Novembre 24, 2021
Par Contrepoints (QC)
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Pour commencer, pouvez-vous nous présenter votre organisme?

 

Oui! Les ateliers speech sont un organisme Ă  but non lucratif qui existe depuis plus de 6 ans. On Ɠuvre principalement auprĂšs de jeunes issus de milieux dĂ©favorisĂ©s dont le parcours scolaire est particulier. Notre mission est de reconnaĂźtre le plein potentiel artistique et les passions des jeunes plus vulnĂ©rables afin de soutenir leur bien ĂȘtre et leur rĂ©ussite Ă©ducative Ă  travers la crĂ©ation musicale.

 

 

À travers quel genre de programme aidez-vous ces jeunes?

 

Dans nos Ă©coles partenaires, on offre un programme qui se nomme Speach en rĂ©sidence et qui est offert Ă  mĂȘme les Ă©coles secondaires. On a donc des intervenants qui se dĂ©placent dans les Ă©coles et Ă  raison d’une fois par semaine vont chercher des jeunes et vont faire un processus de crĂ©ation avec des jeunes lĂ .

 

On sait que ce qu’on fait va aider les jeunes Ă  raccrocher ou rester accrocher et rĂ©ussir. L’idĂ©e est de favoriser la rĂ©ussite globale des jeunes. C’est-Ă -dire au niveau acadĂ©mique bien sĂ»r, mais aussi comment le jeune va s’épanouir dans la sociĂ©tĂ©.

 

 

C’est donc de travailler sur un autre front de la lutte Ă  la pauvretĂ© et aux consĂ©quences de la pauvretĂ© qui motive votre dĂ©marche?

 

C’est une façon et un outil pour s’assurer que des jeunes issus de milieux dĂ©favorisĂ©s aient accĂšs de la mĂȘme façon que les autres Ă  des programmes qui sont adaptĂ©s Ă  leur besoin et que ça leur permette de rayonner.

 

Qu’ils deviennent des stars on s’en fou mais c’est de leur permettre de contribuer comme ils peuvent et de leur donner une voix.

 

 

Et quel genre d’approches utilisez-vous?

 

On a trois genres d’approches en fait. Il y a l’approche individuelle, ou les intervenants vont aller chercher des Ă©lĂšves dans leurs classes pour faire un processus de crĂ©ation artistique pendant leurs heures de cours. On a l’approche parascolaire, oĂč tous les jeunes qui ont Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©s vont se rĂ©unir pour crĂ©er une communautĂ© de musique et faire une espĂšce de jam ensemble. Et on a un volet de mĂ©diation culturelle ou ces jeune lĂ  vont ĂȘtre assistĂ©s par des professionnels de l’industrie. Des producteurs, des artistes, qui vont les aider Ă  propulser leurs chansons. Le but est vraiment d’amener les jeunes Ă  faire leur premiĂšre expĂ©rience de processus crĂ©atif complet.

 

 

C’est là que vous faites ressortir l’É.C.L.A.T chez les jeunes artistes?

 

Oui c’est ça. C’est vraiment se servir de la crĂ©ation pour stimuler des aptitudes clĂ©s chez les jeunes. L’éclat c’est :

É : l’émotion et l’estime de sois

C : la crĂ©ativitĂ©

L : la crĂ©ation de liens

A : l’autodĂ©termination

T : le transfert

 

Donc ça, c’est vraiment ce qu’on vient stimuler dans nos ateliers.

 

 

Le rĂ©sultat est d’ailleurs assez impressionnant

 

Au final, si vous Ă©coutez les chansons, le rĂ©sultat des chansons est vraiment professionnel, c’est super bien montĂ©. Dans le volet mĂ©diation culturelle, il y a toujours la valorisation des Ă©crits, des paroles de leur cru qu’on veut mettre en valeur.

 

Notre dĂ©marche est liĂ© au dĂ©sir d’aller chercher les jeunes par leur passion et leurs. IntĂ©rĂȘts. La musique c’est hyper rassembleur, ça vient chercher beaucoup de jeunes. Peu importe le projet crĂ©atif.

 

 

ConcrÚtement ça représente quoi comme encadrement?

 

On a des intervenants musicaux. Des gens qui sont formĂ©s pour faire de l’intervention sociale, mais qui sont des musiciens Ă  la base. Et c’est ces gens la qui travaillent dans les Ă©coles. Dans les approches individuelles, il va y avoir de l’écriture. Donc des ateliers de poĂ©sies : d’apprendre Ă  faire des mĂ©taphores, d’apprendre Ă  utiliser le français. Évidemment on a plusieurs jeunes qui parlent plusieurs langues diffĂ©rentes. L’idĂ©e c’est vraiment qu’ils prennent goĂ»t Ă  utiliser la langue. Manipuler Ă  la fois la langue et leurs Ă©motions Ă  travers l’écriture. Il y a ensuite l’initiation Ă  la musique. Nos intervenants peuvent les appuyer si y veulent apprendre des instruments, mais ce n’est pas obligĂ© pour faire speach.

 

Mais dans tous les cas on va les encadrer. Par exemple avec un jeune qui ne joue pas d’instrument on va avoir un intervenant qui va regarder quel genre de musique il veut crĂ©er. Il va les inciter aux diffĂ©rents beats et aux diffĂ©rents tempos. Et Ă  partir de lĂ  identifier quel genre de style le jeune veut travailler avec. Leur premiĂšre chanson est toujours un peu plus difficile, mais l’objectif c’est de sortir une premiĂšre et aprĂšs une deuxiĂšme puis s’amĂ©liorer Ă  chaque fois et y prendre goĂ»t.

 

AprĂšs tout ça on va aller en mixage sonore avec des professionnels et des artistes qui vont rendre le tout plus pro. Des fois aussi ça va ĂȘtre par la suite la production d’un vidĂ©oclip oĂč on encadre aussi le processus.

 

Combien de temps dure votre programme? Et combien sélectionnez-vous les jeunes?

 

Notre programme dure 30 semaines. C’est donc basĂ© sur le calendrier scolaire. On travaille vraiment avec les Ă©coles. Les psychoĂ©ducateurs, les enseignants et la direction vont nous indiquer les classes clĂ©s oĂč il y aurait des jeunes intĂ©ressĂ©s. Les jeunes qui sont partants lĂšvent la main puis on va faire une sĂ©lection. Y’a aucun jeune qui est forcĂ© de le faire, c’est des jeunes qui le choisissent et ont envie de le faire.

 

L’annĂ©e passĂ©e c’était 1 Ă©lĂšve sur 4 qui voulait faire partie de nos programmes.

 

 

Et c’est pour ça que votre campagne de financement est importante

 

Oui exactement. La demande est super grande, mais on n’a pas assez d’argent dans nos coffres pour fournir.

 

L’idĂ©e cette annĂ©e c’est de ramasser 25 000$ pour permettre Ă  trente jeunes d’intĂ©grer notre programme speach en rĂ©sidence. C’est vraiment dans le but de permettre Ă  la demande grandissante des Ă©coles. Si on avait les ressources, on pourrait prendre beaucoup plus que ça. Mais lĂ  on doit refuser des Ă©coles parce qu’on a besoin de financement.

 

On a besoin que la campagne soit prolifique pour pouvoir assurer nos capacitĂ©s dans les Ă©coles. Notre but c’est simplement de pouvoir aider le plus de jeunes possibles.

 

 

Les ateliers speech sont rendu à un peu plus de 22 000 dollars, ce qui frîle leur objectif 

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Source: Contrepoints.media