Madame, Messieurs,

Votre tribune souligne l’immense responsabilité collective à limiter le réchauffement climatique et préserver la biodiversité. En affirmant, fort justement, le devoir d’exemplarité de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR), vous convenez qu’il faut réduire nos émissions de gaz à effet de serre, nos consommations d’énergie, d’eau et de matières premières. Invitant à reconnaître le rôle essentiel de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation dans la réalisation des 17 objectifs de développement durable (ODD) et la transition écologique, vous concluez en demandant à cette fin un soutien de l’État et des moyens supplémentaires. De telles déclarations d’intention appellent quelques questionnements, notamment quant à la façon d’être exemplaire et de faire face à notre incontestable responsabilité.

Développement durable

Vous mettez en avant l’importance de réaliser les objectifs du développement durable, sans les préciser ni les questionner. Il est certes important de pouvoir s’appuyer sur des objectifs reconnus comme consensuels par les Nations Unies, mais ces objectifs ne sont malheureusement pas à la hauteur des changements profonds que vous appelez fort justement de vos vœux pour limiter le réchauffement climatique à 1.5 degrés. Le premier problème est l’emploi du terme « développement durable », dont l’origine est le rapport Brundtland de 1987, et qui faisait le pari de résoudre les problèmes écologiques et climatiques par la croissance économique, pari dont l’échec s’affiche sur toutes les courbes montrant l’accélération des dommages depuis les années 1990. Voici trente ans que des politiques de développement durable, que ce soit dans les entreprises, les administrations, à l’échelle des collectivités territoriales ou des États, ont démontré leur complète incapacité à diminuer notre empreinte carbone et nos impacts environnementaux, bien au contraire. Cela n’est pas surprenant, car le volet environnemental passe systématiquement après l’enjeu premier des organisations : développement et compétitivité.

Depuis, malgré cet échec évident, les Nations Unies n’ont pas remis en cause l’appellation « développement durable » ni ses objectifs : c’est ainsi que, parmi les 17 « objectifs du développement durable » [2], le huitième consiste à « promouvoir une croissance économique soutenue », ce qui demeure à peu près équivalent à « accroître les dommages environnementaux », croissance économique, dommages environnementaux et augmentation des gaz à effet de serre n’ayant à ce jour jamais été découplés, et n’ayant à peu près aucune chance de l’être dans le timing imposé pour contenir le réchauffement en-dessous de 1.5°C [3]. Ainsi, le développement durable ne sert souvent qu’à affaiblir l’optique écologique pour la rendre compatible avec les politiques de croissance et d’attractivité qui sont pourtant parmi les causes profondes de la destruction de notre environnement. Les responsables « développement durable » de toutes les institutions, comme les ministres de l’Écologie un peu volontaristes, passent donc leur temps à œuvrer à contre-courant en avalant des couleuvres.

Cette critique du développement durable est bien connue [4] et nous regrettons que votre texte ne la prenne pas en compte. Notre rôle de scientifiques impliquant notamment de faire preuve d’esprit critique vis-à-vis des rhétoriques convenues, comment comprendre une telle position affirmée au nom de la communauté académique ? Une croyance sincère dans la possibilité de régler les problèmes environnementaux et sociaux par la croissance ? La crainte compréhensible de ne pas pouvoir maintenir la compétitivité des établissements français si nous nous orientions vers une perspective vraiment soutenable ?

Qu’en est-il aujourd’hui de la « démarche vertueuse » vantée dans votre texte ? Un « label DD&RS » a été mis au point il y a quelques années par deux de vos organisations (Conférences des Grandes Ecoles et des Présidents d’Université) pour attester que les établissements d’enseignement supérieur suivent bien une politique de développement durable [5]. On y retrouve une approche technocratique pesante : la procédure exige pléthore d’indicateurs, diagnostics, inventaires, audits, schémas directeurs, plans d’action, comités de suivi… sans pour autant garantir qu’au final l’empreinte carbone d’un établissement « labellisé » puisse avoir vraiment baissé, car ce critère n’est pas pris en compte pour obtenir le label [6]. Parmi les objectifs du label, on trouve par contre que… « l’établissement incite ses étudiants et professeurs à partir à l’étranger et facilite leur expatriation par une offre de services pertinente » ! Comment voir là quoi que ce soit d’écologique ? Bref, la labellisation de l’enseignement supérieur a incontestablement créé une nouvelle technostructure… et fort peu contribué à transformer les choses. Ce type de démarche est le parfait exemple des dérives des politiques de développement durable pointées plus haut. Les orientations et mesures concrètes à mettre en œuvre dans l’enseignement et la recherche doivent donc être beaucoup plus vigoureuses et moins ambivalentes.

