Octobre 9, 2021
Par Brest Media Libre
139 visites


DĂšs l’annonce de Macron le 12 juillet de l’obligation du passe sanitaire et du passage en force des rĂ©formes de l’assurance-chĂŽmage et des retraites, quelques-un.e.s d’entre nous ont participĂ© aux manifs du samedi.

Ces mesures gouvernementales lient le contrĂŽle social et les rĂ©gressions Ă©conomiques et sociales. C’est pour contrer ces logiques que nous nous sommes trĂšs vite retrouvĂ©s Ă  plusieurs personnes en lutte : chĂŽmeur.euse.s et prĂ©caires, bibliothĂ©caires, personnels de santĂ©, salariĂ©.e.s de bar, intermittent.e.s, usager.Ăšre.s des services publics… Notre prĂ©sence dans les manifs du samedi Ă©tait aussi motivĂ©e par le fait de ne pas laisser la place libre aux individus et groupes d’extrĂȘme-droite qui surfent sur les thĂšses complotistes.

Ces rencontres ont construit une mobilisation conjointe lors des initiatives prises dans les diffĂ©rents secteurs :

  • participation aux pique-niques des bibliothĂ©caires en grĂšve contre l’application du passe et pour de meilleures conditions de travail chaque mercredi
  • lancement d’une mobilisation contre l’application de la contre-rĂ©forme de l’assurance-chĂŽmage
  • mise en place de caisses de lutte et de grĂšve toutes les semaines lors des manifestations
  • rĂ©unions hebdomadaires

Si, il y a un an, la loi sĂ©curitĂ© globale mobilisait dans les rues brestoises, aujourd’hui, l’extension des politiques sĂ©curitaires et nationalistes (Ă©tats d’urgence, couvre-feu, passe sanitaire, dĂ©crets de fichage, loi sĂ©paratisme, SNU, loi Collomb, etc) ne rencontre plus vraiment d’opposition unitaire. L’empilement de ces lois n’a jamais connu de recul et est en roue libre depuis les Ă©tats d’urgence sĂ©curitaire et sanitaire.

Jusqu’à peu, la rĂ©pression avait d’importantes limitations pratiques, ce qui expliquait pourquoi elle Ă©tait centrĂ©e sur des cas prĂ©cis (sans-papiers, personnes en exil, quartiers populaires) sans ĂȘtre systĂ©matiquement dĂ©ployĂ©e. DĂ©sormais la rĂ©pression s’étend Ă  l’ensemble de la population sur l’ensemble du territoire, et chacun.e est sommĂ©.e de devenir l’agent.e de ces mesures.

Ces lois ont aussi servi les casses sociale, Ă©cologique et culturelle. Elles sont le bras armĂ© des mesures anti-sociales nĂ©o-libĂ©rales (rĂ©formes de l’assurance chĂŽmage, des retraites, lois travail, inflation Ă©nergĂ©tique, saccage de l’école de la fac et de l’apprentissage, loi SĂ©gur sur l’hĂŽpital, etc). Comme partout et toujours, ce sont les salariĂ©.e.s, les prĂ©caires, les chĂŽmeur.euse.s, les jeunes et les retraitĂ©.e.s qui en pĂątissent.

Nous n’avons pas attendu le 5 octobre pour entamer des mobilisations. Notre volontĂ© est de les renforcer dans les semaines Ă  venir. A cette fin, nous avons voulu formaliser l’existence du Collectif brestois pour l’autonomie des luttes (KBAL) qui soit un lieu d’échange des diffĂ©rentes luttes pour briser leur isolement.

Charte du collectif :

KBAL dĂ©fend l’entre-aide, l’auto-gestion, l’adelphitĂ© (fraternitĂ©, sororitĂ© inclusives et non binaires), le dialogue, le partage et la convivialitĂ©.

KBAL est en lutte contre le sexisme, le racisme, l’homophobie, la transphobie et toutes les formes d’oppression.

KBAL lutte contre le capitalisme, toutes les formes d’injustice et de violence sociale, l’auto-flicage, les violences policiĂšres et toutes formes d’idĂ©es d’extrĂȘme-droite.

Son fonctionnement est horizontal.

KBAL invite et accepte toutes les personnes qui se reconnaissent dans ces valeurs, peu importe le moment oĂč la personne s’est engagĂ©e dans le mouvement, ce qui importe c’est l’émancipation, la remise en question des rapports de domination et de chercher ensemble les moyens de lutter.

Contacte-nous Ă  kbal chez riseup.net




Source: Brest.mediaslibres.org