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Ce n’est pas parce que l’État dissout Génération identitaire que les bandes fascistes vont cesser leurs exactions. Le 20 mars encore, elles ont attaqué la librairie de l’UCL, La Plume noire, à Lyon. Le 3 avril, c’était au tour de la Maison de la Mésopotamie, haut lieu de la gauche kurde à Lyon, d’être ciblée. Le 10 avril à Paris, avec d’autres organisations, l’UCL manifestera en solidarité, et pour affirmer la nécessité d’une riposte antifasciste large et unitaire.

La lutte face à l’extrême droite ne se résume pas à la dissolution de Génération Identitaire (GI) et il y a fort à parier que ce groupe va continuer ses activités de rue et de propagande, éventuellement sous un autre nom.

La lutte face à l’extrême droite ne se résume pas à la dissolution de Génération Identitaire (GI) et il y a fort à parier que ce groupe va continuer ses activités de rue et de propagande, éventuellement sous un autre nom.

A côté de GI, il existe une multitude d’autres groupes, comme les Zouaves Paris, responsables de multiples agressions sur des personnes racisées, ou des lieux et cortèges militants, l’Action Française, le collectif féminin raciste et identitaire Némésis ou encore la Cocarde étudiante, de plus en plus active dans les universités et qui tente de s’inviter dans les manifestations étudiantes.

Le Rassemblement national (RN) est aujourd’hui représenté dans les institutions avec des sièges à l’assemblée et plusieurs mairies, et conforte sa position de « deuxième parti » de France dans les sondages. Les élections régionales à venir continuent de le montrer : le RN est désormais présent dans les grands médias avec un temps d’antenne important, traité comme un parti « classique », et toutes les échéances électorales semblent maintenant à sa portée.

Une portée qui semble d’ailleurs souhaitée par une majorité présidentielle qui, dans la perspective de 2022, donne une place de choix à son « meilleur ennemi » idéal. Meilleur ennemi qu’il qualifie de « trop mou » sur ses propres thématiques historiques d’une part, tout en s’offusquant de l’autre qu’une partie de l’électorat soit lassée de jouer le jeu d’une démocratie sans choix.

Plus inquiétant encore, les idées d’extrême droite sont reprises par des partis dits « libéraux » ou « sociaux-démocrates », souvent pour des raisons électoralistes, mais parfois de proximité idéologique.

Avec un gouvernement qui réprime violemment les mouvements sociaux et tente de protéger coûte que coûte ses policiers avec une loi dite « de sécurité globale ». Qui diabolise encore plus la communauté musulmane avec une loi dite « contre le séparatisme ». Un ministre de l’éducation et une ministre de l’enseignement supérieur qui reprennent le terme « islamo-gauchisme » popularisé par l’extrême droite et demandent une enquête sur les contenus enseignés à l’université.

Prenons acte de cette situation, et reconstruisons un front antifasciste large, incluant collectifs spécifiques, organisations syndicales et politiques. Ne laissons plus à l’extrême droite ni la rue, ni l’espace médiatique.

Contre l’extrême droite, prenons la rue samedi 10 avril !


MANIFESTATION ANTIFASCISTE
Samedi 10 avril 14 heures
métro Château-d’Eau, à Paris 10e
événement FB


Cette mobilisation doit être un premier pas vers une riposte antifasciste large et de long terme. Nous reprendrons la rue dès qu’il le faudra en cas de mobilisation de l’extrême droite, nous organiserons des rencontres antifascistes sociales, nous manifesterons le 5 juin à la fin du procès des assassins de Clément Méric.

Signataires : Solidaires étudiant·es, Comité pour Clément, Solidaires-Paris, Jeune Garde Paris, CNT ETPRECI75, Solidaires Lycéen·nes, Paris Queer Antifa, La Horde, Union communiste mibertaire (groupes Grand-Paris sud, Saint-Denis, Montreuil)

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Source: Unioncommunistelibertaire.org