Mai 4, 2022
Par Paris Luttes
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À la fin de la Seconde Guerre mondiale, pendant la débâcle de l’armée allemande, des lycéens, enrôlés dans la milice populaire, sont livrés à eux-mêmes dans une mission absurde (garder un pont qui doit être détruit le lendemain). Le groupe d’adolescents est enthousiaste à l’idée de servir leur patrie et de devenir des héros…

Ce film est tiré d’une histoire vraie. L’un des adolescents envoyés au front décide de déserter, sous les moqueries de ses camarades. C’est lui qui racontera leur histoire, anonymement, par crainte de représailles.

Aucune armée ne peut admettre la désertion, forcément contraire à sa logique de discipline et de soumission. Évidemment, le « délit » est encore plus grave en temps de guerre. Encore aujourd’hui, en France, la désertion face à l’ennemi est punie de peines de prison de 20 ans à perpétuité. Il est également interdit d’inciter à la désertion et de cacher des déserteurs.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, 20.000 militaires allemands ont été exécutés pour désertion par les tribunaux militaires. En 1997, le parlement allemand revient sur les condamnations prononcées par les tribunaux de la Wehrmacht à l’encontre des déserteurs et des objecteurs de conscience. En 2009, le parlement réhabilite quelque 30.000 « traîtres à la patrie en temps de guerre ».

On compte environ 450.000 désertions dans l’armée rouge de juin à décembre 1941. Les commissaires politiques avaient ordre de tirer à vue sur tout soldat rebelle ou déserteur.

Le pont, film allemand de Bernhard Wicki, 1959)

dimanche 15 mai 2022, projection à 16h (1h37, VF) suivie d’une discussion
accueil à partir de 15h, à l’invitation du groupe libertaire d’Ivry
port du masque souhaité
Publico, 145 rue Amelot, Paris 11
métros Oberkampf, République ou Filles du Calvaire




Source: Paris-luttes.info