Le 1er mai 2020, Virgine, 40 ans, de Montendre (Charente Maritime), habituée des manifs, respecte la règle du confinement et se contente d’accrocher une banderole sur sa maison. Le texte de sa banderole : « Macronavirus, à quand la fin ? ». Elle reprenait la une de Charlie hebdo.

Le lendemain, sa banderole avait été décrochée et une convocation à la gendarmerie trônait dans sa boîte à lettres.

Bonne fille, elle se rend chez les pandores qui lui expliquent qu’elle tombe sous le coup d’une infraction délictuelle pour propos diffamatoires envers le président de la république. Donc, banderole confisquée. Et on lui demande photo et relevé des empreintes digitales. Elle refuse. Deuxième délit.

La presse locale (Sud-Ouest, Le Littoral…) ricane ostensiblement. Donc, le procureur de Saintes, prudent, envisage de réfléchir avant de poursuivre ou de classer sans suite.

Bon, d’accord, le gendarme charentais n’a jamais passé pour une lumière. Mais, s’il ne se sent plus pisser de répression, c’est peut-être parce que les hautes sphères l’y encouragent ?

Conclusion de Virgine : « En plus d’être masqués, on commence à être muselés. »

Tout est dit !

Jean-Marc Raynaud


Article publié le 01 Juin 2020 sur Monde-libertaire.fr