Au fur et à mesure de son mandat, « Moi Président » n’a eu de cesse de s’asseoir sur ces -déjà très faibles – engagements. Les lois ultra libérales et liberticides, de l’état d’urgence permanent à la loi travail en passant par la loi sur la sécurité intérieure ou encore l’ANI n’ont fait que renforcer la rage populaire qui aboutit en ce moment à un mouvement de grande ampleur.

Magnanime et à l’écoute de la France d’en bas comme dirait l’autre, François vient mercredi – avec Marisol Touraine et André Vallini – à la rencontre des Lyonnais·es afin de lire leur cahier de doléances avec comme thème de travail : la santé et la sécurité sanitaire.

Voici donc le parcours qu’il a prévu, populaire et ouvert à toutes et tous :

François Hollande à Lyon mercredi : où le rencontrer ? Il débute donc son déplacement par une visite en fin de matinée au centre de lutte contre le cancer Léon Bérard et de l’IHOPe, l’Institut d’hématologie et d’oncologie pédiatrique.

François Hollande à Lyon mercredi : où le rencontrer ? Ensuite la direction du centre des Congrès avec au programme un déjeuner de travail de la Commission des Nations Unies sur l’emploi en santé et la croissance économique.

François Hollande à Lyon mercredi : où le rencontrer ? En début d’après-midi, le président français lancera la Commission des Nations Unies sur l’emploi en santé et la croissance économique, co-présidée par le président de la République d’Afrique du Sud. La conférence s’achèvera en milieu d’après-midi.

Il n’ira donc pas faire un tour à Feyzin pour constater la grande sécurité sanitaire qui entoure ce complexe puant à des kilomètres, pas non plus de tour vers la centrale nucléaire du Bugey qui fuit, il ne passera pas non plus par un pôle emploi, une université ou une école…

On aurait pourtant aimé que Mr Hollande se prononce sur les avancées locales en matière de santé. Par exemple, que pense-t-il de la fermeture des bains douches à Lyon qui rend l’accès à l’hygiène de plus en plus difficile aux plus précaires ? Il aurait pu rencontrer des personnes qui luttent au quotidien pour l’accès aux soins et à davantage de « sécurité » matérielle justement comme les professionnel.les de l’urgence sociale.

Surtout, comment défendre la santé et la « sécurité sanitaire » (on notera l’évolution du vocable, décidément…), en abordant la santé sous l’angle de son lien avec l’entreprise ? La journée du président est sous l’angle de la santé et de la « croissance économique ». La santé des travailleurs et des travailleuses n’a de prix qu’en ce qu’elle permet une meilleure rentabilité des entreprises…

A l’heure d’une mobilisation forte autour de nos conditions de travail, peut être est-il temps de rappeler à nos dirigeants que notre « bonne santé » n’a pas vocation à servir leurs intérêts…