Au cours de la perquisition, qui a duré environ 6 heures, des compagnon.nes de tout Madrid sont venus manifester leur soutien.

Pendant ce temps, la police semblait particulièrement intéressée à emporter des vêtements : des écharpes de couleurs bien précise, foulards, bandanas à fleurs, chaussures spécifiques ; elle s’intéressait aussi aux agendas, calendriers, quelques cahiers, quelques annotations, notes entre les pages des livres, ordinateurs, disques durs, cartes mémoire, usb, téléphones portables, caméras photo et vidéo, CD et DVD, outils et surtout, marteaux ; ainsi qu’aux étiquettes, patches et T-shirts de la marque M.A.L.P. [Muerte A La Policia] ; affiches et propagande en relation avec le contre-sommet du G20 2017.

Durant l’enquête, en cours depuis mars 2017, ont été intercepté des mails, des courriers, des téléphones portables, tablettes, whatsapp, icloud, dropbox et des communications en général. Pour l’instant, nous n’avons pas plus d’informations, car l’enquête se poursuit dans le secret de l’instruction.

Nous avons été détenues pendant 32 heures et, bien qu’il y ait eu des moments où la situation était confuse et ne semblait pas favorable, toute tristesse ou crainte est devenue insignifiante lorsque nous sommes sorties et avons vu le soutien et la solidarité que nous avons reçus de nos compas et ami.e.s.

Car si l’Etat vient pour nous, les idées et les pratiques qu’il poursuit sont incontrôlables et se multiplient dans chaque geste de solidarité. Et bien que nous ne sachions pas de quoi nous sommes accusés, nous sommes très clairs sur ce que nous sommes et pourquoi il nous poursuit : nous ne regrettons pas et nous ne nous regretterons jamais d’être anarchistes.

La répression a toujours été à l’affût de ceux qui se battent, mais tout au long de notre vie, cela nous a donné de la force et nous a encouragé de savoir qu’il y avait des anarchistes partout dans le monde et des gens qui partageaient nos affinités et, vivre cela à la première personne et rencontrer tant de gens, a été très agréable et significatif pour nous.

Aucun.e anarchiste ne sera seul.e tant qu’il y aura des compas qui continueront à lutter.

Une accolade à Embers, qui a été arrêtée le 1er mai à Paris et qui est toujours en prison avec beaucoup d’autres. Et à tous les autres prisonnièr.es anarchistes et prisonnièr.es en lutte, que nous n’oublions pas.

[Traduit d’Indymedia Barcelona par Cracher dans la soupe.]


Article publié le 19 Mai 2019 sur Non-fides.fr