L’offensive digitale de Google et ses conséquences, juillet 2018

Traduction de “And the world shall become Google, Google’s digital attack and its consequences”, brochure anonyme publiée sur https://theanarchistlibrary.org/

Contenu

Que fait réellement google ?

///Internet et Software
///Marketing
///Infrastructure
///Smart Live
///Hardware
///Robotique
///Biotech
///Intelligence artificielle

Visées de Google

Attaque frontale

Pourquoi se prévenir de quelque chose comme le Google Campus

///Alors, pourquoi ?
///Quel est l’objectif ?

Mais comment ?

La vie est en train de devenir smart et propre. Tout le savoir et la communication se tiennent à ma disposition à n’importe quel moment. Tout devient pratique et efficace, simple, ludique et toujours positif, tout devient Google. Tout le monde peut prendre part, c’est libre et volontaire . Je peux le décider à n’importe quel moment et le monde entier est ouvert à moi – Je n’ai rien à cacher.
C’est comme ça que ça parait être. C’est ça le produit, la machine.
Mais si tu regardes au delà du smartphone pour faire face au POURQUOI et le COMMENT, des questions et des réponses déplaisantes se révéleront, qui ne peuvent pas rester sans conséquences. Google est juste une entreprise parmi d’autres, seulement une composantes des nouvelles structures de pouvoir, mais une composante essentielle. Les Technologies sont des moyens et des outils puissants pour restructurer le capitalisme et la domination. Pour marquer la lutte contre le Google Campus à Berlin-Kreuzberg, cette méga-corporation va être pris en exemple ici. Cependant, il sert peu d’analyser si les actions vont sans conséquences.

Que fait réellement google ?

La deuxième plus grande entreprise dans le monde est un grand réseau d’entreprises. C’est difficile d’y voir clair, parce que de nouvelles entreprises sont constamment fondées et des start-ups achetées. C’est plus comme un réseau complexe, mais il y a un leadership clairement hiérarchique. Donc il y a beaucoup de Google qui ne s’appelle pas Google.
Actuellement, l’entreprise parente s’appelle Alphabet. Google est maintenant une des maintes succursales de Alphabet (Quand nous parlons de Google ici nous incluons Alphabet). Larry Page et Sergey Brin sont les fondateurs et monarques absolus de cet empire. Au fait : Il n’y a aucune photo des enfants de Larry Page sur internet. Sa maison est hermétiquement fermée au monde extérieur.
La deuxième entreprise du monde a généré approximativement 110 milliards de Dollars de brassés, plus de 12 milliards de Dollars de bénéf, et plus de 10 milliards de Dollars investis dans la recherche et le développement en 2017. A peu près 95% des revenus venaient de la publicité en 2014.
Le réseau complexe de l’entreprise est aussi varié que les domaines ou ce qui est produit et développé. Je ne peux que donner des exemples ici pour illustrer les dimensions et peindre une image de la méga-corporation. Les domaines différents s’entremêlent aussi souvent, se complémentent ou semblent faire partie d’une stratégie globale . En général, elles apparaissent être des entreprises colossales, comme Google Search, mais elles sont aussi des petites start-ups. Ce qu’elles ont en commun, c’est l’idée de viser la lune, l’invention qui change toute la donne, pour lesquelles l’efficacité totale, la créativité absolue, être impitoyable et rapide sont des nécessités absolues. Toujours au moins dix fois plus haut, plus rapide, toujours mieux qu’avant, quelque soit le prix.

/// Internet et Software

Google opère des sites web innombrables. Google est le plus grand fournisseur de moteurs de recherche (Google Search), plateformes vidéo (Youtube), fournisseurs mail (Gmail), détermination de localisation (Google Maps), pistage en ligne (Google Analytics)… Cette étendue est énorme, et le flot de données sur les serveurs Google est gigantesque. Google voit ce qui est Googlé quand et par qui, et tout ce qui est consulté, Google scanne tout contenu email sur Gmail, ils traquent tes mouvements et tes escales a travers tes recherches Maps. Mais aussi les mouvements sur Internet sont traqués et enregistrés dans Analytics. Toute cette information personnelle peut être combinée. Ce sont la principale source de revenus : de la pub (de plus en plus personnalisée), conçue pour créer et diriger les besoins.
Google distribue aussi des systèmes d’opération et des logiciels. Celles ci incluent, par exemple, Android, le système d’opération le plus utilisé sur les smartphones. Android est de plus en plus développée comme système d’opération pour voitures autonomes, les « smart-devices », etc… C’est « gratuit » et tout le monde peut travailler à le développer encore. Comme Google le sait très bien, le facteur le plus utile est la domination du marché et ainsi le monopole de l’exploitation de données – le nouvel argent. Nous payons par ce que nous faisons, qui nous sommes, pas avec de l’argent. Le navigateur le plus populaire du monde, Chrome, a aussi été développé par Google et envoie joyeusement de l’information à son monopoliste. Certains des articles recommandés par Google sur la page d’accueil du navigateur standard de la majorité des smartphones ont maintenant plus de clics que Twitter. De plus, Google fournit le gestionnaire de photos Google Photo (avec reconnaissance faciale automatique par une intelligence artificielle), Google Earth et plusieurs autres apps. Ceci est le principal exemple de comment Google s’installe dans les vies quotidiennes de la plupart des gen.te.s.

