nous connaissons bien ces stratégies de criminalisation et division des mouvements sociaux par nos expériences de répression en Turquie.

Ces manifestant-e-s se battent avec nous, épaule contre épaule, contre la répression, la dictature et la guerre menée par Erdogan !

Les manifestant-e-s n’ont même pas eu le temps de commencer leur manifestation, qu’ielles ont été sauvagement agréssé-e-s par les policiers (plus d’un millier déployés pour l’occasion). Ceux-ci n’ont pas hésités à tabasser les manifestant-e-s. Environ 40 manifestant-e-s ont été arrêté-e-s et amené-e-s au poste de police, la plupart des personnes ont été relaché-e-s dans la nuit, une personne a été gardée jusqu’au lendemain.

Il est repproché aux manifestant-e-s d’avoir “commis des déprédations”. Mais les “déprédations” évoquées par la presse et par la police ne sont en fait rien d’autre qu’une inoffensive tâche de peinture. Rien, par rapport à la violence qu’est l’invitation à Genève d’un dictateur, liberticide, meneur de guerres, souteneur de l’Etat Islamique, et à la légitimation de son autorité.

Nous obsrevons une claire volonté de la part des autorités à manipuler l’opinion publique pour que toutes manifestations sortant du cadre imposé par l’état soient criminalisées. C’est notre devoir démocratique de nous opposer à cette logique si nous ne voulons pas que la Suisse devienne comme la Turquie d’Erdogan.

Les vrais criminels sont Erdogan et ceux qui le soutiennent, l’invitent et le protègent !

Conseil Démocratique Kurde de Genève (DEM-KURD),

Centre Kurde des droits de l’Homme,

Maison populaire de Genève,

[…]

Le présent communiqué a été repris de la page facebook du Conseil Démocratique Kurde de Genève (DEM-KURD)




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