Ci dessous les réactions du collectif El Manba et du collectif du 5 novembre :

Encore une expulsion -Bd Dahdah (gare St Charles)

Hier (jeudi), à 14H, des demandeur.euses d’asile habitant boulevard Dahdah ont été expulsés de leur logement par les services de la ville, qui, tout d’un coup, ont décidé de mettre les habitations sous arrêté de péril.

Une vingtaine de personnes ont été transférés dans un gymnase proche de l’hôpital européen. Mais il ne s’agit que d’une mise à l’abri temporaire, froide et précaire qui devrait prendre fin ce matin, à l’issu d’un tri des personnes selon les situations administratives.

Nous rappelons que l’OFII a l’obligation de proposer des hébergements aux demandeurs et demandeuses d’asile tout au long de la procédure ! Y compris les personnes en procédure Dublin. Dans la réalité, nous ne nous faisons pas d’illusion sur le fait que cette expulsion suivra le même procédé que les précédentes et que beaucoup de personnes retrouverons encore une fois la rue, après avoir été reléguées dans les taudis de la ville.

Continuons à nous mobiliser : occupations, réquisitions ! La résistance se fait au pied de biche !

Le droit au logement ne se mendie pas, il se prend !



Urgent – communiqué

Évacuation d’environ 70 personnes (chiffres a vérifier) au 51 Boulevard Dahdah (près des Chutes-Lavie).

Le motif serait la prise d’un arrêté de péril grave et imminent suite au risque d’effondrement d’un plancher. Nous avons très peu d’informations compte tenu de l’absence de précisions de des services de la prévention et gestion des risques sous la tutelle de l’adjoint au maire Julien Ruas.

Les habitants auraient été :

  • soit pris en charge en hôtel pour ceux qui avaient la possibilité de justifier de baux
  • Soit transférés pour 40 a 50 personnes (46 selon nos informations) au gymnase Ruffi (personnes ne pouvant justifier de baux)
  • Soit partis par leur propres moyens ailleurs

Selon les services de la ville, les personnes prises en charge pour la nuit au gymnase seront mises à la rue dès demain matin !

Nous rappelons que la situation administrative des occupants est sans incident sur l’obligation de relogement. Par ailleurs, sauf à prouver que ces personnes ne sont pas des occupantes de bonnes foi (et sous réserve d’une procédure d’expulsion ici non engagée), elles doivent pouvoir bénéficier des mêmes droits que les autres occupants dans le cadre d’un arrêté de péril grave et imminent, à savoir une prise en charge de leur hébergement décente et adaptée , procédure prévue à la charte de relogement signée par la ville et l’Etat.

Nous appelons donc les autorités à répondre au plus vite à cette situation d’extrême urgence et à nous tenir informés des suites données.

Nous appelons les marseillais à rester mobilisés afin que le droit soit appliqué.

Le collectif du 5 novembre – Noailles en colère


Article publié le 16 Nov 2019 sur Mars-infos.org