Sur l’interclassisme et le devenir politique (ou pas) des Gilets Jaunes.

L’acte 18 des Gilets jaunes, destiné à fêter dignement la clôture du « grand débat national », a fait la preuve que le mouvement n’est non seulement pas en perte de vitesse, mais qu’il choisit ses moments et ses modes d’action, ce qui lui permet d’imposer à l’exécutif son propre calendrier.

Que l’émeute elle-même ait débordé à Paris, que la manifestation n’ait plus été qu’émeute, cela tient d’une part à l’exaspération générale face au mur du silence et du mépris dressé par l’État, ainsi qu’à des raisons purement conjoncturelles : plusieurs manifestations simultanées, la nécessité de défendre les bâtiments ministériels et l’Élysée ainsi que le symbole de l’Arc de Triomphe, ont laissé sur les Champs la police en sous-nombre et tétanisée par la violence des charges des émeutiers.

Le samedi 16 mars restera dans les mémoires comme le jour où on a brûlé le Fouquet’s et pillé les boutiques des Champs-Élysées.

Peut-être que dans quelques années, au fin fond d’une province déshéritée, on sortira des couverts du Fouquet’s pour le repas du dimanche, et on s’en souviendra.

Mais maintenant, que faire ? Et quelle direction peut prendre le mouvement des Gilets jaunes ?

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