Le Fonds mondial pour la nature (WWF) a publié le 10 septembre 2020 son étude biennale. Le constat est sans appel. De 1970 à ces dernières années, les populations de vertébrés (mammifères, oiseaux, poissons…) ont régressé de près de 70% à l’échelle mondiale. En clair, la fin de toutes ces bestioles qui sont au cœur de la vie sur cette planète est proche. Ce sont des faits. Comme sont des faits le réchauffement climatique, la fonte des pôles, la montée du niveau de la mer, la pollution de l’air, de la mer… et des tas d’autres faits du même ordre.

Certains, dont je suis, osent laisser à entendre que l’activité humaine, tatouée à la voracité capitaliste, au pillage des biens communs, à l’absurde d’une croissance économique et démographique sans fin dans un monde fini…, n’est peut-être pas étrangère à tout cela. D’où, principe de précaution oblige, l’urgence d’une réflexion approfondie sur le pourquoi du comment de tout cela. Et l’extrême urgence d’une opération à cœur ouvert pour tenter de sauver le malade.

D’autres, les lobbyistes des maîtres du monde et quelques idiots utiles du climato scepticisme, tentent de nous dissuader de réfléchir et d’agir en nous expliquant qu’il n’y a pas le feu au lac et que l’extinction de masse des dinosaures et des trois quarts des espèces vivantes de l’époque n’était pas dû (et c’est vrai mais nullement contradictoire avec ce qui se passe aujourd’hui) à l’activité humaine.

Vous ne croyez pas qu’il soit possible d’être aussi imperméable aux évidences et au bon sens. Et bien, écoutez ! Les brontosaures ne vont pas manquer… de braire !

Jean-Marc Raynaud


Article publié le 14 Sep 2020 sur Monde-libertaire.fr