Janvier 7, 2022
Par Union Syndicale Solidaires
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Le pouvoir d’achat des personnes retraitĂ©es continue d’ĂȘtre rĂ©duit. Les personnes en retraite constateront Ă  la fin du mois de janvier une augmentation nominale de 1,1 % de leur pension alors que l’inflation des 12 derniers mois s’élĂšve Ă  2,8 %. MĂȘme en ajoutant l’augmentation de 0,4 % en 2021, le compte n’y est pas, d’autant plus que la pension complĂ©mentaire n’a progressĂ© que de 1 %.

Les retraitĂ©es et retraitĂ©s ne peuvent percevoir ces « augmentations Â» que comme une provocation aprĂšs 7 ans de gel des pensions, voire de baisse de 1,7 % comme en 2018 avec un gel doublĂ© de l’augmentation de 25 % de la CSG. Depuis 2014, la perte de pouvoir d’achat se situe entre 10 et 12 %, soit, en moyenne, un mois de pension par an !

Pourtant, 31 % des retraitĂ©-es rĂ©sidant en France (48 % des femmes et 12 % des hommes) perçoivent une pension de droit direct infĂ©rieure ou Ă©gale Ă  1 000 euros bruts par mois. Pourtant, plus d’un million de retraitĂ©es et retraitĂ©s survivent sous le seuil de pauvretĂ©.

Le gouvernement affirme que, pour cette fois, il a appliquĂ© le calcul mathĂ©matique de l’augmentation de la pension, qui s’appuie sur l’inflation des deux derniĂšres annĂ©es. Le rĂ©sultat du calcul, 1,5 % (0,4 % en octobre 2021 et 1,1 % en janvier 2022), rĂ©sulte de la faible inflation en 2020. Ce 1,5 % ne convient pas aujourd’hui avec une inflation Ă  2,8 %, car ce qui mine la vie quotidienne de millions de retraité·es, ce sont les hausses actuelles des prix, notamment ceux de l’énergie et de l’alimentation. Le gouvernement est de mauvaise foi : lorsque le calcul de l’évolution de la pension est supĂ©rieur Ă  l’inflation en cours, il n’applique pas la rĂšgle, il gĂšle les pensions. Dans tous les cas, les pensions sont perdantes !

Nous revendiquons l’augmentation immĂ©diate des pensions de base et complĂ©mentaire par leur indexation sur l’évolution des salaires et une retraite au moins Ă©gale au SMIC. Nous revendiquons Ă©galement des pensions de rĂ©version sans conditions de ressources ni d’ñge, Ă  80 % de la pension du dĂ©funt (ou parfois de la dĂ©funte), Ă©tendues aux couples pacsĂ©s et aux concubin·es.

Dans un courrier adressĂ© aux organisations de retraitĂ©.e.s le 18 mars 2017, le candidat Macron Ă©crivait : « Je protĂšgerai le pouvoir d’achat des personnes retraitĂ©es. Nous ne toucherons pas au niveau des pensions Â». Le bilan que nous faisons, c’est notamment que M. Macron a Ă©tĂ© beaucoup plus le prĂ©sident des riches que le prĂ©sident des personnes retraitĂ©es.




Source: Solidaires.org