Juin 7, 2021
Par Le Monde Libertaire
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Être humain d’abord – 10e café des miracles à la Maison de la Laïcité bd enseignement 5. Philippeville le 23 juin à 19.00 – animation et chansons par Christophe, du groupe Ici & Maintenant (Belgique) de la Fédération Anarchiste.

Le Café des Miracles, c’est un café philo invitant à la discussion, autour d’un bon verre, en faisant fuser les idées, sans fioritures ni déférence complaisante envers les idoles. La Maison de la Laïcité de Philippeville a invité un membre du groupe Ici & Maintenant pour assurer l’animation, agrémentée de quelques chansons, de cette séance. Le thème choisi : être humain d’abord. Être humain d’abord… Un certain Georges Brassens avait intitulé l’une de ses chansons « Les copains d’abord », composant avec ce titre une ode à l’amitié et aux liens qui se créent quand on se serre les coudes.

Pourtant, ces derniers temps, le plaisir de se retrouver ensemble, entre humains, a été rudement mis à mal ! Confinement, quarantaine, distanciation, bulles… Puisque il semble qu’on soit en train d’en sortir, le café des miracles vous invite à un moment de discussion sur notre envie de créer du collectif, de se retrouver rassemblé·e·s, mais aussi, pourquoi pas, de conserver une forme de retrait en solitaire qui soit bénéfique (Brassens a aussi écrit “Bande à part sacrebleu, c’est ma règle et j’y tiens !“) Bref, nous vous invitons, entre humains d’abord, à réfléchir ensemble, sous le signe de Georges Brassens (à l’occasion du centenaire de sa naissance) à ce que c’est qu’être humain d’abord. Nous laisserons de côté les discussions d’ordre médical ! Demandons-nous plutôt ce que cette période nous a appris sur notre société, sur notre manière de faire société, sur ce qu’elle peut devenir, et sur nous-mêmes aussi, à travers ces moments qui ont renforcé une forme d’isolement.

100 ans hors des clous, pour ne pas oublier que Brassens fut membre de la Fédération anarchiste de 1946 à 1948, et secrétaire de rédaction du journal Le Libertaire (aujourd’hui Le Monde Libertaire). Bien qu’il ait quitté la FA, ses affinités libertaires ne l’ont jamais tout à fait quitté. Brassens a toujours eu soin d’en parler avec prudence, refusant d’être un modèle, d’être un meneur, d’être suivi. 100 ans hors des clous pour celui qui disait aussi : « Un anarchiste est un homme qui traverse scrupuleusement entre les clous, parce qu’il a horreur de discuter avec les agents. »

Sur l’anarchie, quelques années après avoir quitté la FA, Brassens disait :
« Pour moi, l’anarchie, c’est le respect des autres, une certaine attitude morale.
Mais je ne me suis pas vraiment dit anarchiste. J’ai appartenu à la Fédération anarchiste, à la Libération, et j’y suis resté pendant quelques années. Et puis j’en suis parti. Je suis toujours sympathisant de l’anarchie. Mes idées, j’ai du mal à les expliquer, n’ayant pas de programme et n’ayant pas de solution future. Je ne sais pas comment on peut faire le monde. Et puis l’économique s’en mêle tellement aujourd’hui, vous savez, si on ne connaît pas les problèmes d’économie parfaitement, on est incapable de construire le monde de demain. Et puis le monde évolue à chaque instant, à chaque seconde. Le monde que l’on construit sur le papier aujourd’hui ne serait plus valable si on le mettait en pratique demain. C’est pour cela que je n’ai pas de solution… idéale, ni de solution collective surtout. Pour moi être anarchiste, c’est un certain respect des autres, un sens d’une espèce de fraternité – encore que le mot soit un peu grand ! Une espèce de… je ne sais plus qui disait ça… de volonté de noblesse. Je ne me dis pas vraiment anarchiste. Je crois l’être mais je ne prétends pas l’être.
»

Au programme : La mauvaise réputation, J’ai rendez-vous avec vous, Bécassine, et quelques autres…




Source: Monde-libertaire.fr