La Nouvelle-Calédonie, territoire colonisé par la France depuis 1853, est à la croisée des chemins : sauf report pour raisons sanitaires, il s’y tiendra le 12 décembre prochain le dernier des trois référendums d’autodétermination prévus par l’Accord de Nouméa.

Lors des deux premiers votes, en 2018 et 2020, les Kanak, peuple premier de cet archipel du sud du Pacifique aujourd’hui en minorité sur son propre territoire, ont exprimé à plus de 80 % leur volonté d’accéder à la pleine souveraineté. L’État français ne semble pourtant pas prêt à lâcher cette terre riche et idéalement placée d’un point de vue géostratégique.

Complexité du processus politique en cours, éloignement géographique et culturel, médias de masse bien peu enclins à traiter le sujet… Bien des raisons expliquent le peu d’intérêt et la grande méconnaissance de la population française concernant la Nouvelle-Calédonie. Et cela concerne aussi les milieux militants. C’est pourtant bien le pays auquel nous appartenons qui poursuit aujourd’hui une inacceptable entreprise coloniale et nous avons un rôle à jouer pour que celle-ci cesse enfin.

Cette formation, ouverte à toutes celles et ceux qui le souhaitent, abordera l’histoire du territoire depuis les débuts de la colonisation, la lutte d’émancipation du peuple kanak, le processus de décolonisation en cours, le rôle de l’État français aujourd’hui… Et permettra, nous l’espérons, de contribuer à la remobilisation d’un mouvement de soutien à la lutte du peuple kanak en France.




Source: Iaata.info