Avril 29, 2020
Par Marseille Infos Autonomes
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DĂ©corons les murs, les balcons, diffusons cet appel ou d’autres, rejoignons les initiatives de luttes et de solidaritĂ© qui s’organisent, et cela Ă  trois, Ă  cinquante ou Ă  des centaines de milliers.

Dans d’autres lieux des manifestations se prĂ©parent : Ă  Montreuil, Ă  Paris, mais aussi par-delĂ  les frontiĂšres


À 10h30, une collecte alimentaire sera organisĂ©e en solidaritĂ© avec les habitante·s du CĂ©saĂŻ [1]. Apporter en prioritĂ© : riz, huile, sardines, Ɠufs, oignons, sauce tomate, produits d’hygiĂšne (savon, shampoing).

Nous partirons ensuite manifester  : ne nous rĂ©signons pas face aux attaques de l’État et du patronat sur nos conditions d’existence (libertĂ©, Ă©cologie, travail, services publics)

Tout ceci, en prenant soin de nous protĂ©ger : amenons des masques et gardons les distances physiques, car nous ne sommes pas tou·te·s Ă©gaux face au virus.

Vous pouvez nous rejoindre avec des denrĂ©es, en cochant la case de l’attestation : « DĂ©placements pour motif familial impĂ©rieux, pour l’assistance aux personnes vulnĂ©rables ou la garde d’enfants Â».

Les temps sont durs. Utilisant l’épidĂ©mie de coronavirus, le gouvernement passe en force et accĂ©lĂšre ses plans : renforcement des inĂ©galitĂ©s, dĂ©gradations des conditions de travail, extension du contrĂŽle et de la rĂ©pression. Les choix autoritaires du gouvernement, nous les subissons tou·te·s, mais certain·e·s de plein fouet. Les consĂ©quences ne sont pas les mĂȘmes pour les habitant·e·s des quartiers populaires, pour les femmes, les personnes handicapĂ©es, les enfants, les prĂ©caires, les enfermé·e·s, les personnes ĂągĂ©es, les personnes qui subissent le racisme, pour les prolĂ©taires. Attestation de dĂ©placement ou non, c’est bien souvent Ă  la tĂȘte du client·e que les amendes sont distribuĂ©es. C’est avant tout la police qui dĂ©cide de la lĂ©galitĂ© des motifs attestĂ©s. C’est toujours les mĂȘmes qui paient de leur vie, de leur corps, et de leur psychisme.

La solidarité, le commun, ne sont pour les gouvernants que des fétiches, des mensonges agités pour nous calmer, pour continuer de nous imposer leur monde, leurs profits.

On est encore lĂ  ! Nous n’avons pas attendu que l’État nous y autorise pour exprimer notre solidaritĂ© et agir concrĂštement, comme nous n’attendrons pas son aval pour reprendre les luttes, les initiatives, pour construire ce qui nous semble juste et pour affronter ce qui nous dĂ©truit.

Nous le faisons depuis bien longtemps, au cÎté de celles et de ceux avec qui nous partageons un monde commun.

Nous appelons, Ă  dĂ©confiner la solidaritĂ© et Ă  l’exprimer joyeusement dans les rues de Gap mais aussi partout ailleurs !






Source: Mars-infos.org