/// Marketing

Ceci est le domaine qui génère la plupart du revenu couvrant. Beaucoup d’entreprises de marketing et de publicité utilise les données personnelles pour de la publicité ciblée et donc d’autant plus de valeur. Grandes et petites sommes sont données à des projets variés, même si au premier regard elles n’ont rien à voir avec Google. En addition au lobbying politique et institutionnel habituel, celles ci incluent des dons à plusieurs start-ups (les conditions sont difficiles à identifier), ainsi que des projets qui promeuvent le « progrès technologiques », telles que le l’Université Singularité transhumante ou l’Institut Alexander Von Humboldt pour Internet et la Société à Berlin, plus, par exemple, les journaux comme le TAZ – Die Tageszeitung pour moderniser leur présence internet. Même si un retour direct de service n’est pas forcément attendu, ceux qui collectent l’argent du lobbying entrent toujours dans une dépendance volontaire.

/// Infrastructure

Il y a aussi des investissements dans l’infrastructure. L’entreprise Google Fiber (couramment uniquement dans les USA) construit et vend les réseaux de fibre optique et les ports. L’entreprise Loon développe des ballons internet qui flotteront au dessus de grandes parties du monde (L’Afrique est nommée comme étant le premier marché) un jour pour fournir à tout le monde un accès internet – filtré par Google, bien sûr. L’entreprise Lunar fait des recherches sur la colonisation humaine de la lune.

/// Smart Live

L’entreprise Google Nest construit des régulateurs intelligents et des détecteurs incendie qui peuvent identifier si quelqu’un.e est dans la pièce, par exemple. Naturellement, ils sont connectées aux serveurs Google. De nombreuses start-ups, par exemple, vendent des caméras de surveillance qui se connectent aussi au Google Cloud. Sidewalk Labs, une entreprise pour le développement urbain « smart » doit aussi être mentionné. A Toronto, Sidewalk Labs a planifié de transformer un quartier de 325 hectares en « smart-city ». A cet effet, Sidewalk laps ont reçu des tâches de planning urbain technologique du gouvernement. Des tâches auparavant assumées par le gouvernement sont reprises par Google, dans la visée de rendre la vie plus « facile » par l’automatisation.
Tout devient un réseau d’information digitale. Avec ce projet, les objets « smart » et les processus qui peuvent toujours être supervisés, pistés et ainsi contrôlés vont devenir des modèles pour les villes partout autour du monde. Il n’est pas clair où et comment les énormes quantités de données sont stockées et ce qui va leur arriver. Cependant, il devrait être clair que ceci va mener à des concentrations toujours plus élevées de pouvoir dans les mains des entreprises.
Google Fit est aussi conçu pour rendre intelligemment la vie plus facile. Le bracelet de fitness et la transmission constante aux serveurs Google devrait augmenter l’auto-optimisation et fournir des données très personnelles pour des fins de marketing.

/// Hardware

L’exploitabilité physique est aussi assurée. Google est aussi en train de développer du hardware pour étendre encore plus les sources de données et rester en contrôle direct. Par exemple, le téléphone Google avec système d’opération Android et Intelligence Artificielle. Ou Google Assistant, un petit haut parleur conçu pour incarner la communication du futur : La communication contrôlée par la voix. Commencer des séries sur la TV, baisser les volets, faire des appels téléphoniques, écouter de la musique, écrire des mails, Google… Tout par contrôle vocal en utilisant ce petit engin. Ici, aussi, toutes les données sont traitées a Google, et analysée. Un bug volontaire, Big Brother dans la chambre et tou.te.s sont heureu.x.ses car c’est tellement pratique. Il y a même de la discussion pour faire revenir Google Glass cette année. Une paire de lunettes qui scandent et écoutent les alentours en temps réel, pendant que l’utilisateur reçoit de l’information de Google directement sur ses verres. En conséquence, Google est un filtre créé entre les yeux et le monde qui crée une puissante interface humain-machine. De plus, personne dans les environs ne sait si tout est enregistré, uploads et sauvegardé ; la reconnaissance faciale automatique est déjà une fonctionnalité de base de Google. La surveillance totale, aussi pratique que volontaire. Il y a quelques années, Google a retiré la première version du marché parce que les clients n’étaient pas prêts. Il y a des bars qui ont affiché des interdictions d’entrée aux personnes les portant, et des gens se sont fait frapper. Une nouvelle génération est en train d’être développée avec un manufacturier de lunettes. Un point intéressant d’attaque pour tou.te.s. Pour l’avenir, Google travaille aussi sur le développement de lentilles intelligentes, qui ne seront probablement pas reconnaissables de l’extérieur.

