La trève hivernale, prolongée en raison du confinement, prend fin le 10 juillet. La Grande Ourse risque donc l’expulsion et organise un évènement pour l’occasion. Au programme : projection suivie d’un dj set et ouverture du bar !

Article visible sur la page facebook de la Grande Ourse :

La trêve hivernale c’est fini ! Et c’est en cette date que nous décidons de ré-ouvrir au public. Non seulement pour faire un pied de nez aux pouvoirs en place qui vont maintenant s’activer pour nous expulser, mais aussi et surtout parler de notre combat. Celui d’offrir un toit à celleux qui n’en n’ont pas. Dans cette optique, nous avons donc voulu vous projeter « Un toit sur la tête », film-documentaire retraçant l’histoire d’un collectif de travailleur.se.s sociaux ouvrant des squats sur Toulouse.

Mais le militantisme, c’est aussi pouvoir se retrouver et échanger autrement que devant un écran, c’est pourquoi pendant et suite à la projection qui se fera à l’étage, la mousse sera là pour couler et rincer vos gorges déployées. Et pour nous détendre à la fin de cette projection, on vous sortira un p’tit set Techno des familles pour vraiment respirer ! Il peuvent cracher sur notre dignité, mais jamais ils ne nous empêcheront de danser !

Important / Covid-19

La projection se faisant cette fois-ci à l’intérieur, pensez à ramener votre masque ! Si jamais vous êtes en galère, on vous distribuera le nécessaire à l’entrée. Qui dit intérieur dit proximité, on fixe donc la jauge de nos participants à 150 sur la soirée, n’invite pas toute l’esplanade avec toi.

Dès 19h / De la bière et du cidre !

Pour l’occasion, nous vous feront découvrir différentes bières et vins, ainsi que du cidre ! Les recettes du bar permettront de financer la Grande Ourse ainsi qu’une caisse de soutien aux luttes en cours.

21H-22H / Projection / UN TOIT SUR LATE*

A Toulouse, les travailleur.se.s sociaux qui gèrent l’hébergement d’urgence, le 115, n’en peuvent plus de cette pénurie qui les contraint à laisser à la rue tant de sans logis. Iels se mettent en grève. Le film montre comment, franchissant souvent les limites de la légalité, iels deviennent peu à peu des militant.e.s du droit au logement. En opérant des occupations de bâtiments vides, ils font bouger les lignes et réussissent à marquer des points.

Si le film fait entendre des paroles de militant.e.s, il s’attache surtout à suivre, de « réquisitions » en négociations, les étapes d’une lutte. Selon une trajectoire résolument optimiste. Au départ, les employé.e.s du 115, désespéré.e.s de n’avoir rien à offrir à 95 % des appels au secours, se mettent en grève. Au bout d’une année riche en péripéties, la préfecture de Haute-Garonne s’engage devant les militant.e.s à fournir de nouvelles places d’hébergement et envisage même d’affecter à cet usage des bâtiments temporairement vides appartenant au domaine public. Au fil des mois, les familles bénéficiaires, d’abord incrédules, deviennent elles aussi actrices. Ainsi, à la fin du film, les voit-on défiler dans les rues de Toulouse avec des matelas qu’elles déposent symboliquement sur le parvis de la préfecture. Sorties de l’extrême précarité, elles peuvent envisager les prochaines étapes (titres de séjour, travail) qui leur permettront de se construire un avenir en France.

22H30 00H00 DJ SET/TECHNO

On vous en dit un peu plus bientôt..

INFOS

/ La Grande Ourse, 6 quai Robert Fèvre

/ PAF : adhésion à prix libre pour consommer

/ Bar pas cher et bouffe à prix libre

En bonus pour celleux qui voudront se poser à l’extérieur, on vous prépare une p’tite surprise


Article publié le 08 Juil 2020 sur Basse-chaine.info