Lorsque l’on parle de violences faîtes aux femmes, plusieurs constats s’imposent. D’une part, 80 % des violences (sexuelles notamment) subies par les femmes se produisent avant l’âge de la majorité. D’autre part, il faut savoir que lorsqu’une femme est agressée sexuellement avant ses 18 ans, son espérance de vie diminue de 20 ans. Voilà comment s’est imposé la mise en place de formations spécifiques pour les enfants.

Lorsque l’on parle de violences faîtes aux femmes, plusieurs constats s’imposent. D’une part, 80 % des violences (sexuelles notamment) subies par les femmes se produisent avant l’âge de la majorité. D’autre part, il faut savoir que lorsqu’une femme est agressée sexuellement avant ses 18 ans, son espérance de vie diminue de 20 ans. Voilà comment s’est imposé la mise en place de formations spécifiques pour les enfants.
C’est ainsi que quelques militantes et militants ont créé l’association Femmes et Enfants libres (Felis) pour animer des formations d’autodéfense pour enfants. Pour ce faire, l’association s’appuie sur le programme Children assault prevention (CAP) lancé par des féministes étatsuniennes. L’autodéfense pour les enfants s’appuie sur le principe que, statistiquement, on a davantage
de chances de se sortir d’une situation d’agression si on se défend.
L’association Felis intervient dans les cadres scolaires (écoles élémentaires et maternelles), associatif (planning familial), et syndical (formation des personnels de l’éducation). En effet, l’association peut à la fois former des enfants, afin qu’ils apprennent à se défendre,
et des adultes, pour les sensibiliser à la prévention des violences.
Lors de ces ateliers d’auto-défense pour enfants, dans un premier
temps, l’objectif est de faire prendre conscience aux enfants qu’ils ont un certain nombre de droits fondamentaux, leur donner des outils pour identifier des situations anormales, et mettre en place des mécanismes de défense et de protection. On leur explique, par exemple, que le corps fonctionne comme une alarme incendie, qu’il faut savoir l’écouter, car il nous prévient en cas de danger  : quand le corps dit non, alors, c’est non.

Louise (UCL Saint-Denis / Felis)


Article publié le 21 Fév 2020 sur Unioncommunistelibertaire.org