En solidarité avec les personnes incarcérées, qui luttent contre les entreprises sexistes soutenues par l’état patriarcal et contre la communication oppressive, un rassemblement est prévu à Toulouse le jeudi 16 juin à 18h30, devant le restaurant Bagelstein, 30 rue des Filatiers (métro Carmes).

Le 26 Mai dernier quatre militants proche d’un collectif féministe rennais ont écopé de peines de prison ferme, suite à une altercation avec le patron et une employée du restaurant « Bagelstein ». Ils étaient venus pour dénoncer la communication sexiste, homophobe, putophobe, raciste… de l’enseigne. Ils lisaient à voix hautes les slogans plus dégueulasses les uns que les autres, du type : « Il existe trois catégories de femmes : les putes, les salopes et les emmerdeuses. Les putes couchant avec tout le monde, les salopes couchent avec tout le monde sauf avec toi, les emmerdeuses ne couchent qu’avec toi. », « y’en a marre de ces gays-là ! » et bien d’autres. Là-dessus le gérant a déployé insultes, menaces et violences physiques pendant que l’employée appelait la BAC (brigade anti-criminalité). Embarqués, les militants ont passé la nuit en garde à vue et sont passés en comparution immédiate pour finir en prison sans passer par la case maison. Durant le procès, il leur a principalement été reproché leur engagement militant dans la lutte contre la Loi Travail, car l’événement, bien que n’ayant pas de lien direct, s’est déroulé un quart d’heure après la fin de la manifestation. À aucun moment le motif de leur présence sur les lieux n’a été présenté, à savoir la dénonciation d’une communication fondamentalement oppressive.

Sous couvert d’un « humour gras et décalé » le restaurant véhicule des messages violents et participe au sexisme ambiant… Rien d’original là-dedans : ça fait 10 000 ans qu’« on » s’marre sur le dos des dominé.e.s. Ce qui serait décalé serait de s’marrer des mecs blancs, hétéros, riches, et amateur de Bagels. Attention c’est bien l’enseigne, ses dirigeants et communicants que nous dénonçons et non les employé.e.s.

En attente de leur libération, une cagnotte a été mise en place pour leur venir en aide dès à présent (frais d’avocats, amendes, cantinage…). N’hésitez pas à contribuer à la hauteur de vos moyens et de vos envies !

Et pour signer la pétition pour leur libération, c’est par ici. Premiers signataires : Planning Familial 31, Faire Face . . .




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