Effets de l’internationalisation et de la concurrence

En terme d’empreinte écologique globale, une tendance lourde invalide les avancées que les référents « développement durable » des établissements cherchent – souvent laborieusement – à faire adopter pour réduire les consommations d’eau et d’énergie sur les campus : l’internationalisation de l’enseignement supérieur, dont les figures de proue sont les écoles d’ingénieur et de commerce, même si les universités tentent de suivre la tendance générale.

Le nombre d’étudiants étrangers [7] sur nos campus a doublé depuis 2000, et est actuellement d’environ 350 000, tandis que, en parallèle, 80 000 étudiants français sont en échange



 [8], sans compter les stages à l’étranger, de plus en plus nombreux, et devenus obligatoires dans de nombreux cursus. La croissance de la mobilité étudiante au niveau mondial est d’environ 6 % par an, et les pays avec un taux de croissance à deux chiffres ne sont pas rares9. En France, les étudiants en mobilité diplômante ont augmenté de 40 % entre 2010 et 2015. Une étude faite dans les universités britanniques montre que les émissions dues aux voyages en avion des étudiants en échange, et des proches les visitant, sont à elles seules équivalentes à l’ensemble de la consommation d’énergie des campus [9] ; pour chaque étudiant, ces voyages, pour une année d’échange dans un pays extra-européen, correspondent à plus de 10 tonnes de CO2, alors que les accords de Paris fixent comme objectif d’avoir 2.5 tonnes d’émissions de CO2 par an et par personne en 2050.

Cette hyper-mobilité est-elle surprenante ? Les étudiants y sont très fortement incités, y compris par des sites web universitaires, qui ressemblent à des pubs d’agences de voyage [10]. Aucun frein, aucune communication ne viennent remettre en question la démultiplication des déplacements ; jamais il n’est question de mobilité responsable ; aucune mesure ne favorise le choix du train… Sur les campus, on peut voir des affiches publicitaires, posées par les établissements eux-mêmes, vantant les mérites d’un master à l’autre bout du monde sur les énergies renouvelables ou l’éco-management. Alors même que, sous la pression uniformisante de la mondialisation, la différence dans l’offre académique entre grandes universités, de France et de l’étranger, ne peut bien souvent justifier d’aller étudier à l’autre bout du monde. L’incitation à internationaliser son cursus est le reflet de l’idéologie dominante de notre temps, à laquelle se rattache la frénésie de « voyage », surtout à grande distance, comme bien de consommation courante et habitus de distinction pour ceux qui peuvent se l’offrir.

C’est aussi une conséquence de la mise en concurrence généralisée de l’enseignement supérieur. Plusieurs documents officiels explicitent en effet les raisons premières de ces échanges. Dès 2004, le Conseil national pour le développement de la mobilité internationale des étudiants en listait quelques-unes [11] : la compétitivité économique, la vitalité des entreprises, l’accompagnement de la politique nationale d’influence dans certaines zones géographiques jugées prioritaires, le rayonnement culturel et linguistique de la France. En 2015, le Commissariat Général à la Stratégie et à la Prospective rappelait que « l’accueil d’étudiants internationaux (…) est aussi un enjeu d’élévation du niveau de qualification de la main-d’œuvre et une source de revenus conséquents pour le financement du système d’enseignement supérieur  » [12]. Et pour quiconque aurait encore des doutes, le dernier rapport de Campus France livre le constat suivant9 : « En Afrique la concurrence s’accroît. Si la France et l’Union européenne sont encore les zones d’accueil privilégiées de la jeunesse africaine, d’autres régions du monde déploient des stratégies parfois offensives pour les accueillir ». Le vocabulaire de la guerre économique lève les illusions humanistes associées au partage désintéressé de la connaissance et aux bienfaits de l’interculturalité. La culture que les étudiants doivent acquérir à travers la mobilité, c’est d’abord celle adaptée au marché mondial dans lequel ils sont censés être capables d’évoluer.

Une telle politique « n’est pas négociable », selon la formule employée à propos du mode de vie des Américains ‒ c’est en tous cas ce qui a été répondu à nos interrogations par le représentant d’un des établissements concernés. Elle est donc devenue consubstantielle à un enseignement supérieur qui entend répondre aux injonctions de la compétition sur un marché mondialisé : compétition inter-établissements pour attirer les étudiants, compétition à travers les classements mondiaux des grandes universités (valorisant, entre autres, des indicateurs de mobilité internationale). Dès lors, comment ne pas interroger de telles évolutions qui rendent difficile voire impossible toute baisse de l’empreinte carbone de l’enseignement supérieur ?