Google est aussi impliquée dans le développement de l’ordinateur quantique. Apparemment, il aurait déjà fonctionné pour une fraction de seconde. S’ils réussissent à faire fonctionner ce super-ordinateur, ceci résultera peut être dans un bond quantique en science informatique et ainsi aussi en biotechnologie, en robotique, etc. Le résultat est un bond quantique dans le développement des ordinateurs quantiques. Les technologistes affirment que l’Intelligence Artificielle en particulier pourraient faire un grand bond en avant. Il est aussi prédit qu’un ordinateur quantique pourrait rapidement décrypter des mails cryptés interceptés aujourd’hui.



/// Robotique

Google possède plusieurs entreprises spécialisées en robotique qui s’étendent dans de nombreux domaines. Par exemple, des nanobots sont en passe d’être mis au point qui, dans le futur, devraient être injectées dans le sang pour soigner des maladies. En addition, des robots humanoïdes sont en train d’être développés, comme des machines capables de se mouvoir parfaitement dans n’importe quel terrain. Ici, la coopération en consultante et en développement avec l’industrie militaire est évidente. Dans l’avenir, l’armée va de plus en plus dépendre sur des robots sur le terrain mais aussi à la nano-échelle.

/// Biotech

Ceci est un domaine que Google est en train d’agrandir excessivement, tellement le marché de la santé est grand. Presque tout les grands nouveaux « players » comme Amazon, Facebook ou Google investissent des sommes énormes dans ce secteur. La but est d’individualiser la médecine et développer des nouvelles méthodes combinant la biologie, la génétique, la robotique et la science informatique.
Ainsi, la recherche basique est faite pour développer des nouveaux produits pharmaceutiques, pour de la médecine génétique personnalisée et aussi pour étendre la vie en général. Ceci peut sembler bien de prime abord, mais cela aura des conséquences profondes. Les modifications génétiques peuvent avoir des effets irréversibles sur la nature – personne ne sait vraiment ce qui peut arriver. La startup 23andme, par example, qui a été fondée et puis achetée ensuite par Google, travaillent sur l’enfant sur commande. Ils ont déposé une technique pour sélectionner la couleur des yeux, le risque de maladie, la hauteur ou la force musculaire pour un enfant conçu dans un laboratoire. Même aujourd’hui, les espérances de vie varient grandement selon là où tu grandis et à quel niveau se trouve le « niveau de vie technique ».
Même si ceci ne dit rien de si les gens sont heureux, ça montre que le fait d’être génétiquement sélectionné ou modifié pourrait devenir un privilège de la classe dominante. Les conditions d’exploitation pourrait devenir encore plus extrême, l’écart et la différence en santé physique serait encore plus visible et hiérarchisant.
Finalement, Sergey Brin, chef de Google, a un rêve : « Nous voulons que Google devienne la troisième moitié de notre cerveau ». Et le monde devient Google, tout filtré par et lié à une entreprise. Jusqu’ici ceci est juste un fantasme futur et un rêve d’omnipotence d’un multi-milliardaire. Mais Google est déjà en train de travailler vers ce but. Les interface entre humains et machineconçues pour faciliter l’interaction permanente avec le monde virtuel. A cette fin, Google développe des timbres biologiques, des tablettes sensibles et des implants. Il y a quelques années, un paraplégique a pu dessiner un cercle sur un écran avec un câble entre son cerveau et un ordinateur. Contrôler un drone marche déjà avec juste un casque. Ces connections permanentes avec les technologies les rendent indispensables ; poussent la dépendance aux smartphones et les réseaux sociaux virtuels à leurs extrêmes. Le travail est en cours pour une fusion qui ne permettra plus la séparation et l’autonomie. Les Transhumanistes, dont certains sont financés par Google, rêvent d’une nouvelle espèce qui finira par remplacer l’humain inefficace.

