Février 19, 2021
Par Union Communiste Libertaire (UCL)
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Le 13 février l’abject Darmanin annonçait la dissolution de génération identitaire (GI). Cette dissolution était une demande de longue date d’une partie du mouvement social et des groupes antifascistes, nous ne bouderons donc pas notre plaisir. Cette dissolution n’est qu’une des armes à notre disposition pour lutter contre les groupuscules d’extrême droite, et même si celle-ci est insuffisante, elle devrait limiter le pouvoir de nuisance de ces néo fascistes pendant quelque temps.

Il nous faut cependant nous interroger sur les raisons de cette dissolution, car il est clair que Macron et son gouvernement ne sont pas antifascistes. D’autre part, le climat actuel nous incite à la prudence, le mouvement social étant régulièrement pris pour cible par le pouvoir, il est à craindre que demain les cibles du gouvernement soient tout autre.

Les élections en ligne de mire

Ne nous y trompons pas, cette dissolution s’inscrit dans une stratégie électorale en vue de la présidentielle de 2022 pour lesquelles LREM s’est déja choisi un adversaire de circonstance, le RN de Marine Le Pen. Ainsi le gouvernement, qui est actuellement en pleine surenchère raciste et autoritaire – Darmanin allant même jusqu’à affirmer dans un (faux) débat avec Marine Le Pen sur France 2 : « Vous êtes plus molle que nous ne le sommes » – donne l’illusion que LREM agit concrètement contre l’extrême droite.

Le gouvernement a aussi un autre intérêt dans cette dissolution, en se prétendant agir en bon républicain il déstabilise le RN. Le parti est en effet proche des identitaires, entretenant aussi bien une proximité idéologique que pratique : GI est une bonne école de formation pour futurs cadres intermédiaires du RN. Dissoudre une des structures des identitaires pourrait les empêcher de diffuser aussi largement leurs idées et d’aider objectivement le RN.

Cette dissolution n’est toutefois pas suffisante, les membres de GI vont rapidement recréer des structures de repli, et les Identitaires (Ex-Bloc Identitaire) n’est pas dissout, ni les associations qui lui sont liées. Le macronisme devient chaque jour plus raciste et plus autoritaire et nous ne pouvons pas compter sur lui pour juguler le fascisme.

Face à l’extrême, la solidarité de classe

La seule solution c’est de poursuivre et d’amplifier nos mobilisations. Nous devons plus que jamais participer activement à la création d’alliances entre les différents groupes opprimés et mettre en place un véritable front antifasciste large, regroupant organisations syndicales, antiracistes, antipatriarcales, etc. En d’autres termes, unir notre classe et lutter contre ce qui fait le terreau de l’extrême-droite : les inégalités sociales et le manque d’un projet de société émancipateur pour toutes et tous.





Source: Unioncommunistelibertaire.org