Impacts et orientations de la recherche

Du côté des activités de recherche, la diminution des impacts environnementaux des établissements se heurte là aussi à un écueil structurel. Beaucoup de choses ne peuvent être réduites sans nuire à l’activité elle-même : les expériences, les modélisations, les études de terrain et les déplacements afférents… D’autant que dans bien des domaines et des disciplines, la recherche scientifique telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui a tendance à utiliser toujours plus de puissance, plus de dispositifs, plus de temps de calculs… et donc plus d’énergie, plus de matières premières, plus d’émissions induites de gaz à effet de serre. Afin de continuer à faire progresser la connaissance, les télescopes doivent être plus grands, les processeurs plus nombreux et plus rapides, les accélérateurs de particules plus énergivores, les données plus précises et plus nombreuses, etc. C’est un cadre d’ensemble dont, certes, aucun chercheur, laboratoire ni établissement ne peut s’affranchir tout à fait. Mais s’il s’agit de faire face à nos impérieuses « responsabilités », sans doute convient-il de critiquer en toute lucidité ce fonctionnement actuel de la recherche et ses effets écologiques globaux [13].

Une possibilité de réduction de l’empreinte de la recherche existe néanmoins à brève échéance en s’attaquant à l’hyper-mobilité et en diminuant sérieusement les trajets en avion, en forte expansion depuis plusieurs décennies. Pour fixer les idées, dans un établissement de recherche comme l’EPFL en Suisse, les trajets en avion représentent plus de la moitié des émissions de l’établissement [14] ! Faut-il rappeler qu’Albert Einstein comme Marie Curie ne quittèrent l’Europe pour les États-Unis – en bateau bien sûr – qu’après l’âge de quarante ans, et bien longtemps après avoir conduit leurs travaux les plus novateurs ? Si on peut éventuellement considérer que les congrès à l’autre bout du monde accélèrent la recherche (mais avant tout les carrières), ils ne sont en aucun cas une condition sine qua non pour effectuer une activité de recherche d’excellent niveau. Cependant, quiconque en a déjà discuté dans un laboratoire sait que la plupart des scientifiques sont, pour l’instant, rétifs à toute modification de leur organisation de travail qui pourrait freiner leurs déplacements. Réduire les conférences internationales, se contenter de celles tenues en Europe, privilégier le train… autant de perspectives vues comme un ralentissement ou une astreinte inacceptable. De plus, souvent enseignants, beaucoup sont également pris dans les pièges de l’internationalisation des étudiants, devant aller donner des cours en Afrique, ouvrir des « antennes » de leur école en Asie, ou asseoir un nouveau partenariat avec une université américaine. C’est pour cela que l’engagement à réduire ces impacts doit être impulsé ou tout au moins accompagné par les institutions elles-mêmes. Plutôt que de peser arbitrairement sur le bon vouloir ou l’abnégation individuels, il faut que cela soit collectivement promu et arbitré. Là encore, on est en droit d’attendre que les trois Conférences se saisissent urgemment du sujet.

Votre tribune en esquisse-t-elle la réflexion ? Malheureusement non, l’enseignement supérieur et la recherche semblant avoir, par essence, « vocation à devenir les démonstrateurs de solutions innovantes ». L’augmentation de l’activité de recherche sur les campus devrait donc se traduire – presque mécaniquement – par une diminution de l’empreinte carbone dans tous les autres domaines de la société. Ceci serait effectivement une bonne raison d’augmenter l’empreinte environnementale de la recherche ! Mais quelles sont ces recherches effectuées dans nos laboratoires, irriguant nos campus, qui seraient donc des « solutions » au changement climatique et à l’effondrement de la biodiversité ?

Penchons-nous sur le document-cadre de l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) qui guide, par ses financements, l’orientation des activités de nombreux laboratoires français [15]. A sa lecture, on voit très nettement qu’une partie significative de la recherche est au service de la robotisation, de la miniaturisation, du tout-numérique, et de divers mirages technoscientifiques… poursuivant donc la voie high-tech, énergivore, extractiviste et déshumanisante qu’elle a largement contribuée à alimenter ces dernières décennies. On retrouve ainsi les robots, les smart cities, les véhicules autonomes, les textiles intelligents, l’e-santé, les humains augmentés, l’internet des objets, les big data, l’intelligence artificielle, les « nano-technologies pour les produits du futur ». On y entend tout le vocabulaire qui accompagne une recherche avant tout incitée à alimenter la croissance économique : les mots «  innovation » ou « rupture » sont ainsi présents une trentaine de fois, mais pas une seule fois le mot « low-tech ». C’est pourtant ce dernier qui anime nos étudiants marchant de plus en plus nombreux pour le climat ; celui porté par les associations d’étudiants-ingénieurs qui questionnent notre trajectoire ; celui qui fait rêver d’un futur soutenable, où la technologie trouve la place qu’elle mérite : répondre aux besoins fondamentaux des humains, et non pas nous enferrer plus encore dans les impasses de nos modes de développement.