/// Intelligence artificielle

Ultimement, Google est en train de mener beaucoup de recherche sur l’Intelligence Artificielle. Google est un poids lourd dans ce segment de marché. Ceci inclut la reconnaissance faciale automatique (find my face), la conduite autonome, Deepmind, du software au fonctionnement calqué sur les réseaux neuronaux et aussi la fonction « auto-completer » sur Google Search. Il y a eu un progrès considérable dans les dernières années. Après la victoire d’une Intelligence Artificielle sur un champion du monde de GO (un jeu de stratégie), ainsi qu’une autre ait créé des compositions musicales, beaucoup d’applications dépendent de l’Intelligence Artificielle. Par exemple, le petit appareil Google Assistant réagit à des commandes vocales et imite un assistant personnel. Toute requête est envoyée aux services Google, où une Intelligence Artificielle cherche des réponses correspondantes. Donc l’IA doit savoir « apprendre à nous connaître » avec le temps pour parfaire les interactions. Une manière idéale de désactiver ou de paralyser la pensée autonome. Un grand avenir est promis à l’IA dans un monde d’automatisation. Des lampadaires intelligents, des voitures automatisées, les rencontres en ligne ou la création de contenu – une IA est au cœur de tout. L’IA écrit des articles Wikipedia et dans les journaux, analyse les images des caméras de vidéosurveillance, et conduit des entretiens d’embauche.
Comment fonctionnent les Intelligences Artificielles et leurs algorithmes sous-jacents, et ceux sur quoi sont basés leurs processus décisionnel, n’est connu que par les entreprises derrière elles. Le sujet de nombreux films n’est plus une fiction : Une IA devient autonome et est retournée contre l’humanité.
Récemment, Google a publié un petit test qui montre de manière alarmante ce dont sont capables des IA. Dans le champ d’essai étaient trois IA. Deux devaient développer les méthodes pour communiquer entre elles de manière cryptée. La troisième IA recevait tous les messages et était chargée de les décrypter. Les méthodes de cryptage se sont développées très rapidement. Après deux jours, les deux IA communiquaient dans une langue cryptée que personne ne pouvait comprendre. D’un point de vue de machine, les langues humaines sont très inefficaces, alors elles ont développé la leur. A partir de ce moment, le contenu est complètement caché aux personnes extérieures. Ce test montre le danger de donner à des IA du genre l’accès à l’infrastructure qui leur fournirait l’indépendance. Ces gens étaient tellement fiere que l’IA les ait dépassés…

Visées de Google

Google prétend qu’il veut créer un meilleur monde. En accord avec leur ancienne mantra d’entreprise « Don’t be evil », ils promettent de ne faire que de bonnes choses pour aider les gen.te.s. Avec la technologie de Google, les gen.tes devraient vivre 130 ans, les enfants seraient sélectionnés avant la naissance, les robots pourraient prendre sur eux autant de taches que possible et l’Intelligence Artificielle calculerait nos désirs avant même que l’on n’en ait conscience. Mais qu’est ce que le bien, qu’est ce qu’un monde meilleur ? Le fondateur de Google Larry Page est allé à une école Montessori, prétendant adorer l’esprit indépendant de la découverte, et son bureau n’est plus grand qu’aucun autre. Les châteaux sont localisés en dehors du site de l’entreprise. Il parle hiérarchies plates dans son entreprise, mais au dessus des créateurs et des programmeurs, il y a la tour des fondateurs et des actionnaires. Ultimement, ce sont eux qui décident qu’il faut que les hiérarchies des étages inférieurs soient plates – pour stimuler la créativité. Les produits sont les mêmes. Que ce soit un moteur de recherche personnalisé et de la pub ou de l’intelligence artificielle dans ton salon : Ceux ci sont sensés répondre à tes besoins individuels, mais ils sont contrôlés et gouvernés par Google. Les algorithmes sont des secrets, la collection des données centrale pour Google. Quelque gars pensent vraiment savoir ce qui est bien pour nous tous. Et pour leurs porte-feuilles. Et c’est sans doute vrai qu’ils font beaucoup pour l’humanité. Mais seulement dans leur intérêt. Aspirant maîtres du monde, ils sont incroyablement puissants et influents. Qui fait confiance à ces gens, leur foi technologique et leurs produits, tombera dans un spectacle jamais encore réussi par aucun dictateur.
Ainsi, Google travaille de manière interdisciplinaire. Robotique, Biotechnologie et Science Informatique sont fusionnés pour agrandir le désert technologique. Google entreprend la recherche dans touts ces domaines et a de nombreuses start-ups et sous-traitants. Les divisions entre les secteurs disparaissent toujours plus et convergent les uns avec les autres.
