Septembre 13, 2021
Par Paris Luttes
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En septembre 2021, nous reprenons les permanences du café-librairie associatif Michèle Firk à Montreuil où vous pouvez trouver des livres, un café, proposer des événements ou simplement passer dire bonjour et profiter du jardin de la Parole Errante.

Nous continuons de faire attention aux uns, aux unes et aux autres en préservant la présence de courants d’air contre la contagion par particules aérosol interposées et en tenant nos événements, autant que faire se peut, en extérieur. Les présentations de livres prévues en septembre auront lieu en extérieur dans le respect des normes sanitaires en vigueur.

Le programme plus large de la parole errante demain et les nouvelles du lieu sont ici : https://laparoleerrantedemain.org/

En septembre, on vous invite notamment :

Dimanche 19 septembre 2021 17h
« Le Mur énergétique du capital » Rencontre avec Sandrine Aumercier (éditions Crise & Critique)

Dimanche 19 septembre à 17h, le Café Librairie Michèle Firk invite Sandrine Aumercier pour son livre “le mur énergétique du capital : contribution au problème des critères du dépassement du capitalisme du point de vue de la critique des technologies” publié aux éditions Crise & Critique.

La présentation sera suivie d’une discussion et d’un pot amical, elle aura lieu en extérieur dans le respect des normes sanitaires en vigueur.

“À l’heure de la crise écologique, le dogme révolutionnaire de la « réappropriation des moyens de production » ne peut plus être affirmé innocemment. Moteur humain, moteur mécanique : ce sont là les bases de l’invention capitaliste du « travail ». La croyance en la substituabilité indéfinie d’une dépense d’énergie abstraite nourrit le développement technologique et entretient une relation ambivalente avec la thermodynamique. Une conception substantialiste de la valeur, telle que développée par Karl Marx et relue par Robert Kurz, permet de réinscrire le paradigme énergétique à l’intérieur de la forme sociale capitaliste et d’en expliciter la dynamique propre. Le rapport de composition organique du capital articule en effet étroitement le « travail mort » des machines et le « travail vivant » des humains. La crise énergétique et ses retombées écologiques constituent en ce sens le mur externe du métabolisme capitaliste, l’autre mur étant la création d’une humanité superflue.

L’abolition du travail abstrait ne pourrait donc que signifier la fin des technologies qui sont la « matérialisation adéquate » du capitalisme. Seule une exigence d’émancipation portée jusqu’à cette pointe pourrait à la fois cesser de consumer sans limites le monde matériel et offrir les bases sociales d’une réinvention des techniques et des activités libérées de la compulsion de valorisation.”

https://www.editions-crise-et-critique.fr/ouvrage/sandrine-aumercier-le-mur-energetique-du-capital/

Des extraits sont en ligne sur le site de Palim-Psao http://www.palim-psao.fr/2021/08/parution-de-le-mur-energetique-du-capital.contribution-au-probleme-des-criteres-de-depassement-du-capitalisme-du-point-de-vue-de-la

L’autrice

Sandrine Aumercier a étudié la philosophie et la psychologie à Paris. Elle est psychanalyste à Berlin, membre de la Psychoanalytische Bibliothek Berlin et participe à la revue française Jaggernaut. Ses recherches portent notamment sur l’histoire de la psychanalyse, la psychologie collective, la technologie et la critique de la valeur-dissociation.


Dimanche 26 septembre 17:00

Rencontre autour de “Nous sommes en guerre” de Pierre Douillard-Lefèvre

Le café-librairie Michèle Firk reçoit Pierre Douillard-Lefèvre pour discuter à partir de son livre “Nous sommes en guerre” paru aux éditions Grevis.

https://editionsgrevis.com/2021/08/30/nous-sommes-en-guerre/

“Qu’est-ce qui relie un lycéen et un Gilet Jaune, un teufeur et l’habitant d’une cité, un supporter et un occupant de la ZAD ? Tous ont subi des violences préméditées de la part de policiers qui les ont visés à la tête. Tous ont été touchés par la même arme. Il y a toujours, en amont de leurs histoires, une volonté assumée par la Police de faire mal, d’en mutiler un pour en terroriser cent.

Ce qui les relie, c’est la violence quotidienne de la police. Les armes de la police disent à celles et ceux qu’elles ciblent de rentrer chez eux, de vivre dans la crainte, d’obéir.

Dans la pénombre sécuritaire de l’époque, la question de la répression est devenue centrale. Sur fond d’écrasement de toutes les oppositions et d’états d’urgence illimités, il est désormais admis par tous que le pouvoir ne tient que par sa police. L’écrasement du soulèvement des Gilets Jaunes, avec ses dizaines de gueules cassées, ses milliers d’arrestations et l’utilisation industrielle de munitions, aura projeté une lumière crue sur la réalité dumaintien de l’ordre à la française. Une séquence prolongée par la noyade d’un jeune nantais lors de la fête de la musique, par des mobilisations populaires massives pour réclamer justice pour les morts de la police et s’opposer à la loi dite de « sécurité globale », et par une gestion dystopique de la crise sanitaire à coup de drones et de contrôle de l’espace.

Si la question du maintien de l’ordre est désormais sur le devant de la scène médiatique, il s’agit en réalité de l’aboutissement d’un processus qui s’étend sur plusieurs décennies, et dont les banlieues, puis les protestations indociles ont été les laboratoires. Alors que l’horizon ne cesse de s’obscurcir et le Régime policier d’étendre sa toute puissance, ce livre retrace la généalogie d’une militarisation du maintien de l’ordre, et propose des pistes pour y résister.

Blessé à l’œil en 2007 alors qu’il était lycéen, par le tir d’un policier qui expérimentait le Lanceur de Balles de Défense – LBD 40 –, Pierre Douillard-Lefèvre mène depuis des recherches sur la militarisation de la Police et s’engage au sein de collectifs de mutilés. Il est par ailleurs chercheur en sciences sociales et auteur de travaux de sociologie urbaine.”





Source: Paris-luttes.info