En 1945, dans la foulée de l’accord monétaire mondial imposé par les USA, la France créa le Franc CFA,franc des Colonies Françaises d’Afrique.Malgré l’indépendance depuis 1958 l’Afrique, et plus particulièrement les pays africains, anciennement sous souveraineté française, subissent un néocolonialisme, avec l’accord tacite des instances internationales et sans que lesautorités compétentes interviennent. Depuis 1963 des territoires africains ont sous une pseudo négociation, signé une multitude d’accords à : Yaoundé, Cotonou, Lomé et bien d’autres. Des engagements qui ne sont qu’une cascade de textes qui empêche le bon développement de L’Afrique centrale, de l’ouest et de l’union des Comores et organise la dévaluation constante d’une monnaie coloniale non maitrisée, Une monnaie sans valeur et inexistante sur le plan international, au profit de la France et au détriment des populations africaines. En effet, les 15 pays africains et l’archipel des Comores sont étranglés par la Banque de France et letrésor publicavec la complicité de dirigeants africains illégitimes. En 1998 le conseil européen de l’UE approuve cette politique permettant qu’elle se perpétue après le passage à l’euro avec un moyen de paiement, qui n’est pas une monnaie, mais l’appropriation illégale. Une forme de pillage voilée, imposé aux populations africaines et aux Comores avec la circulation du Franc Comorien. L’existence de ces deux monnaies favorise l’importation massive et légale des matières premières africaines, indispensables à la construction de ses territoires pour accéder à l’émergence, lesquels en retour au lieu de s’autofinancer, financent l’économie française et par lamême occasion en comblent ses déficits. L’Afrique est triplement victime d’une alliance monétaire qui profite aux occidentaux et dont la maitresse d’œuvre est la France (et maintenant l’UE) qui a mis en place des outils économiques et juridiques pour fabriquer ce bout de papier et en dévaluer le taux d’échange. Cetteæ pratique doit cesser d’être !

Nous exigeons :

•L’arrêt des spéculations en bourse sur les capitaux africainspar la France

•L’arrêt des taux d’intérêts prohibitifs sur les emprunts

•Le retour des 10 milliards de réserves de change africaines (et autres stocks de richesses) dans leur pays d’origine

•L’abolition du franc CFA et la création d’une monnaie souveraine sur l’ensemble du territoire africain concerné

Source: http://www.millebabords.org/spip.php?article32874 -