Juillet 29, 2021
Par Contretemps
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Nous publions les bonnes feuilles de Femmes en prison et violences de genre. RĂ©sistances Ă  perpĂ©tuitĂ© de la sociologue Natacha Chetcuti-Osorovitz. Femmes dĂ©viantes, rebelles, violentes
 C’est Ă  rebours de ces stĂ©rĂ©otypes que cet ouvrage se consacre aux femmes incarcĂ©rĂ©es pour de longues peines. Natacha Chetcuti-Osorovitz, en s’appuyant sur les rĂ©cits de dĂ©tenues, reconstruit des itinĂ©raires marquĂ©s par la violence de genre que ces femmes ont subie en amont de leur passage Ă  l’acte et de leur condamnation. C’est Ă  la mise en Ă©vidence de ce continuum de violences que tient d’abord l’originalitĂ© de ce livre. Dans le mĂȘme esprit, l’auteure montre comment le parcours pĂ©nal est façonnĂ© par un dispositif disciplinaire oĂč les femmes doivent se conformer Ă  l’ordre social de genre. In fine, cette ethnographie de longue durĂ©e traite de ces questions d’actualitĂ© que sont la carcĂ©ralisation, le consentement, les violences de genre et l’émancipation.

***

Dans l’introduction de cet ouvrage, j’ai exposĂ© ma prĂ©occupation principale : Ă©tudier le processus de mise en rĂ©cit de l’expĂ©rience pĂ©nitentiaire par les dĂ©tenues en moyennes et longues peines, en France, aujourd’hui. J’ai portĂ© mon attention, dans un premier registre, sur l’expĂ©rience carcĂ©rale et son dĂ©roulement, en fonction du dispositif appelĂ© parcours d’exĂ©cution de peine. Il s’agissait d’analyser les possibilitĂ©s de la production d’un discours sur soi au cƓur mĂȘme de l’enfermement carcĂ©ral, et le façonnage psychologique du dispositif disciplinaire d’évaluation pĂ©nale. La question centrale est la suivante : comment construire un rĂ©cit, au plus prĂšs de soi, Ă  travers un procĂ©dĂ© disciplinaire qui vise Ă  une unicitĂ© de parcours en fonction de normes assujettissantes ?

Produire une parole sur soi pour se libĂ©rer du processus carcĂ©ral, alors que celle-ci est prise – voire conditionnĂ©e â€“ Ă  l’intĂ©rieur d’un systĂšme de rĂ©pression, est un exercice complexe. En interrogeant les catĂ©gories de discours et de jugement sur lesquelles se fonde, pour chaque dĂ©tenue, le couple « auteure/victime », j’ai procĂ©dĂ© Ă  l’examen de ces catĂ©gories selon le contexte d’interaction et d’énonciation. Ce cadre analytique permet de faire apparaĂźtre le rapport souvent dysfonctionnel entre l’usage juridique des notions victime/auteure et leur inscription dans le rĂ©el des femmes incarcĂ©rĂ©es, rĂ©el façonnĂ© par des logiques de domination en termes de rapports sociaux consubstantiels. Dans la perspective de la « critique du droit », ce constat vient ainsi interroger les classifications juridiques dans leur contexte social contemporain, « rĂ©cepteur [
] des questions de pouvoir et du jeu des acteurs »[1].

FondĂ© sur une analyse des rapports sociaux de sexe, cet ancrage thĂ©orique a permis de mettre en perspective le continuum des violences de genre dans la construction de la typologie des itinĂ©raires biographiques. Ce continuum des violences de genre pris Ă  l’intĂ©rieur des socialisations sexuĂ©es – de classe sociale, de sexualitĂ©, de racialisation â€“ laisse entrevoir la force plus ou moins visible de ces rapports sociaux dans les trajectoires des dĂ©tenues. Si les rapports de domination passent Ă  l’intĂ©rieur des corps et dans les maniĂšres de se situer socialement, l’approche matĂ©rialiste des rapports sociaux de sexe interroge les pratiques de rĂ©sistance, en fonction de la mise Ă  distance plus ou moins aisĂ©e face Ă  la division sexuelle du travail dans toute son Ă©tendue.

