Ce
mardi soir, une bonne cinquantaine de gilets jaunes et de membres du
groupe écologiste Extinction Rébellion se sont rassemblés devant
la mairie de Montpellier, à l’occasion de la cérémonie des vœux
de l’année 2020 de la municipalité. Le discours, prononcé par
l’adjoint au maire Max Lévita en raison des problèmes de santé
de Saurel, a été perturbé par de petits groupes de manifestants.
Récit d’une joyeuse incursion dans ce monde de petits fours et de
ricanements arrogants.

« Même
si Saurel ne veut pas nous on est là ! 
»

Dès
17h30 les premiers manifestants tentent de pénétrer à l’intérieur
du hall de la mairie. Après passage sous un portique de détection
des métaux et fouille sous les vestes, quelques un d’entre eux se
verront confisquer leur gilet jaune par des vigiles non-habilités,
avant d’être escortés vers la sortie. L’ambiance est au
dialogue ! C’est que beaucoup d’habitués des manifestations du
samedi se rappelleront des louanges de Saurel envers la “subtilité”
des policiers mobilisés sur l’acte 30 du 8 juin dernier. Quelques
groupes de manifestants parviendront quand-même à rentrer à
l’intérieur du bâtiment, pendant que leurs camarades poussent la
chansonnette à l’extérieur.

Dès
le lancement du discours, la première interruption vient d’un
groupe d’Extinction Rébellion. Il y en aura quatre autres,
réparties pendant la cérémonie, chacune des personnes impliquées
étant très vite sortie de la salle par les vigiles.

Pendant
ce temps, en extérieur, les manifestants jouent avec les nerfs des
agents de sécurité, en s’avançant vers les différentes entrées
pour les bloquer successivement. Le petit jeu prendra fin vers 19h30,
avant une dispersion dans le calme et sans problème à signaler.

Un
manque d’investissement écologique de la mairie

« Le
maire avait déclaré il y a 6 mois, l’état d’urgence climatique. Il
s’était engagé sur 3 points : la création d’une assemblée
composée d’experts, d’associations et de citoyens tirés au sort
pour orienter le travail des élus, des ateliers éco-citoyens dans
les écoles et un fonds d’urgence climatique. Aujourd’hui rien n’a
été fait »
, rappelle un
militant d’Extinction Rébellion.

Déjà
en septembre 2018, les organisateurs de la journée d’action Rise
for Climate
, ancêtre des marches pour le climat, avaient sans
résultat fait tourner une pétition demandant à Phillippe Saurel
« de se désengager des
investissements dans les énergies fossiles et demander aux
institutions publiques de promouvoir davantage les énergies
renouvelables en soutenant les alternatives existantes. »


Article publié le 29 Jan 2020 sur Lepoing.net