Selon leur propre information, l’un de leurs objectifs est de centraliser tout le savoir au sein de Google. Mais pourquoi ? Le savoir, c’est le pouvoir… Mais le charitable Google veut que tout ce savoir soit disponible à tou.te.s, « gratuitement ». Et nous savons ce que cela signifie, « gratuitement » : paiement en données d’utilisateurices et en information. Cela soulève aussi la question de pourquoi ? Quand je marche dans la rue, je filtre automatiquement l’information, tout comme, là tout de suite, je ne vois pas l’intégralité du monde. Après tout, les être humains sont limité.e.s dans leur réceptivité. Vu que tant d’information nous dépasse totalement, Google nous le trie gentiment. Résultats excellents ! Un monde filtré par Google, parce qu’eux seuls définissent, selon des schèmes ignorés de tou.te.s, ce qui me correspond et l’information que je finis par recevoir.
Néanmoins, derrière toutes les grandes promesses sont des intérêts financiers. Sans des milliards de dollars, les rêves mégalomanes des PDGs de Google ne serait pas possibles. Après tout, eux aussi ont besoin de leurs villas. Étant donné que nous vivons dans un monde d’exploitation, le capitalisme, une méga-corporation a besoin de toujours plus de bénéfices, d’augmentation de la valeur, d’acquisitions et de nouveaux marchés de vente.
La technologie continue d’intervenir dans tous les domaines de la vie . Elle s’étend dans l’espace et dans les plus petites atomes. Ce n’est plus juste un outil, mais une force structurante, le meilleur ami, l’espoir, l’objectif. Le net ne permet plus un monde extérieur, c’est une prison intelligente – partout. La manière dont nous travaillons, entretenons nos relations, communiquons et pensons change très rapidement. « Être humain » est en train d’être redéfini. Ce n’est rien de nouveau que l’usage excessif des ordinateurs et des smartphones change notre comportement et est en train de créer des nouvelles connections dans notre cerveau, alors que d’autres s’atrophient. La pensée linéaire est remplacée par des allers retours erratiques, plus de tout, pour que rien ne dure, rien ne reste. La focale est limitée à quelques secondes, rapide et déjà fugace et oublieuse. La démence se répand et est compensée par des machines qui bientôt réécriront nos histoires. La « Gamification » [« jeuification »] (stimulant une addiction ludique a travers des récompenses diverses telles que des bonnes nouvelles, le « nudging » [le « nudge » est comme une petite bousculade pour attirer l’attention NDTR], qui toujours apparaît [« popping »], pour qu’aucune paix ne revient) est une pratique commune d’entreprises comme Google. Tout devient facile, court, intelligent, pour que tu n’aies plus à te faire chier à quoi que ce soit. Là est l’astuce. Ne devons abandonner notre confort pour ne pas tomber dans le piège de la domination. L’extrême hétéronomie de la représentation politique. Après tout, ce que des machines font pour moi, je n’apprends jamais. Ceux qui ont maîtrisé suffisamment de défis savent combien peut en être appris et comment il est bénéfique de les maîtriser. Google veut nous prendre cela, grâce à des indications, des recherches rapides, des robots d’entretien et de soins qui englobent tout [le mot anglais utilisé est « care ». Dans les synonymes affichés par google pour ce mot, on retrouve « supervision », « control », « protection », « custody », « wardship »… le mot anglais pour maton est warden]. A partir d’ici et maintenant, le principe d’autodétermination requiert de nous non seulement de nous libérer des « politiques », mais de couper les câbles du web et passer au prochain défi. En s’introduisant dans TOUTES les facettes de la vie, les entreprises comme Google s’accaparent énormément de pouvoir. Dans l’avenir, elles surpasseront même le pouvoir des Etats et des empereurs. Les possibilités d’influence sont énormes puisque des dépendances énormes sont créées, et beaucoup de personnes sont convaincues qu’elles ne pourraient vivre sans elles. C’est sans importance que ce soit Google ou une autre entreprise. Le problème est le motif d’hétéronomie qui infiltre les relations, le sang et les désirs. Sans grande surprise, Google travaille aussi avec les agences répressives et l’armée pour maintenir ces relations.
Pour le prochain tir lunaire – l’invention qui rompt le paradigme – tout est acceptable. Au nom du progrès, la nouvelle religion mondiale, la recherche est entreprise dans des sujets dangereux sans aucune considération aux pertes ou aux effets adverses. Le nouveau dieu, la science, fera tout pour faire avancer l’humanité. Plus haut plus vite plus loin. Les nanoparticules sont relâchées dans le monde, des modifications de génomes sont faites et beaucoup plus. Ces interventions sont irréversibles, et personne n’a idée des conséquences potentielles. Nous sommes les rats dans le laboratoire « la terre ». L’Intelligence Artificielle, une fois « relâchée » peut aussi se développer par ses propres dynamiques, et l’humain inefficace est toujours dans son chemin. Petit à petit, les plantes génétiquement modifiées, les Intelligences Artificielles etc. sont introduites jusqu’à faire face à un fait accompli.