Mais comment penser des formes « émancipatoires », dans le sens de la thĂ©orie, de la pratique et de la politique – ces trois Ă©lĂ©ments pris simultanĂ©ment â€“, sans prendre en compte la production des subjectivitĂ©s carcĂ©rales, Ă  l’intĂ©rieur des « agencements machiniques »[2] qui les façonnent ? Comment sortir du rapport social de domination, Ă©chapper aux rapports de pouvoir quand l’expertise pĂ©nale est entiĂšrement prise dans des attendus normatifs de genre ? L’analyse des rĂ©cits de vie des dĂ©tenues rencontrĂ©es montre que la majoritĂ© d’entre elles a Ă©tĂ© victime de violences masculines. Le traitement pĂ©nal vient leur signifier qu’il ne suffit pas d’ĂȘtre victime de violences de genre, encore faut-il ĂȘtre la bonne victime. D’une certaine maniĂšre, les femmes qui dĂ©rogent aux devoirs de leur sexe/genre sont considĂ©rĂ©es comme responsables d’une destinĂ©e qu’elles mĂ©riteraient. La dissymĂ©trie entre les violences commises par les condamnĂ©es et celles subies dans le continuum des violences de genre est balayĂ©e par l’impensĂ© sociologique, selon lequel les femmes respectables ne sont pas violentes ou acceptent d’ĂȘtre victimes, ou encore y cĂšdent. C’est tout le paradoxe de ce processus disciplinaire : il rend possible la reconnaissance du statut de victime de violences de genre, alors que ce statut n’a pas pu s’énoncer comme tel avant le moment carcĂ©ral et, en mĂȘme temps, il reste arc-boutĂ© sur un critĂšre d’évaluation qui est celui de la reconnaissance du statut d’auteure de violences.

Le traitement pĂ©nal des illĂ©galismes politiques renferme, lui, beaucoup de spĂ©cificitĂ©s. Dans le dernier chapitre du livre, j’ai exposĂ© la posture des prisonniĂšres autodĂ©finies comme politiques en tant que militantes basques face au rĂ©gime de carcĂ©ralisation. Le traitement pĂ©nal qui leur est appliquĂ© vient nous Ă©clairer, entre autres aspects, sur la volontĂ© d’effacement de la visibilitĂ© des opposantes politiques dans le contexte contemporain. L’analyse du processus de rĂ©flexivitĂ© des prisonniĂšres autodĂ©finies politiques, Ă  partir de l’approche en termes de « cas limite », a permis de montrer la maniĂšre dont elles rĂ©sistent au dispositif disciplinaire, prĂ©cisĂ©ment en fonction de leur Ă©laboration et de leur pratique politiques.

Le deuxiĂšme registre d’analyse de ce travail d’enquĂȘte porte sur la mise en Ɠuvre contrainte d’une identification Ă  un collectif « femmes » et « dĂ©tenues » dans l’établissement des sociabilitĂ©s carcĂ©rales. En prenant en compte les socialisations antĂ©rieures Ă  la vie carcĂ©rale – en fonction du rapport gĂ©nĂ©rationnel, du genre, de la classe sociale, de la conjugalitĂ©, du travail et de l’emploi, de la religion, de l’engagement politique[3] â€“, je me suis interrogĂ©e sur la possibilitĂ© de production de solidaritĂ©s collectives. Comment les Ă©lĂ©ments de socialisation antĂ©rieurs Ă  l’incarcĂ©ration constituent-ils des points d’appui, des ressources ou, au contraire, des contraintes dans le quotidien carcĂ©ral pour soi-mĂȘme, mais aussi dans la maniĂšre d’établir des liens avec les codĂ©tenues et l’ensemble des personnes intervenant au centre de dĂ©tention pour femmes ? La vie carcĂ©rale et sa spatialitĂ© imposent des proximitĂ©s quotidiennes auxquelles il est difficile d’échapper. Toutefois, de nouvelles configurations relationnelles peuvent voir le jour. Elles permettent de trouver des Ă©chappĂ©es, mĂȘmes passagĂšres, pour maintenir une vie tenable dans la longue durĂ©e de l’incarcĂ©ration.

