La situation impose des mesures de transformation profonde en totale rupture avec les politiques économiques et sociales actuelles. Un énième « plan de relance » qui ne remettrait pas en cause ces politiques, ne pourrait conduire qu’à une aggravation de la crise sociale, économique et écologique.

Journée de grève et de manifestation jeudi 17 septembre : RDV 11h30 Manufacture des Tabacs

Déclaration Intersyndicale du Rhône du 10 septembre 2020

L’intersyndicale du Rhône, ( CGT, FSU, Solidaires, CNT, CNTSO, UNEF, UNL) ne peut quec onstater l’acharnement du patronat et du gouvernement, qui n’aura eu de cesse tout au long de l’été, de maintenir le dé-tricotage de notre modèle social, pour introduire en lieu et place,précarité, misère, peur, restriction de libertés, chômage de masse… aucune prise de consciencedes carences d’un modèle économique à bout de souffle pourtant indispensable au vu de la crisesanitaire actuelle et climatique à venir ! Alors que moins d’un français sur deux n’avait prévu de partir en vacances cette année, fautede moyens, l’autre moitié s’en est vu empêcher pour cause de pandémie de Covid ou par peur de l’avenir et du chômage.Moins de deux semaines après la rentrée des classes, l’impréparation et le manque d’anticipation du ministère de l’éducation nationale sont avérées, consternantes et laissent enseignants, élèves et parents dans l’incertitude. Pour les organisations syndicales et de jeunesse, l’obligation du port du masque doit être assortie de la gratuité des masques.Les organisations du travail redeviennent anarchiques et disparates précipitant ainsi dans l’expectative ou l’angoisse, des millions de travailleuses et de travailleurs.

Les catastrophes naturelles ou chimiques se multiplient lamentablement à travers la planète,sans que le capital seul responsable ne soit mis en cause.Entre casse des services publics, lois destructrices dans la Fonction Publique, affaiblissement dela Sécurité Sociale, réforme des Retraites, Éducation Nationale, Santé… Tout y passe quand ils’agit de faire du profit et de semer le trouble. Le programme de cette rentrée, appelle une réponse massive des travailleuses et des travailleurs !La crise sanitaire et sociale que nous traversons depuis plusieurs mois témoigne d’une urgence à changer en profondeur le système libéral actuel, à rebours du énième plan de relance proposé dernièrement par le gouvernement. La préservation de l’emploi, notamment grâce à la réduction du temps de travail sans perte de salaire, et la lutte contre la précarité sont possibles avec une meilleure répartition des richesses, la fin de l’évasion fiscale et des aides publiques aux multinationales. Les salariés, privés d’emploi, retraités, précaires, étudiants confirment une nécessité de changement, que le pouvoir en place aurait tort de masquer !Les organisations syndicales, mobilisés auprès de l’ensemble des travailleuses et destravailleurs, rappellent que d’autres choix sont possibles ! La France demeure la 5e puissance mondiale et la première d’Europe en matière de reversement de dividendes ! Déterminées etengagées pour des lendemains meilleurs, elles appellent les salariés à s’organiser enassemblées générales, pour décider de se mettre en grève et de participer aux manifestations.La journée interprofessionnelle nationale du 17 septembre prochain, est une occasion pour faireconverger les luttes, les exigences, pour aujourd’hui et demain et envoyer un message clair etoffensif : Nous exigeons un monde meilleur pour nous et nos enfants, ce qui implique desprogrès sociaux majeurs comme la réduction du temps de travail et que la priorité soit mise surla protection de l’environnement plutôt que sur les profits !

Les organisations CGT, SNESFSU, Solidaires, FIDL, MNL, UNEF et UNL appellent à faire de la journée du 17 septembre une première journée d’action, selon des modalités à définir dans les secteurs professionnels et les territoires (grèves, manifestations, rassemblements, etc. …) pour imposer le changement nécessaire !

La rentrée sociale revêt un caractère tout à fait inédit à plus d’un titre. Aux conséquences humaines de la crise sanitaire, s’ajoutent des mesures régressives portées par le Gouvernement. Celles et ceux qui travaillent et produisent les richesses, dont les salariés qui ont été particulièrement exposés et mis à contribution pendant le confinement, sont les premiers à payer les velléités d’employeurs qui annoncent licenciements et délocalisations. Pendant ce temps, ils maintiennent le versement de dividendes pour les actionnaireset exigent de nouvelles exonérations de cotisations sociales et des baisses d’impôts.Préparée sans réelle prise en compte de la situation sanitaire et sans moyens supplémentaires, la rentrée scolaire et universitaire inquiète les jeunes, lesfamilles et les professionnels, cela dans le cadre d’un protocole sanitaire ministérielillisible et sans cesse remis en cause. Nous exigeons la mise à dispositiongratuite de masques en quantité suffisante à l’ensemble des collégiens, lycéens et étudiants. Il en va de même pour l’ensemble de la population. Pour le monde du travail,il revient aux employeurs de prendre en charge lesmesures de protections individuelles et collectives, dont la distributiongratuite demasques en quantité suffisante.La réduction du temps d’exposition également nécessaire induit de discuter de l’organisation, des conditions de travail et réduction du temps de travail.Les organisations syndicales et de jeunesse affirment ensemble que la priorité doit être donnée à la préservation et à la création en nombre d’emplois stables et qualifiés,à la sortie de la précarité en particulier desjeunes travailleurs, des étudiants, avec leur mise en protection sociale. Cela passe notamment par la réduction du temps de travail sans perte de salaire, le développement des services publics et des industries nécessaires à la réponseaux besoins en biens et services, en prenant en compte l’urgence écologique.Il est urgent d’augmenter les salaires, les traitements, les pensionset les minimas sociaux.Il est également temps d’en finir avec les aides publiques de toute nature dont bénéficient de grandes multinationales sanscontrepartie et contrôle d’utilisation.La période a également confirmé les exigences communes qu’ont portées nos organisations lors de la lutte contre la réforme du système des retraites. Nos organisationscondamnent toute nouvelle régression en matière de retraite et de protection sociale programmées notamment par le Gouvernement au détour du projet de loi de finances de la sécurité sociale (création de la cinquième branche, augmentation de la CSG, etc. …).

L’urgence sociale impose aujourd’hui tout au contraire,de préserver notresystème intergénérationnel et d’envisager une protectionsociale incluant la dimension professionnelle tout au long de la vie,des années d’étudesà la retraite.La situation impose donc des mesures de transformation profondeen totale rupture avec les politiques économiques et sociales actuelles. Un énième « plan de relance »qui ne remettrait pas en cause ces politiques,ne pourrait conduire qu’à une aggravation de la crise sociale, économique et écologique. La question de l’emploi est centrale : lutte contre la précarité et la pauvreté, hausse des salaires, développement des services publics, abandon définitif de la réforme des retraites.Les organisationsLa CGT, FSU, Solidaires, FIDL, MNL, UNEFet UNLappellent à faire dela journée du 17 septembre une première journée d’action,selon des modalités à définir dans les secteurs professionnels et les territoires (grèves, manifestations, rassemblements, etc. …) pour imposer le changement nécessaire.

Paris, le 27 août2020

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Article publié le 16 Sep 2020 sur Rebellyon.info