Décembre 3, 2019
Par Paris Luttes
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Le citoyen Georges Haddad exprimera ses inquiétudes, sa colère et son mécontentement, librement et sans soumission comme j’ai toujours essayé de le faire.

Sans posture ,avec sincérité .

Le président d’université, a l’obligation de garantir la sécurité et de préserver le bien commun.

C’est con,mais terriblement simple voire simpliste,

Je pourrais démissionner mais ce serait lâche ,contraire à la vie que j’ai menée et aux engagements que j’ai acceptés.

Mais rien n’est écrit !

Voici la réaction hallucinante du président de l’université Paris 1 sur une liste de diffusion interne à l’université, alors que de nombreuses voix s’élevaient contre l’annonce de la fermeture jusqu’à nouvel ordre du centre PMF, plus communément connu sous le nom de « Tolbiac ». Alors que deux AG importantes se sont tenues dans cette fac ces dernières semaines dans le cadre du mouvement contre la précarité, ce mardi 3 décembre devait être un nouveau temps fort dans la mobilisation, avec bien sûr cette fois en perspective la journée de grève du 5 décembre contre la réforme des retraites. Mais lundi 2 décembre à 22h, surprise : tou-te-s les étudiant-e-s et personnels de l’université reçoivent un mail de la présidence, justifiant la fermeture de cette façon :

Suite aux informations qui nous sont parvenues dans la journée, la présidence de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne a décidé de fermer, par mesure de précaution et de sécurité, le centre Pierre-Mendès-France (PFM) à partir de ce lundi 2 décembre, à 22h, et jusqu’à nouvel ordre..

Quelles informations ? Venant de qui ? Aucune réponse n’a pour le moment été apportée à ces questions… La réaction heureusement ne s’est pas faite attendre : le soir même, des appels à rassemblement le lendemain à 13h devant le centre Panthéon — où siège la présidence de l’université — ont immédiatement circulé. Mais ce mardi, les quelques dizaines d’étudiant-e-s qui se sont rendus au rendez-vous ont eu la surprise de voir l’entrée de leur université surveillée non seulement par des vigiles, mais aussi par des flics aux armes bien visibles, y compris des FAMAS ! Au calme, ces derniers procédaient aux côtés des vigiles à la fouille des sacs et au contrôle des cartes de toute personne souhaitant entrer dans le bâtiment. Malgré une telle garde, le centre Panthéon a pourtant lui aussi fini par être fermé administrativement, tout comme deux autres centres de l’université Paris 1 (Cassin et Lourcine).

Si on fait le bilan, le simple appel à une AG aura donc fait fermer quatre centres de l’université Paris 1, avec deux jours d’avance sur l’appel à la grève reconductible ! Bien ouej !

Plus sérieusement, si l’arrêt des cours est toujours une bonne nouvelle, la fermeture administrative des centres est clairement un acte politique visant à empêcher toute organisation de la mobilisation. Les étudiant-e-s mobilisé-e-s appellent donc à une nouvelle AG, cette fois à la Sorbonne, ce mercredi 4 décembre à 12h ! Affaire à suivre…




Source: Paris-luttes.info