Je ne me suis pas rĂ©fĂ©rĂ©e de maniĂšre centrale Ă  la notion d’« institution totale » de Goffman, comme cadre thĂ©orique d’analyse de la carcĂ©ralisation : « un lieu de rĂ©sidence et de travail oĂč un grand nombre d’individus, placĂ©s dans la mĂȘme situation, coupĂ©s du monde extĂ©rieur pour une pĂ©riode relativement longue, mĂšnent une vie ensemble recluse dont les modalitĂ©s sont explicitement et rigoureusement rĂ©glĂ©es »[4]. Cette notion est depuis une dizaine d’annĂ©es critiquĂ©e – au sens noble du terme â€“ par de nombreux·ses auteur·e·s de la sociologie carcĂ©rale[5], qui privilĂ©gient, ainsi que je l’ai fait, la notion d’« organisation sociale », au service d’une institution : le ministĂšre de la Justice. Ces dernier·Úre·s justifient l’emploi de cette notion en mettant en avant l’accroissement des droits pour les prisonnier·Úre·s, du fait d’une plus grande possibilitĂ© de recours aux institutions extĂ©rieures (Observatoire international des prisons, ContrĂŽleur gĂ©nĂ©ral des lieux de privation). L’ouverture de la prison par la direction de l’administration pĂ©nitentiaire (dĂ©pendante du ministĂšre de la Justice) Ă  une plus grande variĂ©tĂ© de personnes extĂ©rieures (chercheur·e·s, artistes, bĂ©nĂ©voles d’association) aurait Ă©galement facilitĂ© la levĂ©e des murs de l’organisation prison. Si ce constat est juste, toutefois la discussion scientifique n’est pas aussi tranchĂ©e Ă  l’égard de l’environnement carcĂ©ral. L’enquĂȘte ethnographique de longue durĂ©e m’a permis de constater que cette ouverture est fonction du type d’intervenant·e·s, de la tonalitĂ© des sujets et questionnements de recherche, aux projets artistiques et Ă  leurs objectifs. C’est ainsi qu’en 2018 le ministĂšre de la Justice a mis fin Ă  la convention qui le liait avec le GĂ©nepi[6], association Ă©tudiante anticarcĂ©rale et fĂ©ministe qui dispensait depuis plus de quarante ans un soutien scolaire en dĂ©tention. Il est reprochĂ© Ă  l’association d’avoir diminuĂ© son nombre d’interventions en dĂ©tention et d’avoir adoptĂ© des positions hostiles Ă  la politique du gouvernement. On peut Ă©galement se demander si les associations et structures d’accueil prĂ©sentes en dĂ©tention ne vont pas pĂ©ricliter avec la mise en place du plan pĂ©nitentiaire de 2018 et le dĂ©veloppement dans les prisons du systĂšme de financement et de gestion en partenariat public-privĂ©, qui a pour consĂ©quence le transfert des missions d’accĂšs Ă  la formation, pour les personnes dĂ©tenues, au secteur privĂ©.

En conduisant une recherche spĂ©cifique sur les femmes incarcĂ©rĂ©es, mon enjeu Ă©tait de rendre visible une rĂ©alitĂ© que la sociologie a longtemps, et pour une grande part nĂ©gligĂ©e, voire marginalisĂ©e, par l’accent quasi exclusivement portĂ© sur l’incarcĂ©ration des hommes. Le dĂ©veloppement de cette recherche permet de reposer la question de l’invisibilitĂ© des violences de genre, de la division sexuelle du travail, du privĂ© et du public, mais Ă©galement d’analyser la fonction de l’emprisonnement.

