Janvier 26, 2022
Par La Bogue
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Ce mercredi 26 janvier 2022, l’arbitraire policier a montré qu’il n’avait pas fini de bégayer en Limousin. Une fois encore, c’est une vingtaine de véhicules de police ou gendarmerie qui ont été dénombrés à Gentioux, sans compter la dizaine de cars de gendarmes mobiles restés stationnés à Felletin ; Une fois encore, c’est dès 6h du matin qu’une bonne trentaine de flics équipés de casques, d’équipement par-balles et de mitraillettes, a été envoyée pour interpeller une personne dormant dans son lit, n’hésitant pas à braquer au passage les passant.es aux alentours ; Une fois encore, c’est avec des mots visant à susciter la peur dans le bon peuple que ces cadors ont justifié leur intervention : association de malfaiteurs et atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation.

Ce mercredi 26 janvier 2022, pourtant, une fois encore, c’est plus de cinquante personnes qui se sont retrouvées à la fin de la journée pour échanger, partager leur désarroi et surtout leur ras-le-bol face à ce sentiment toujours croissant de vivre dans une sorte de cage sociale au sein de laquelle la violence d’Etat peut venir frapper arbitrairement quand bon lui semble.

Habitant.es de Gentioux et des environs, proches pour nombre d’entre nous de la personne désignée par cette « raison d’État » qui n’est définitivement pas la nôtre, nous ne savons pas pour quel motif les forces de répression ont cru bon, une nouvelle fois, de tomber sur l’un.e d’entre nous. Nous avons même bien du mal à imaginer de quelle « malfaisance » si grave iel aurait pu se rendre coupable, là où nous constatons quotidiennement que les agressions auxquelles nous devons

faire face sont avant tout celles d’un système politique en grande dérive – agressions qui elles, demeurent désespérément impunies.

Pour toutes ces raisons, nous, habitant.es de Gentioux et des environs réuni.es ce 26 janvier en assemblée, proclamons haut et fort notre entier soutien à la personne interpellée ce jour, et appelons chacune et chacun à venir dénoncer à nos côtés l’arbitraire toujours croissant avec lequel des vies humaines sont prélevées, poursuivies, et trop souvent brisées par ce pouvoir paranoïaque et affranchi de toute mesure.

Retrouvons-nous jeudi 27 janvier à 14h devant le commissariat central de Limoges (av. Emile Labussière)





Source: Labogue.info