La rébellion déclenchée par le meurtre de George Floyd par la police, s’est répandue dans tous les États-Unis. Des manifestations de solidarité, des autoroutes bloquées, des émeutes, des pillages et des affrontements avec les forces de l’ordre ont été de plus en plus nombreux ces derniers jours, alors que les autorités appelaient en urgence la garde nationale à rester en alerte.

Le président Donald Trump et d’autres Républicains en ont rajouté une couche en tentant de diviser les manifestants en prétendant que ceux qui étaient véritablement à l’origine des émeutes était « ANTIFA » ou d’autres militants d’extrême gauche. Hier, Trump a été encore plus loin en désignant « ANTIFA » comme une organisation terroriste »…

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois ; il avait déjà fait en juillet 2019, et, dès 2017, face aux nombreuses manifestations populaires qui avaient eu lieu pour protester contre son élection, des documents confidentiels avaient fuités, révélant que le département de la Sécurité intérieure américain aurait classé les activités « antifas » comme relevant de « violences terroristes intérieures ».

Quoiqu’il en soit, le site antifasciste américain It’s Going Down a recensé les actions de protestation des derniers jours, en voici un résumé. Dans de nombreuses villes, d’immenses manifestations, qui sont restées pacifiques, ont également eu lieu. 25 villes à travers 15 États ont imposé un couvre-feu.

À Los Angeles, des magasins pillés sur Rodeo Drive et à Beverly Hills aux cris de « Eat the Rich » ; à La Mesa, des banques sont en feu ; à Scottsdale, en Arizona, l’Apple store du centre commercial est dévalisé ; un peu partout, des véhicules de police sont incendiées ou attaquées.

Oakland Abolition and Solidarity rapporte que « dans les prisons du pays, les télévisions ont été éteintes depuis des jours. Les matons essayent ainsi de cacher aux prisonniers ce qui est en train de se passer, pour éviter des mutineries.“

À Minneapolis, la police a tiré des balles en caoutchouc sur des gens assis sur le pas de leur porte. De nombreux cas d’agressions par des policiers de manifestant·e·s, de journalistes ou de passant·e·s ont été rapportés.

L’extrême droite n’a pas été oubliée par les manifestant·e·s. À Richmond, le siège national des Daughters of the Confederacy (Filles de la Confédération), un organisation suprémaciste blanche, a pris feu, et un monument confédéré a été vandalisé. Le 30 mai, à Salem, Oregon, une marche de protestation s’est opposée à un groupe d’extrême droite, les Proud Boys, qui étaient lourdement armés.

Plus d’infos sur le site It’s Going Down.


Article publié le 01 Juin 2020 sur Lahorde.samizdat.net