Attaque frontale

« Je n’ai rien à cacher », c’est des balivernes. Nous avons tou.te.s des secrets, mais sur le net nous ne nous rendons pas immédiatement compte à quel point nous sommes dénudé.e.s. Regardons juste le revenu de Google, généré en enregistrant des mouvements sur le net et en faisant de la publicité personnalisée – ça correspond à des milliards de dollars. Nous n’avons aucune idée de ce qui sera fait de cette énorme quantité de données, parce que nous l’avons complètement abandonnée dans leur mains. Les données seront là pour toujours et personne ne peut encore deviner ce qu’un fou comme Larry Page, une Intelligence Artificielle ou un dictateur à venir pourrait en faire.
Dans les années qui viennent il y aura un énorme boost dans l’automatisation. Les robots, les contrôleurs automatiques, les réfrigérateurs intelligents… En conséquence, beaucoup d’emplois seront sans doute perdus et des professions disparaîtront dans leur intégralité. Certain.e.s croient que dans 20 ans 20 % des travailleur.ses d’aujourd’hui seront au chômage. Beaucoup de personnes « superflues » dont on n’a pas vraiment besoin d’un point de vue capitaliste. Ou alors peut être juste en tant que consommateur.ses. En ce cens, et pour maintenir la paix, les entreprises et les hommes politiques proposent de plus en plus le revenu universel. Un revenu universel calmerait cette armée de personnes superflues et alimenterait la consommation. En même temps, beaucoup de professions disparaîtraient. Ce n’est rien de nouveau, de nouvelles occupations ont toujours apparu quand les anciennes sont mortes.
Cependant, ce qui est déjà devenu apparent depuis l’industrialisation continue de s’intensifier dans la technologie des informations et la robotique : de plus en plus de spécialistes sont nécessités pour des technologies toujours plus complexes. Les tâches simples peuvent être exécutées par des machines, le reste par les quelques-un.e.s qui les comprennent plus ou moins. Une fois encore, des dépendances énormes, alors que le contexte de production devient toujours plus aliéné. Et ceux qui comprennent comment les technologies fonctionnent réellement ? Essentiellement, c’est comme des parents qui patronisent leurs enfants : Ne jamais expliquer pourquoi les choses sont telles qu’elles sont et ce que sont les options avec leurs conséquences, mais seulement que c’est comme ça que c’est et que les choses se passe le mieux qu’elles le peuvent. Le temps, les relations, le travail et la vie en général migrent de plus en plus vers le virtuel. Le fait que le cadre pour ceci, et les possibilités, sont toujours déterminées par les programmateur.ices ne semble pas emmerder la plupart des gen.te.s. Mais ce n’est plus à toi de décider de ce que tu peux ou ne peux pas dire. Le cadre qui englobe ton action est déterminée par le design de celui-ci, pas par toi. En plus de ça, beaucoup de personnes oublient comment communiquer sans utiliser des appareils. Mais que se passe-t-il si cela ne fonctionne plus ? Cela devient de plus en plus normal de rentrer dans des connections profondes avec les machines. Au Japon, une femme a marié son robot, les robots jouent aux cartes dans les maisons de retraites, et un implant internet semble vraiment pas loin.
Mais nous n’avons pas à regarder loin pour le voir : Aujourd’hui, le smartphone semble avoir fusionné avec les gens, beaucoup de choses sont organisées à travers lui, les « contacts » sont maintenus, et notre exposition constante est garantie. Dans son absence, les symptômes de retrait comme la solitude et la nervosité sont devenues la norme. Les connections persistantes avec les machines vont profondément influencer notre comportement et notre pensée. Le contact direct et l’échange avec d’autres gens et avant tout avec soi même est en train d’être écrasé. Le calme, la réflexion, les pensées cheminantes… Tout est laissé à des appareils qui nous en prennent une grande partie.
Les frontières entre chaque personne, objet ou relation et pensée ont été brouillées. Alors que tout rentre dans l’appareil, tout est converti en information. L’internet des Choses, c’est à dire le réseau d’autant d’appareils et de choses que possible dans la Smart City, est aussi une partie importante de ce développement. Et comme l’information est quantifiable, elle peut être catégorisée, ou plutôt, des algorithmes doivent catégoriser chaque miette d’information quelque part. Sur quelle base ceci se passe est habituellement totalement obscur, vu qu’ils ne sont souvent connus que par les programateur.ices qui les ont élaborés ou apprennent d’eux mêmes.L’information est organisée, triée, selon des critères qui échappent toujours à l’individu. Tout ce qui peut être mesuré et catégorisé peut aussi être calculé et ainsi contrôlé. Le contrôle total des mouvements, des préférences, des relations et des comportements en général est atteint. Un exemple est l’élimination planifiée de l’argent liquide, menant à une situation où l’on ne pourrait que payer digitalement et en conséquence toute transaction de paiement serait traçable. Le contrôle direct et donc l’influence des entreprises affectent toutes les parties de la vie.
« La liberté, c’est quand ton volume de données est aussi grand que ton amour » – un slogan de pub d’un fournisseur de réseau de téléphonie mobile. Cette phrase se fait l’exemple de la stratégie globale. La liberté et l’individualité nous sont vendues. Seulement en étant attachés à des technologies complexes peut on construire des relations, avoirs des amis et se sentir libre. Après tout, on n’a besoin que de la possibilité d’être libre. Le sens de la liberté comme autonomie la plus grande possible, l’auto-organisation et la responsabilité mutuelle est renversée ici. A cause du net, le cadre qui est permis d’être « libre » devient de plus en plus restreint.
