Octobre 20, 2020
Par Indymedia Nantes
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Des mesures ultra-liberticides sont appliquĂ©es, nous vivons en Ă©tat d’exception reconductible, la crise sanitaire est gĂ©rĂ©e de façon policiĂšre. Alors que le gouvernement met en place un couvre-feu pour « endiguer l’Ă©pidĂ©mie », une centaine de lits ont Ă©tĂ© fermĂ©s au CHU de Nantes. Un pur scandale rĂ©vĂ©lĂ© par MĂ©diacitĂ©s :

Deux lits fermĂ©s en rĂ©animation pĂ©diatrique sur les douze que compte la rĂ©gion entiĂšre. Dix en neurochirurgie fin septembre. 24 Ă  l’Ehpad de Pirmil au sud de Nantes. Et 66 autres Ă  l’Ehpad de La Seilleraye en 2019, deux Ă©tablissements gĂ©rĂ©s par le CHU. DerriĂšre ces fermetures de lits, c’est une logique de destruction de l’hĂŽpital public qui est Ă  l’Ɠuvre : la direction prĂ©sente les suppressions comme « inĂ©luctables Ă  cause de sous-effectifs importants en personnel, qu’il s’agisse d’infirmiers (IDE), d’aides-soignants (AS) ou d’agents de services hospitaliers (ASH) chargĂ©s de l’entretien. »

La souffrance au travail est immense. En 2019, l’absentĂ©isme a atteint un record. « Globalement, il manque 1 400 postes d’IDE, AS et ASH sur l’ensemble du CHU » calcule un responsable syndical. « Un exemple parlant : le mĂ©nage des 1 500 m2 du pĂŽle (avec 40 lits Ă  refaire) n’est pas assurĂ© tous les jours, faute de personnel suffisant. Une aberration en pleine Ă©pidĂ©mie de Covid-19 ! » La situation de travail est tellement dures que des mĂ©decins s’en vont, et qu’un « certain nombre de professionnels paramĂ©dicaux des boĂźtes d’intĂ©rim ne veulent plus venir y travailler. Ils savent que les conditions de travail sont trop difficiles ».

« A la suite des fermetures de lits dans les deux Ehpad prĂ©citĂ©s, de nombreuses personnes ĂągĂ©es se sont retrouvĂ©es hospitalisĂ©es
 en psychiatrie. Seul endroit oĂč il y avait de la place, Ă  ce moment-lĂ . « Il faut bien les mettre quelque part. Mais on n’a pas le matĂ©riel pour bien les prendre en charge »

Mais tout va bien puisque le CHU fait des Ă©conomies. Cette annĂ©e, la direction du CHU de Nantes se fĂ©licitait d’un bilan financier « excellent » : un excĂ©dent de 3,8 millions d’euros. Autant d’argent Ă©conomisĂ© sur la santĂ© des patients, la souffrance des soignants, la vie de toutes et tous. « Des dĂ©lais d’accĂšs aux soins de plus en plus longs, des sorties prĂ©maturĂ©es de patients par manque de lits, une saturation continue des urgences et un mĂ©pris du personnel : c’est ça le CHU de demain. »

Et la situation va s’aggraver encore davantage avec le projet dĂ©lirant de « nouveau CHU » sur l’ile de Nantes, en zone inondable et peu accessible. « Les capacitĂ©s du futur CHU, sur l’üle de Nantes, Ă  horizon 2026, seront de 1 384 lits et places, contre 1 664 aujourd’hui. Soit une suppression de 280 lits.

L’enquĂȘte complĂšte : https://www.mediapart.fr/journal/france/181020/au-chu-de-nantes-plus-de-100-lits-ont-ete-fermes-en-pleine-crise-sanitaire




Source: Nantes.indymedia.org