Mai 5, 2021
Par Monde Nouveau
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Pour comprendre l’empressement de certains militants Ă  Ă©pouser les thĂšses bolcheviks, il faut avoir Ă  l’esprit que beaucoup d’entre eux pensaient qu’il existait une proximitĂ© entre celles-ci et l’anarchisme – lorsque LĂ©nine annonça ses « thĂšses d’Avril Â», de nombreux bolcheviks pensĂšrent de mĂȘme. Les soviets Ă©taient vus comme une forme russe des bourses du travail, ce qui n’était pas faux, Ă  l’origine. Ensuite, on pensait alors que la rĂ©volution en Europe Ă©tait imminente, en particulier en France. La volontĂ© de crĂ©er en France un parti communiste sur ce qu’on pensait alors ĂȘtre le modĂšle bolchevik Ă©tait Ă©videmment liĂ©e au dĂ©sir de soutenir la rĂ©volution russe, mais aussi de crĂ©er une structure capable d’agir efficacement lorsque Ă©claterait la rĂ©volution – que beaucoup de militants croient imminente, rĂ©pĂ©tons-le. Pour faire face Ă  cette Ă©ventualitĂ©, il fallait soit crĂ©er de toute piĂšce un parti rĂ©volutionnaire, soit transformer le parti socialiste, le PSU, en parti rĂ©volutionnaire. Les militants de l’époque s’opposĂšrent sur cette stratĂ©gie. La majoritĂ© des socialistes restĂšrent au PSU, de la mĂȘme maniĂšre que la majoritĂ© des travailleurs restĂšrent Ă  la CGT, malgrĂ© la trahison des directions de ces deux organisations pendant la guerre.

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Source: Monde-nouveau.net