Janvier 25, 2021
Par Le Monde Libertaire
312 visites


Il aura fallu 25 ans pour que la « justice » daigne se pencher sur « l’affaire de Karachi », alias « l’affaire Balladur ». Les voleurs de poule et autres manifestants qui ont droit à la comparution immédiate apprécieront.

En 1995, campagne présidentielle. À droite, deux candidats. Chirac, pour le RPR. Et Balladur, le traître, ancien premier ministre de Mitterrand. Chirac disposant des sous du RPR, Balladur devait se débrouiller. Mais il avait anticipé. Quand il était premier ministre, il avait négocié plusieurs contrats de ventes d’armes, entre autre avec le Pakistan. Les commissions et sous commissions réalisées à ces occasions lui permirent d’alimenter sa caisse de campagne. Chirac ayant remporté les élections, il n’était pas question pour lui de verser à quelques margoulins ce qu’il restait à leur verser. D’où, vengeance. En 2002, à Karachi, plasticage d’un bus. Plusieurs dizaines de morts dont 11 français travaillant pour le marchand d’armes DCN.

Tout cela était connu depuis le début. Et pourtant, en 1995, le Conseil Constitutionnel, présidé par le socialiste Roland Dumas, valida les comptes de campagne de Balladur et Chirac. Il le reconnut en 2015, en déclarant : « les comptes de Balladur et Chirac étaient manifestement irréguliers. Mais, annuler l’élection de Chirac aurait eut des conséquences terribles. Il fallait sauver la République ». Ah bon !

Il ne doit pas s’agir de la même République que celle que nous avons dans le cœur depuis la Commune de Paris de 1871.

Jean-Marc Raynaud




Source: Monde-libertaire.fr