Novembre 13, 2021
Par Le Poing
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Les militants du Climat ont manifestĂ© Ă  chaud, samedi, leurs dĂ©ception et colĂšre, sur le bilan de la confĂ©rence internationale qui vient de s’achever Ă  Glasgow

L’important Ă©tait de marquer le coup sans attendre. DĂšs samedi, des militants du collectif “Changeons le systĂšme, pas le climat” se sont manifestĂ©s en centre ville de Montpellier. Ils se sont postĂ©s Ă  l’intersection de la rue de la Loge et de la rue Jean Moulin, surpeuplĂ©es en milieu d’aprĂšs-midi, sans compter le passage du cortĂšge anti-pass. LĂ , les activistes du climat ont procĂ©dĂ© Ă  plusieurs die-in successifs, toujours fort spectaculaires, accompagnĂ©s de chants de la grande tradition populaire, aux paroles dĂ©tournĂ©es en fonction de l’actualitĂ©.

Ces membres de GreenPeace, d’Extinction Rebellion, d’Alternatiba, de Stop NuclĂ©aire, portaient des affichettes autour du cou. Citons celle-ci : “Gaz, charbon, pĂ©trole et uranium – ArrĂȘtons le pillage du sous-sol”. Ou cette autre : “Le nuclĂ©aire ne sauvera pas le climat”. Ce retour en force ahurissant du tout-nuclĂ©aire (Ă©nergie ultra-dangereuse, supposant une industrie massive ultra-centralisĂ©e, Ă  base d’extraction de matiĂšre fossile, qu’est l’uranium) dit tout d’un choix Ă©conomique qui entend recourir Ă  toujours autant et plus d’électricitĂ©, pour toujours autant et plus de croissance, sans rupture de logique sur le fond.

Un grand panneau central interrogeait : “Pourquoi les promesses sont-elles toujours pour 2030, 2040, 2050 ?”. Et tant d’autres questions qui Ă©veillent le fort soupçon que la COP 26, aprĂšs toutes les prĂ©cĂ©dentes, soit encore une COP pour rien. D’oĂč cette adresse aux citoyens : “Soyons la contrainte qui manque aux accords de Paris et de Glasgow !” Les implications se traduisent Ă  tous les niveaux. Notamment local.

Les dĂ©fenseurs du climat s’étaient dĂ©jĂ  mobilisĂ©s en dĂ©but de semaine, pour une action d’éclat hĂ©las passĂ©e inaperçue par excĂšs de prĂ©caution anti-rĂ©pression. Ils s’étaient rendus Ă  l’arĂ©oport de Montpellier MĂ©diterranĂ©e, pour plusieurs die-in, jusque dans les salles d’embarquement. On Ă©tait le lundi 7 novembre, jour de l’abandon des liaisons Air-France entre Paris et Montpellier. Mais cela en trompe l’oeil, puisque Transavia et Easyjet prennent le relais, avec le bĂ©nĂ©fice de la casse sociale que cela signifie au passage.

Les militants du climat demandent l’arrĂȘt pur et simple des liaisons, puisque la desserte par TGV se fait en Ă  peine plus de trois heures, pour un bilan carbone quatre-vingt fois infĂ©rieur par passager. Mais des Ă©lus occitans (Kleber Mesquida, Carole Delga, le prĂ©sident de la Chambre de commerce Deljarry) ont fait assaut d’aveuglement en co-signant une lettre du dĂ©putĂ© Vignal Ă  la direction d’Air France.

Sans pudeur aucune, ils pleurnichent sur leurs avantages perdus : ne plus pouvoir faire l’aller-retour dans la journĂ©e en avion – ce que nombre de passagers font en train pour leurs obligations professionnelles, bien obligĂ©s –  ne plus pouvoir accĂ©der aux confortables salons V.I.P. d’Air France, devoir transiter en navette bus quand les avions low-cost sont remisĂ©s Ă  l’écart sur le tarmac. LĂ , on n’est mĂȘme plus dans le monde d’avant, mais dans l’autre monde. Celui que ces fous projettent dans le mur. Mais nous avec.




Source: Lepoing.net