Pour rappel cela fait environ quinze ans que l’extraction minière dans la région rencontre une opposition intransigeante et déterminée par une partie de la population locale appartenant principalement au groupe amérindien Shuar. Plusieurs projets miniers (surtout de cuivre et d’or) se concentrent dans cette région frontalière de la Cordillère du condor, entre le Pérou et l’Équateur, dévastant la forêt et ses habitants avec leurs machines et leurs poisons. En 2006 le campement de San Carlos Panantza avait déjà été délogé et occupé par un groupe de Shuar. La communauté créée à sa place, nommée Nankints, fut délogée 10 ans après par l’armée équatorienne. En novembre 2016, un groupe de Shuar attaque avec des armes à feu et réoccupe le campement (il y a eu un flic tué et plusieurs blessés des deux côtés). Mais cette fois-ci l’occupation ne dure que deux jours suite à l’intervention de l’armée, la proclamation de l’état d’urgence et l’occupation militaire de la région. À cette occasion des familles entières avaient été obligées de se réfugier dans la foret et leurs villages avaient été occupés et pillés par les militaires.

Aujourd’hui avec cette nouvelle action, on voit bien que la lutte n’est pas morte et que des individus déterminés peuvent bloquer l’avancée de ces projets mortifères.

Pour approfondir, voici le lien de la vidéo « Arriba las lanzas contra las minas »sur les luttes contre les mines dans la Cordillère du Condor des deux côtés de la frontière Pérou-Équateur.

Article paru sur Nantes.indymedia


Article publié le 14 Avr 2020 sur Brest.mediaslibres.org