Juillet 25, 2020
Par Attaque
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Renversé / mercredi 15 juillet 2020

CommuniquĂ© de l’action incendiaire contre SĂ©curitas Ă  Fribourg et mise en contexte de la politique raciste de SĂ©curitas.


BrĂšve chronologie des violences racistes commises par SĂ©curitas depuis le dĂ©but de l’annĂ©e 2020 :

  • Mi-janvier 2020, le collectif de journalisme autonome Ajour-Magasin publie un article qui fait Ă©tat de violences de la part de Securitas contre des personnes migrantes dans le camp fĂ©dĂ©ral de Embrach

 Â» Ils m’ont plaquĂ© au sol. L’un d’eux Ă©tait assis sur mes jambes, le deuxiĂšme m’écrasait la tĂȘte et l’épaule et le dernier me frappait.  Â»
Behzad, Camp fĂ©dĂ©ral d’Embrach.

  • En parallĂšle le collectif 3RosengegenGrenzen publie un recueil de tĂ©moignages de requĂ©rants d’asiles qui raconte les violences subies par des agents Securitas en toute complicitĂ© avec la sociĂ©tĂ© ORS qui gĂšrent les camps.
  • mi juin c’est le journal Le Courrier qui publie un article sur des violences faites par des agents Securitas sur des personnes du camp. S’en suivent plusieurs plaintes contre les agents de Securitas.

 Â» Nous avons survĂ©cu Ă  la violence des securitas. Mais les futurs arrivant*es pas encore. C’est pour eux_elles que les choses doivent changer.  Â»
Djamal, Camp fédéral de BÀsslergut Bùle.

En tĂ©moignant publiquement, les personnes concernĂ©es se donnent de la force et du courage. Mais elles se mettent aussi en danger. Ne les laissons pas seul*es !
Aucun rapport administratif ne sera assez fort pour enrayer les violences racistes et structurelles qui ont lieu chaque jour dans les camps fĂ©dĂ©raux. Il est d’autant plus important d’organiser une solidaritĂ© Ă  multiples visages, ainsi que de s’allier Ă  la rĂ©sistance et aux appels des personnes concernĂ©es.
Bien que cette violence se cache derriĂšre des murs et des barbelĂ©s, elle se trouve en plein milieu de notre sociĂ©tĂ©. Elle est la suite logique d’un systĂšme qui catĂ©gorise, isole et dĂ©porte.

DiffĂ©rentes actions ont dĂ©jĂ  eu lieu en reprĂ©sailles de ces pratiques. Notamment un Rassemblement Ă  GenĂšve et des banderoles Ă  Lausanne. En Suisse allemande aussi plusieurs actions similaires se sont dĂ©roulĂ©es avec des actions contre Securitrans et contre les gestionnaires des camps l’ORS (voir le site Barrikade.info pour plus d’infos la dessus)

 Â» Nous voulons que ces camps soient fermĂ©s Ă  tout jamais et que de meilleures solutions soient trouvĂ©es. Je ne peux pas comprendre pourquoi des humains sont considĂ©rĂ©s avec si peu de valeurs, qu’ils soient traitĂ© d’une telle maniĂšre.  Â»
Lettre depuis le camp fédéral de Bùle

A notre tour on a voulu contribuer Ă  cette vague de protestation qui fait Ă©cho Ă  la bien plus vague de rĂ©volte contre les violences policiĂšres et l’autoritĂ© de la police (voir les manif Ă  GenĂšve et Lausanne). Alors on s’est rendu Ă  un des bureaux de Securitas en Romandie, celui de Fribourg, pour y incendier deux voitures de fonction.

Nous adressons notre solidaritĂ© Ă  toutes les personnes victimes de la violence de l’état sous toutes ses formes ainsi qu’à toutes les personnes en lutte contre ces violences.

SECU (SolidaritĂ© EnflammĂ©e Contre l’Uniforme)




Source: Attaque.noblogs.org