Dans la fan zone de la fête des lumières, ce Vendredi 6 Décembre à 18H00, une chorégraphie géante a été organisée devant le tribunal d’appel de Lyon.

“La coupable ce n’est pas moi, ni mes fringues, ni l’endroit”.

Dans la fan zone de la fête des lumières, ce Vendredi 6 Décembre à 18H00, une chorégraphie géante a été organisé devant le tribunal d’appel de Lyon. Ce happening est inspiré de celui organisé par le collectif féministe Las Tesis à Valparaiso, au Chili, le 20 novembre. La vidéo de leur chant a été reproduite depuis dans le monde entier, comme à Londres, Berlin, Barcelone, Madrid, Paris et aussi à Toulouse, Nantes ou Marseille. Cette action était en soutien aux féministes qui luttent au Chili.

Les féministes apparaissent alignées, les yeux bandés, tapant un rythme des pieds en réalisant des mouvements de bras. “Le violeur c’est toi, c’est la police, c’est la justice, c’est l’État, la société”, ”À nos sœurs assassinées, de leur sang vous êtes tachés”.

Environ 100 féministes ont réalisé la chorégraphie ! C’était fort et aussi très important que ça se déroule devant le tribunal d’appel de Lyon.

Un petit reportage sonore aussi :

“La coupable ce n’est pas moi, ni mes fringues, ni l’endroit”

“Un violador en tu camino” Colectivo Lastesis

El patriarcado es un juez que nos juzga por nacer, 

y nuestro castigo es la violencia que no ves.

El patriarcado es un juez que nos juzga por nacer, 

y nuestro castigo es la violencia que ya ves.

Es femicidio.

Impunidad para mi asesino. 

Es la desaparición.

Es la violación.

Y la culpa no era mía, ni dónde estaba ni cómo vestía. 

El violador eras tú. Son los pacos, los jueces, el estado, el Presidente.

El Estado opresor es un macho violador. 

Duerme tranquila, niña inocente, sin preocuparte del bandolero, 

que por tu sueño dulce y sonriente vela tu amante carabinero.

El violador eres tú. 

Le patriarcat est un juge

Qui nous fait taire pour mieux régner

Et notre punition

C’est la violence réitérée

C’est le féminicide

L’impunité pour mon assassin

C’est le viol

C’est les coups de mon conjoint

La coupable ce n’est pas moi, ni mes fringues, ni l’endroit

Le violeur c’est toi, c’est la police, c’est la justice, c’est l’Etat, la société.

A nos sœurs assassinées

De leur sang vous êtes tâchés

A nos sœurs assassinées

On n’vous oubliera jamais

Le coupable c’est toi.


Article publié le 07 Déc 2019 sur Rebellyon.info