Depuis sa première édition en 2015, le FCP est au service de la promotion, auprès du public français, d’un cinéma palestinien riche et varié. Il soutient en particulier une nouvelle génération d’artistes qui investit tous les domaines de la création cinématographique, y compris les plus novateurs.

Pour célébrer cette 5e édition, nous avons le plaisir de programmer une vingtaine de films et d’accueillir vingt invité.e.s, réalisateurs-trices, acteurs-trices et producteurs-trices présent.e.s pour rencontrer et discuter avec le public après les projections.



Toujours à l’affût de films inédits pour en donner la primeur au public, le Festival Ciné-Palestine ouvre cette édition avec le film inédit Mafak de Bassam Jarbawi.

Particulièrement sensible au regard aiguisé de cinéastes internationaux qui trouvent en Palestine un récit de lutte digne d’être raconté et mis en scène, le Festival Ciné-Palestine propose cette année deux films coups de cœur, Gaza Ghetto de Pea Holmquist (1985) et L’Apollon de Gaza de Nicolas Wadimoff (2018).

L’édition 2019 souhaite mettre au premier plan la bande de Gaza.

Gaza, comme un navire oublié en haute mer, est le plus souvent l’objet d’une omerta médiatique de la part des médias de masse. Un silence, secoué parfois par des élans humanistes ou, pire encore, par une logorrhée qui concentre tous les fantasmes promus et nourris par le colonialisme. Mais, alors que le monde lui tourne le dos, Gaza, pourtant sous siège, a le visage tourné vers la mer et les mondes qui se profilent derrière l’horizon.

Tenace, créative et vivante, Gaza résiste comme elle peut.

Nous vous proposons un focus qui vous embarquera dans la bande de Gaza d’aujourd’hui et d’hier, avant la colonisation, l’occupation et les nombreuses offensives de l’armée israélienne.

To My Father, d’Abdel Salam Shehadah, documentaire rendant hommage aux photographes qui ont immortalisé la vie à Gaza durant cinquante ans, ouvrira le le focus Gaza.





À cette occasion, le Festival inaugurera au cinéma Luminor une exposition photographique de Haj Salama, célèbre photographe de studio du camp de réfugiés de Rafah dans les années soixante, soixante-dix.

Gaza Ghetto de Pea Holmquist, documentaire annonciateur de la première Intifada, nous fera partager la vie d’une famille vivant dans le camp de Jabaliya dans les années quatre-vingt.

Dans Conte des trois diamants, film incontournable réalisé par Michel Khleifi, nous découvrirons une Gaza métissée et fantastique à travers le regard de deux enfants qui cherchent à échapper à la violence par l’imaginaire.

Le huit clos décalé de Dégradé nous introduira dans l’univers artistique underground gazaoui des frères Nasser et la séance carte blanche au Festival Red Carpet nous permettra d’approcher la réalité actuelle et l’avenir du cinéma à Gaza.

Sur les traces de l’Apollon de Gaza, de Nicolas Wadimoff, nous rêverons la Gaza d’antan à travers une quête archéologique improbable, avant de nous retrouver sur le chemin de la résilience d’une famille gazaoui pendant l’opération “Bordure protectrice” en 2014, avec Samouni Road de Stefano Savona.

Rashid Masharawi, un des réalisateurs gazaouis les plus prolifiques, sera mis à l’honneur avec une Masterclass qui reviendra sur son parcours cinématographique.

Les jeunes cinéastes palestinien.e.s émergent.e.s ont également leur place dans cette 5e édition. Un concours de courts métrages « New Generation » leur est dédié.

Comme chaque année, une soirée gratuite en plein-air à Saint-Denis est prévue. Avec son lot de surprises, elle fera le bonheur des grands et des petits.

La clôture aura lieu au cinéma Le Studio, précédée d’une table ronde autour de l’héritage et de la préservation du patrimoine cinématographique palestinien avec Bashar Shammout et Khadijeh Habashneh. Ours is a Country of Words (2017) de Mathijs Poppe, film poétique et pétri d’espoir, clora l’édition 2019 du Festival Ciné-Palestine.

À toutes et tous, un très bon festival !


Article publié le 19 Mai 2019 sur Paris-luttes.info