J’appelle cette stratégie l’appropriation totale. Ne pas faire partie de ceci devient de plus en plus difficile. Du contrôle omniprésent et toujours plus intense des appareils sensibles et des caméras partout jusqu’à l’exclusion volontaire de l’usage des réseaux sociaux virtuels.
Imagine, par exemple, que dans le futur lointain une porte de métro fermée s’ouvre uniquement si je paie avec un smartphone. Je dois me laisser être exclu du transport public ou m’y soumettre ? Et si un jour une puce implantée en connexion permanente avec Google ou qui que ce soit d’autre soit requise ? Et les systèmes de paiement ne sont qu’un de beaucoup d’exemples.
Cette tendance générale peut aussi être vue avec les pièces d’identité, les conditions d’emploi, les groupes d’étude, etc. Celleux qui font preuve d’un comportement déviant sont apparents, ceci est déjà la réalité. Beaucoup de niches, qui peuvent encore se trouver au milieu du bullshit ambiant disparaîtront. Celleux qui refusent de participer dans certaines choses feront l’expérience d’une rupture encore plus profonde à l’avenir, avec des conséquences sérieuses pour l’individu.e. L’enfermement total dans le net [filet NDTR] libre.
La dépendance sur les appareils et leurs réseaux résulte en une sévère perte d’indépendance et d’autonomie. Si les spécialistes sont nécessaires pour tout, si toutes les structures, telles que la communication, sont prédéfinies, l’hétéronomie gagne. En conséquence, le système pénal changera. Le « fonctionnement » des citoyen.ne.s habituellement imposé par l’État, les flics et la loi sera remplacée par l’autodiscipline. Le contrôle continu, les coups de coude digitaux irréguliers réguliers et l’interaction constante dans le net créée une structure parapluie prédéfinie dans laquelle la vie peut avoir lieu. Il y aura sûrement encore des flics et des prisons, comme il y aura toujours des personnes qui ne joueront pas par les règles du jeu. Le contrôle et la discipline, par contre, deviendra toujours plus intelligent, plus « smart », plus invisible, moins tangible, toujours plus internalisé, c’est à dire, incorporé à soi, telles que le requièrent les circonstances.
La manière selon laquelle les appareils tels que le smartphone et ses programmes sont conçus en soi est utile. L’interaction rapide constante, les défis de bas niveau et les restrictions, traiter les gens comme ils apparaissent sur le net, sans fin et toujours persistant, est ce qui caractérise la télévision et les mondes digitaux. Il y a des études extensives sur ce qui est clair pour n’importe qui a les yeux ouverts : l’Empathie, la compassion, la concentration ainsi que les capacités cognitives comme réfléchir, se rappeler et la spontanéité sont de plus en plus perdus. La réflexion linéaire est remplacée par un aller retour affairé. Beaucoup de managers prennent maintenant des mini-pauses sans services digitaux -un luxe ! Pour redevenir focalisés et clairs et pouvoir se rebrancher.
Une brève excursion dans le futur : Ray Kurzweil, chef développeur à Google est peut-être l’avocat le mieux connu du Transhumanisme. Selon son idée, les humains devraient être améliorés par des appareils jusqu’à ce que l’être humain inefficace disparaissent dans sa fusion avec la machine et les programmes en faveur d’une nouvelle espèce. Il est déjà apparent, cependant, que les produits de Google ne seront plus juste des prothèses. En d’autres mots, des instruments qui remplacent nos capacités actuelles par des appareils. Dans l’avenir, les humain.e.s seront probablement plus une prothèse pour la machine Google, la connexion totale et l’exhaustivité de l’information.
Tous ces aspects pointent vers une attaque générale sur l’autonomie et l’auto-détermination alors que la liberté est conditionnée par ces paramètres. Ceci n’est rien de nouveau, l’autonomie a toujours été une menace pour n’importe quelle pratique de domination et d’exploitation. Cependant le capitalisme est en crise, et pour continuer d’exister il doit continuer de pousser. Que reste-t-il à exploiter ? Maintenant que les besoins basiques et toutes les autres choses ont été exploitées, nos relations, nos désirs et nos pensées elles-mêmes sont les prochaines sur la liste. Un nouveau marché infini, vu que les besoins du corps sont limités. Tous ceux qui ont faim peuvent avoir le ventre plein à des moments. Mais tout ce qui se passe dans l’esprit est infiniment exploitable, il n’y a aucune limite à l’imagination.
Le pouvoir se regroupe, l’exploitation se restructure. C’est tentant de dire que tout était mieux avant. Mais les pouvoirs actuels sont toujours là, ce n’est que le visage, les stratégies et la forme qui change. Le pouvoir devient « smart », positif et toujours utile. Identifier un ennemi est de plus en plus difficile. De par le passé cela aurait pu être un esclavagiste avec un fouet ou des avertissements intimidants d’un patron. Aujourd’hui, cependant, c’est tou.te.s tes ami.e.s, et les instruments de contrôle qui te permettent d’être avec elleux. Cette nouvelle orientation rend les choses un peu compliquées, vu que tout est volontaire et que nous en faisons tou.te.s partie. Mais nous ne devons pas oublier qu’il est possible de s’emparer des conséquences de ce savoir nous mêmes. Il y a toujours des gen.te.s et des structures pour porter la responsabilité principale de ces structures et qui peuvent aussi être attaqué.e.s. Habituellement, ce sont ces personnes-là qui en profitent le plus. Additionnellement, si tout est partout, les flux de réseaux sont les point les plus vulnérables, comme les systèmes modernes sont profondément dépendantes des lignes de haute tension, des cables de fibre optique et du mouvement des biens.
Ici j’aimerais pointer la signification des développements courants et futurs. Mais rien n’est fixé, l’avenir n’est pas déjà écrit. Il y aura toujours la possibilité de se défendre, de montrer des étincelles d’un monde sans domination et agrandir l’autonomie.

