Avril 19, 2016
Par Mille Babords
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La puissance des récits réside dans leur capacité à faire monde. Pour faire face à la hauteur des enjeux écologiques, politiques et sociaux contemporains, Isabelle Stengers nous invite à déplacer nos modes de questionnement et à « repeupler le désert dévasté de nos imaginations ». Mettant en cause les récits et raisonnements dominants, la philosophe en appelle à de nouveaux récits racontant « comment des situations peuvent être transformées lorsque ceux qui les subissent réussissent à les penser ensemble » . Un plaidoyer pour une intelligence collective des pratiques qui honore les divergences.

Philosophe des sciences, Isabelle Stengers enseigne à l’Université Libre de Bruxelles. S’intéressant aux savoirs minoritaires et aux questions politiques suscitées par les sciences, particulièrement à toutes les formes de disqualification péremptoire – des sciences entre elles, des savoirs canoniques vis-à-vis des savoirs “dominés”, des experts vis-à-vis des citoyens – elle se consacre depuis une quinzaine d’années à une réflexion autour de l’idée d’une écologie des pratiques.

Dernier ouvrage paru : Une autre science est possible ! Manifeste pour un ralentissement des sciences, Les Empêcheurs de penser en rond/La Découverte, 2013.

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