Le dernier jour du terrain, une prisonniĂšre avec qui j’ai beaucoup Ă©changĂ©, m’a demandĂ© ce que je pouvais dire de l’utilitĂ© de la prison, aprĂšs tous ces mois passĂ©s Ă  leurs cĂŽtĂ©s. Il m’a Ă©tĂ© difficile de rĂ©pondre immĂ©diatement Ă  cette question, sinon que, contrairement Ă  ce qu’il est commun de dire et d’entendre, je ne pense pas que la prison fonctionne comme une loupe de la sociĂ©tĂ©, mais que son organisation permet de percevoir comment ces processus disciplinaires se sont Ă©tendus Ă  toutes les sphĂšres de la sociĂ©té : dans les termes utilisĂ©s quotidiennement en dĂ©tention – parcours de peine, dangerositĂ©, expertise, Ă©valuation, confinement â€“, que l’on retrouve par exemple dans le monde de l’éducation spĂ©cialisĂ©e et des professionnel·le·s de l’enfance ; dans le rĂŽle de la surveillance Ă©lectronique des populations – prĂ©sence des camĂ©ras dans l’espace urbain â€“, et d’autres formes de contrĂŽle – reconnaissance faciale, donnĂ©es numĂ©riques. À la diffĂ©rence prĂšs que, dans la « sociĂ©tĂ© de surveillance » numĂ©rique[7], on ne s’y rend pas par la coercition, mais par le dĂ©sir de se rendre visible ou par l’impuissance Ă  pouvoir faire autrement. Pour Bernard Harcourt, nous sommes ainsi entrĂ©s dans une nouvelle circulation du pouvoir qui façonne l’ensemble de nos subjectivitĂ©s sans que nous ne maĂźtrisions l’usage des informations que chaque individu fait circuler sur lui-mĂȘme, ses pratiques et son environnement.

Ces analyses ne posent pas un regard exotique sur la vie carcĂ©rale, ni ne servent de vade-mecum en vue d’amĂ©liorer le confort des prisonniĂšres ou pour justifier la construction de nouvelles prisons. Je dĂ©fends un autre enjeu, selon la formule de Jean Genet, celui « de faire varier les limites de l’innocence »[8], en interrogeant l’ordre hĂ©tĂ©rosexiste reproducteur des violences faites aux femmes.

Dans cette recherche, j’ai voulu faire parler celles dont la parole est gĂ©nĂ©ralement portĂ©e par d’autres, sans pour autant en devenir leur porte-parole. La restitution sociologique des biographies des femmes incarcĂ©rĂ©es est au centre de l’analyse. Leurs savoirs, en tant que sujet de l’expĂ©rience carcĂ©rale et pĂ©nale, ont constituĂ© l’outil principal, tout au long de l’écriture. Pour autant, Ă  la fin de ce travail, je me suis rendu compte qu’une question importante n’avait jamais Ă©tĂ© posĂ©e : comment les prisonniĂšres peuvent-elles penser autrement le travail juste de la peine ? Il est volontiers admis qu’une prisonniĂšre ou un prisonnier se raconte, dĂ©crive son expĂ©rience de la dĂ©tention et vende ses mĂ©moires. En revanche, il est difficilement acceptĂ© qu’un·e dĂ©tenu·e puisse penser la loi, le droit et le pouvoir. La prisonniĂšre peut raconter ce qu’elle vit, mais elle doit laisser Ă  l’expert·e les rĂ©flexions que cette vie lui inspire. Cette procĂ©dure de l’écriture, rĂ©glĂ©e par les mĂ©canismes du pouvoir, permet de spĂ©cifier chaque discours, de plonger l’opinion dans l’ignorance de la rĂ©alitĂ© carcĂ©rale et d’imposer ainsi un schĂ©ma de pensĂ©e. DĂ©jĂ  en 1971, le groupe d’information sur les prisons refusait de servir ainsi le pouvoir. Au-delĂ  du simple tĂ©moignage, les prisonniers et prisonniĂšres donnent leur « thĂ©orie » de la prison et non pas, comme les autoritĂ©s le font, une thĂ©orie sur la dĂ©linquance. Cette question ouvre vers d’autres promesses de recherche et de dialogue avec la mĂ©thode proposĂ©e par Alinsky[9], relative Ă  l’organisation de l’intervention sociale et ce qu’il appelle la « stratĂ©gie conflictuelle», dans sa critique du travail social forclos, Ă  travers des procĂ©dĂ©s thĂ©rapeutiques d’adaptation qui oblitĂšrent les rapports d’assujettissement, les rapports de force et les systĂšmes d’oppression. Sa proposition d’autodĂ©termination des groupes sociaux, selon leurs propres intĂ©rĂȘts, constitue une ouverture pour penser le rapport entre empirisme et pouvoir d’agir, tout en restant au plus prĂšs des intĂ©rĂȘts du groupe concernĂ© – seule maniĂšre, selon Alinsky, de construire une relation de nĂ©gociation. C’est tout le contraire du processus pĂ©nal qui s’inscrit dans l’injonction au changement.