Pourquoi se prévenir de quelque chose comme un Campus Google ?

Actuellement, ceci peut être vu comme un exemple. Un Google Campus ou d’autres espaces ou les critiques du pouvoir des technologies complexes peuvent se déplier. C’est un endroit ou existe ou peut être causé un conflit.

/// Alors, pourquoi ?

D’un côté, les entreprises comme Google vont mener une grande revalorisation de la zone (dans le sens capitaliste) n’importe où elles s’installent. De tels projets sont des incubateurs, des initiateurs pour un développement de plus. De l’expérience d’autres villes, les start-ups qui ne s’en seraient pas sorties pour grimper dans le Google Campus s’installeront dans la zone. La proximité entre Google et les autres « incubateurs » peuvent alors tenter les start-ups de s’installer à proximité. La zone devient de plus en plus chère, déjà qu’elle l’était, et les gen.te.s ne peuvent plus s’en sortir et doivent quitter le coin. Les environnements sociaux s’effondrent. Un phénomène familier. Cependant, toujours tant qu’existera la propriété, il y aura toujours l’exploitation. Qui a besoin d’un propriétaire ? Si les maisons appartenaient à celleux qui y habitaient, ce ne serait plus possible pour d’autres, souvent les riches, d’en tirer de la valeur. Cette discussion qui ne peut qu’être brièvement mentionnée ici est importante car beaucoup de résident.e.s autour de nouveaux sites technologiques semblent primairement avoir peur d’être déplacées plutôt que d’être exploitées par le monde digitalisé.
Néanmoins, l’attaque technologique, par Google, entre autres, est profonde et durable, et nous concerne tou.te.s Voilà pourquoi il est important qu’on s’organise de manière spécifique pour adresser le problème.

/// Quel est l’objectif ?

Différentes appréhensions sont possible ici. A mon avis, cependant, la prévention de l’installation d’un Google Campus n’est qu’une borne sur la route. Les localisations physiques sont aussi une cause, mais majoritairement un symptôme. Si un campus est évité, les entreprises comme Google continueront néanmoins à faire circuler et distribuer ses produits. Si nous détruisons Google, une autre entreprise reprendra le flambeau. Ceci n’est pas dit pour décourager, mais pour avoir une réelle appréhension de la situation. Naturellement, le sentiment d’éviter quelque chose comme le campus est non-négligeable, et c’est un signe au monde que l’ordre peut être débordé. Cela donne le courage. C’est possible. Même si un campus ouvert aurait peut être offert encore plus d’éventuels points d’attaque…
Le véritable objectif doit être une vie complètement différente. L’abolition de l’exploitation, le développement de l’initiative et de la solidarité, l’expansion de l’autonomie et de l’auto-organisation. Ces objectifs sont dirigés contre Google et tout type de domination. Ceci est fondamentalement opposé à n’importe quel type de politique, que ce soit par des partis légaux, par des personnes ou des initiatives qui négocient avec le pouvoir, que ce soit les pétitions, les demandes faites au gouvernement, ou les demandes pour des loyers plus bas. Si tu agis au sein du système de cette manière, tu peux peut être ralentir un peu les développements, mais en même temps tu contribueras à stabiliser la situation. La critique et l’engagement sont bienvenus pour entretenir le mirage que on pourrait faire une différence a travers des réformes dans leur jeu. Mais comme nous l’avons vu : Qui définit le cadre détermine le cheminement en avant. Si je veux décider par moi même quel chemin prendre, la structure doit être détruite, en termes à la fois d’objet et d’idée. La lutte contre le Google Campus était ainsi juste une focale ou une impulsion temporaire. Nous pouvons pointer les contradictions de cette société et alimenter les conflits dans la visée de la révolte, de l’insurrection, du soulèvement et d’une transformation vers un monde de solidarité. Nous pouvons nous grouper et apprendre à nous connaître, pratiquer la résistance et la complicité plutôt que la mentalité du coude. Les relations peuvent rester, elles peuvent survivre à un conflit temporaire.
Expérimenter une praxis de questionner la domination peut ouvrir des possibilités pour agir, et l’auto-organisation elle même est l’objectif et le chemin d’une société sans exploitation.
Nous pouvons montrer : Non, pas comme ça ! C’est quelque chose qu’on peut gagner en opposant à l’hétéronomie l’auto-détermination concrète.

Mais comment ?

Le texte “Comment lutter contre le Google Campus ?” du journal SHITSTORM, propose des manières de lutter contre Google. Ces idées peuvent aussi inspirer d’autres projets et fournir des poins de départ pour autant d’autodétermination que possible pour se battre dans un monde dominé par d’autres.
(de : SHITSTORM – Anarchistiche Zeitung – Berlin, Januar 2018 – #2)
Il est ici : https://theanarchistlibrary.org/library/anonymous-how-to-fight-the-google-campus

Par Information Anti Autoritaire Toulouse et Alentours (IAATA),

Source: http://iaata.info/Et-le-monde-devient-Google-3078.html