Les aides à domicile n’en sont pas à leur première mobilisation ! Ici, lors d’une manifestation nationale à Paris, avant le confinement.

La période de déconfinement qui s’ouvre ne sera pas synonyme de repos pour les aides à domicile de Présence 30. Elles avaient obtenu un remaniement des emplois du temps pour réduire le nombre de bénéficiaires par salariées pendant le gros de l’épidémie. Aux dires de Christelle Hostingue, déléguée syndicale Force Ouvrière de l’agence de service à la personne, la première semaine du confinement, aucun matériel de protection ne leur sera fourni, les obligeant à faire avec les moyens du bord pour assurer leurs services. Une donne qui s’arrangera petit à petit, puisqu’aujourd’hui les travailleuses disposent de masques, à défaut de charlottes et de combinaisons.

Toujours est-il que les aides à domicile se considèrent comme des oubliées de la pandémie, ayant été perpétuellement au contact de personnes vulnérables sans pour autant bénéficier d’une quelconque revalorisation salariale. Alors même qu’elles s’occupent de personnes handicapées, isolées, atteintes de la maladie d’Alzheimer…

Une prime : c’est ce qu’elles exigent aujourd’hui, alors que les plannings reprennent sur un rythme classique. Première forme de mobilisation : une pétition, adressée au Conseil Général du Gard qui est sous contrat avec Présence 30, pour demander aux élus de mettre une certaine pression sur l’association.

Affaire à suivre donc !

Et pour signer la pétition, c’est par ici !


Article publié le 11 Mai 2020 sur Lepoing.net