Novembre 13, 2021
Par Le Monde Libertaire
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La ConfĂ©dĂ©ration gĂ©nĂ©rale du travail (CGT), organisation anarchosyndicaliste, prĂ©vient que la nĂ©gociation de la « nouvelle » rĂ©forme du travail par le gouvernement Parti socialiste-Unidas Podemos n’est qu’un maquillage qui maintiendra les mĂȘmes conditions de travail que les prĂ©cĂ©dentes rĂ©formes de 2010 et 2012.

La CGT appelle l’ensemble de la sociĂ©tĂ© Ă  soutenir les mobilisations du 18 dĂ©cembre pour l’abrogation totale des rĂ©formes du travail du Parti socialiste et du Parti Populaire.

La CGT a publiĂ© une dĂ©claration aprĂšs avoir Ă©valuĂ© les derniĂšres informations sur l’annonce de l’exĂ©cutif de Pedro SĂĄnchez de « nĂ©gocier » une rĂ©forme du travail qu’ils ont appelĂ© « RĂ©forme du travail pour le 21e siĂšcle ».

Selon l’organisation anarcho-syndicaliste, ces annonces confirment que le « gouvernement le plus progressiste de l’histoire dĂ©mocratique de l’État espagnol » n’abrogera pas les deux rĂ©formes du travail (2010 Zapatero-Parti socialiste et 2012 Rajoy-Parti populaire) qui ont plongĂ© notre pays dans la plus grande prĂ©caritĂ© des travailleurs de mĂ©moire d’homme, comme l’indiquent les donnĂ©es de la derniĂšre enquĂȘte sur la population active, oĂč les chiffres sur la destruction d’emplois, l’emploi temporaire et la pauvretĂ© gĂ©nĂ©ralisĂ©e parlent d’eux-mĂȘmes.

La CGT souligne dans ce communiquĂ© que cela provient d’un scĂ©nario dans lequel l’autorisation administrative nĂ©cessaire Ă  la prĂ©sentation des dossiers de rĂ©gulation de l’emploi a Ă©tĂ© supprimĂ©e, ce qui a conduit Ă  des licenciements massifs, ainsi qu’à faciliter le versement d’indemnitĂ©s moins Ă©levĂ©es aux travailleurs. En outre, la CGT explique que les « salaires de traitement », qui sont des salaires que l’entreprise Ă©tait tenue de verser Ă  un travailleur ayant dĂ©noncĂ© son licenciement par l’intermĂ©diaire d’un juge dĂ©crĂ©tant sa rĂ©intĂ©gration, ont Ă©galement Ă©tĂ© supprimĂ©s. Dans ce sens, l’indemnitĂ© pour licenciement abusif a Ă©galement Ă©tĂ© rĂ©duite de 45 Ă  33 jours par an, ceci Ă©tant l’une des conditions « immuables » de la future rĂ©forme que le gouvernement de SĂĄnchez et DĂ­az nĂ©gocie.

La CGT assure qu’avec cette nouvelle rĂ©forme, la destruction de l’emploi continuera Ă  trouver dans notre systĂšme juridique la mĂȘme absence de rĂ©sistance que jusqu’à prĂ©sent. La « flexicuritĂ© » que nous a amenĂ©e le pouvoir du Parti Populaire en 2012 a fait que toutes ces mesures qui visaient, non plus la crĂ©ation d’emplois, mais l’élimination Ă  bas prix de ceux qui avaient de meilleures conditions de travail pour les remplacer par des emplois plus prĂ©caires, ont eu pour consĂ©quence des millions de travailleurs pauvres.

La CGT considĂšre que cette nĂ©gociation pour une « nouvelle » loi du travail avec le label « plus progressiste » du gouvernement apportera en rĂ©alitĂ© plus de licenciements, plus de prĂ©caritĂ©, plus de temporalitĂ© et en gĂ©nĂ©ral des conditions plus mauvaises pour la classe ouvriĂšre. C’est pourquoi l’organisation anarcho-syndicaliste a lancĂ© un premier appel Ă  l’ensemble de la sociĂ©tĂ© pour qu’elle participe Ă  toutes les activitĂ©s et mobilisations organisĂ©es pour le 18 dĂ©cembre, qui comprendront parmi leurs revendications l’abrogation des deux rĂ©formes du travail du Parti socialiste et du Parti populaire.




Source: Monde-libertaire.fr