Graphique publié dans le journal La Croix, sur la base d’un décompte de l’Agence France Presse

Le nombre de féminicides en France peine à descendre significativement ces dernières années. Pourtant, sur l’année 2019, une moitié seulement des meurtres enregistrés au 21 novembre étaient reliés à une absence de violences conjugales au préalable. Proportion sans aucun doute faussée par le fait que toutes les violences conjugales ne font pas l’objet d’une déclaration aux services de police.

Face à ce constat, les associations de lutte pour les droits des femmes arguent de la nécessité de généraliser les dispositifs de protection, comme les ordonnances juridiques d’éloignement du conjoint violent, de mise à l’abri efficiente des victimes. Et de renforcer la formation spécifique des personnels au contact de femmes victimes de violence, que ce soit dans les domaines de police, justice ou santé.

Seulement voilà, toute ses mesures ont un coût que, sans grande surprise, l’Etat français ne semble pas vouloir assumer : le rapport “Où est le budget contre les violences faites aux femmes” l’estime entre 500 millions et 1 milliards d’euros.

Espérons que les mobilisations historiques du mouvement féministe ces dernières années amènent à construire un rapport de force suffisant pour obliger le pouvoir à prendre les mesures nécessaires, et à multiplier les groupes de solidarité face aux violences faites aux femmes !

Source : délégation aux victimes de violences faites aux femmes du ministère de l’Intérieur

Article publié le 28 Mai 2020 sur Lepoing.net