Le financement de la recherche scientifique, et le cadrage ainsi posé à nos activités professionnelles, continuent donc largement à alimenter la machine à détruire : business as usual. Sans questionner sa tendance à promouvoir des rêves high-tech quelle qu’en soit la nature ni considérer, dans toute leur complexité, leurs effets sociétaux et écologiques. Sans prendre en compte le fait que la seule voie envisageable pour maintenir l’habitabilité de notre planète passe par la sobriété. Est-ce vraiment une marque d’exemplarité ? Ne faut-il pas, par exemple, profiter des débats en cours sur la nouvelle loi de programmation pluriannuelle de la recherche pour infléchir sérieusement ce cadre ?

Plus de moyens pour quoi ?

En fait de responsabilité, votre tribune demande surtout que l’État « reconnaisse le rôle essentiel de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation dans la lutte contre le changement climatique  », et le soutienne par plus de moyens. Ainsi est alimentée la croyance que les laboratoires participeraient d’évidence à la résolution des problèmes écologiques, et qu’augmenter leur budget aurait nécessairement un effet positif dans ce but. Pourtant, rien n’est moins sûr, et il est même possible que ce soit l’inverse ! Pour aussi déprimante qu’elle soit, une telle hypothèse n’est pas si difficile à avancer. Si la recherche scientifique a pour effet de généraliser les objets connectés, d’inciter à générer des milliards de données numériques en facilitant leur traitement massif, de remplacer des travailleuses et des travailleurs par des robots énergivores ou des algorithmes dit d’intelligence artificielle, de disséminer de nouvelles substances chimiques à la toxicité pas beaucoup plus évaluée que les précédentes, ou encore de favoriser le déploiement de technologies aux conséquences globales très incertaines, tel les véhicules autonomes [16]… Alors on peut s’attendre à ce que des innovations de ce type exacerbent ou déplacent les problèmes qu’elles entendent traiter. Comme évoqué plus haut, c’est bien plutôt la redéfinition de nos priorités en matière de recherche qui devrait être un préalable.

La croyance en la toute-puissance de la science néglige un fait historique simple : les problèmes auxquels nous avons à faire face aujourd’hui sont en grande partie dus aux progrès scientifiques et technologiques d’hier, ceux-là mêmes qui ont conduit à cette trajectoire. Les externalités négatives – pour adopter une terminologie chère aux économistes – des découvertes scientifiques et de leurs applications technologiques sont de plus en plus lourdes et demandent des efforts toujours plus importants pour être compensées, alimentant une fuite en avant. C’est le syndrome de la reine rouge d’Alice au pays des merveilles : l’obligation de courir dans le seul but de rester au même endroit. Mais contrairement à l’univers romanesque de Lewis Carroll, le milieu qui nous héberge se dégrade pendant cette course, réduisant nos marges de manœuvre futures. L’urgence n’est donc pas d’augmenter nos moyens, mais d’arrêter cette course mortifère pour envisager une recherche réellement soutenable. La situation exige une réflexion profonde sur notre place au sein de notre Planète et, en ce qui concerne la recherche, il semble indispensable de repenser ses finalités et objectifs afin de l’émanciper des enjeux financiers et économiques qui la corsètent et, au vu de ce que devraient être nos priorités actuelles, qui souvent la dévoient. A n’en pas douter, cela constituerait pour le coup une réelle rupture, voire une disruption nécessaire.

Etre à la hauteur de nos étudiants

Enfin, il est de plus en plus difficile de cacher à nos étudiantes et nos étudiants, en particulier ceux en sciences de l’ingénieur, que nous les formons pour devenir les valeureux soldats de la guerre économique et de la destruction planétaire, ce qui alimente leurs doutes – justifiés – sur leur vocation et le sens de leur métier à venir [17]. Le décalage se creuse ainsi avec une jeunesse de plus en plus mobilisée par les enjeux écologiques, mieux informée des mécanismes économiques, techniques et politiques qui participent à leur aggravation, et aspirant à œuvrer pour un autre futur. Si l’enseignement supérieur et la recherche veulent remplir leur devoir d’exemplarité, il va bien falloir de ce point de vue changer de paradigme.

Madame, Messieurs, la tribune des trois Conférences prend, au nom du monde académique, un engagement solennel en faveur du climat et de la transition écologique. Elle souligne que cela demande « d’engager, sans plus attendre, les nécessaires transformations, dont l’ambition doit être à la hauteur des enjeux ». Nous partageons cette ambition nécessaire et nous vous remercions de votre prise de position. Cependant, nous pointons que la situation exige également « des changements très profonds » quant au rôle, au fonctionnement et aux orientations de l’enseignement supérieur et de la recherche. Nous ne pouvons que souhaiter les voir se concrétiser rapidement de la part des organisations que vous représentez et des établissements qui s’y rattachent.


Ce texte est issu du travail de réflexion et d’analyse de l’Atelier d’Ecologie Politique de Toulouse.

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Article publié le 16 Sep 2019 sur Lundi.am