Tout terrain d’enquĂȘte sociologique doit apprĂ©hender la stricte parole du sujet, sans forcer la formulation du rĂ©cit, en respectant les non-dits, notamment Ă  propos de la nature du dĂ©lit de chacune. C’est aussi la raison pour laquelle je n’ai pas mis en avant automatiquement la raison de l’incarcĂ©ration dans le rendu des extraits de rĂ©cits, au risque de surdĂ©terminer le sens des propos des unes et des autres.

J’ai appris dans ce monde carcĂ©ral qu’il est difficile de tenir compte de l’émotion de l’autre. Pour rĂ©sister dans le quotidien, l’émotion doit ĂȘtre sobre. Pas de masques. Pas de thĂ©Ăątre non plus. L’ordinaire est fait de ce mouvement entre le trop et le pas assez, qui tient lieu de positionnement et de juste mesure dans le rapport Ă  l’autre.

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Notes

[1] Martine Kaluszynski, « Accompagner l’État ou le contester ? Le mouvement “Critique du droit” en France. Des juristes en rĂ©bellion », Criminocorpus (en ligne), « Les rebelles face Ă  la justice », articles mis en ligne le 29 septembre 2014, p. 18.

[2] FĂ©lix Guattari, Les AnnĂ©es d’hiver, 1980-1985, Les Prairies ordinaires, Paris, 2009.

[3] Pour une analyse des relations amoureuses et sexuelles entre femmes en prison et sur les maniĂšres dont sont mobilisĂ©es les catĂ©gories de genre et de race dans le monde carcĂ©ral, voir : Natacha Chetcuti-Osorovitz, « Lesbian Life in Prison. Surveillance, Refuge, and Self-Naming », in Marianne Blidon et Stanley Brunn (sous la direction de), Handbook of the Changing World LGBTQ Map, Springer, New York, Ă  paraĂźtre en 2021.

[4] Erving Goffman, Asiles
, op. cit., p.41.

[5] Georges Benguigui, « La paranoĂŻa pĂ©nitentiaire », in Georges Benguigui, Fabrice Guilbaud, Guillaume Malochet (sous la direction de), Prisons sous tension, op. cit. ; Corinne Rostaing, La Relation carcĂ©rale
, op. cit.

[6] GĂ©nepi, Groupement Ă©tudiant national d’enseignement aux personnes incarcĂ©rĂ©es, association crĂ©Ă©e en 1976 Ă  la suite des grandes mutineries du dĂ©but des annĂ©es 1970.

[7] Bernard E. Harcourt, La SociĂ©tĂ© d’exposition. DĂ©sir et dĂ©sobĂ©issance Ă  l’ùre numĂ©rique, Seuil, Paris, 2020.

[8] Ces deux thĂšmes majeurs que sont l’innocence et la culpabilitĂ© couraient au fil des tracts et des interventions du Groupe d’information sur les prisons (GIP). Genet a lancĂ© le dĂ©bat et Foucault a Ă©crit pour le dĂ©fendre l’article « Violence et brutalité », paru dans Le Monde, le 2 septembre 1977 ; ce texte est devenu la prĂ©face aux Textes des prisonniers de la « Fraction armĂ©e rouge » et derniĂšres lettres d’Ulrike Meinhof, Maspero, « Cahiers libres », Paris, 1977.

[9] Saul D. Alinsky, Rules for Radicals, Random House, New York, 1971, traduit par Jean Gouriou, Manuel de l’animateur social, Seuil, « Esprit », Paris, 1976, repris sous le titre Être radical, Aden, Bruxelles, 2012.

Illustration: changTing flickr

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Source: Contretemps.eu