DĂ©cembre 24, 2020
Par Union Communiste Libertaire (UCL)
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Les militant·es syndicalistes et rĂ©volutionnaires sont habitué·es Ă  devoir jouer du rapport de forces, dans la rue, avec une police de plus en plus violente. Mais le 5 dĂ©cembre Ă  Paris, on a Ă©galement eu Ă  se protĂ©ger de l’agression venue de certain·es manifestant·es en panne d’idĂ©es pour prouver leur radicalitĂ©.

La manifestation contre la Loi SĂ©curitĂ© Globale du 5 dĂ©cembre s’est vue fĂ©rocement attaquĂ©e par les forces de l’ordre, qui s’amĂ©liorent constamment dans leur rĂŽle rĂ©pressif. Ces attaques contre le mouvement appellent Ă  une rĂ©ponse : pour nous, il s’agit de continuer Ă  construire des syndicats et d’autres contre-pouvoirs : collectifs de victimes de violences policiĂšres, organisations antifascistes
 Ă  mĂȘme d’assurer notre dĂ©fense collective et de garantir notre droit Ă  manifester.

NĂ©anmoins, toutes les attaques lors de cette manifestation n’ont pas Ă©tĂ© le seul fait des forces de l’État. Il y a Ă©galement eu plusieurs altercations entre manifestant·es, avec un point culminant lorsque certain·es s’en sont pris Ă  des syndiqué·es et Ă  des camionnettes syndicales.

Cette attaque n’est vraisemblablement pas due Ă  un quelconque groupe d’extrĂȘme droite, mais Ă  un petit groupe de manifestant·es. Il s’agissait d’une attaque dĂ©libĂ©rĂ©e contre des camarades de lutte, en l’occurrence celles et ceux syndiquĂ©-es Ă  la CGT.
Et soyons clairs : il ne s’agissait pas d’une altercation entre un service d’ordre et des manifestant·es.

Que nous ayons des dĂ©saccords tactiques ou stratĂ©giques entre groupes militants, c’est normal. Mais lorsque ces dĂ©saccords se transforment en des agressions physiques, une ligne rouge est franchie, comme ça a Ă©tĂ© le cas le 5 dĂ©cembre.
Or certains groupes militants s’en sont publiquement rĂ©joui.

Nous disons trĂšs clairement que cette posture est irresponsable et dangereuse. Peu importe le point de vue choisi, cet acte divise de fait le mouvement entre « bon·nes Â» et « mauvais·es Â» manifestant·es, et nous expose tous et toutes Ă  davantage de rĂ©pression policiĂšre.

Contre toutes celles et ceux qui veulent nous diviser, l’UCL sera toujours du cĂŽtĂ© de celles et ceux qui travaillent Ă  l’autonomie, Ă  l’indĂ©pendance et Ă  l’unitĂ© du mouvement social.

Signataires : UCL Montreuil, Pantin, Saint-Denis, 93-Centre, Grand-Paris sud, Banlieue sud-est

cc Patrice Leclerc/PhotothĂšque du mouvement social



Source: Unioncommunistelibertaire.org